Sur franceinfo, Emma Haziza alerte sur le dérèglement climatique qui pourrait bouleverser nos habitudes alimentaires et énergétiques, alors que plusieurs régions françaises souffrent déjà de sécheresse.

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Sur franceinfo, Emma Haziza alerte sur le dérèglement climatique qui pourrait bouleverser nos habitudes alimentaires et énergétiques, alors que plusieurs régions françaises souffrent déjà de sécheresse.
traité provisoire pour une hydrographie poétique, III, la dimension poétique de la loi
ce qui est fascinant dans la loi d’hydronymie des cours d’eau c’est la capacité humaine à penser qu’il puisse y avoir à la confluence disparition de la rivière ; et cela est tout aussi poétique comme phénomène que de croire en la survie de cette même rivière au delà de cette confluence ; comme si une eau pouvait être nommée par le nom d’une autre, comme si une eau pouvait disparaître dans une autre alors qu’en réalité elles se glissent, elles s’ajoutent, elles s’unissent, elles se superposent, elles s’associent ; notre géographie ignore l’universalité des eaux, la nature égalitaire qu’elles possèdent toutes intrinsèquement, en les différenciant par des noms ; une loi qui s’est érigée en science alors qu’elle relevait depuis le départ de la pure poésie, voilà l’erreur en la matière, erreur de nature ; croire que l’Allier coule à Tours n’est ainsi pas plus étrange que de croire qu’après son bec son existence s’effondre ; tout n’est que représentation issue de l’esprit humain et de ses humeurs ; le territoire n’est appréhendé que selon ces humeurs que l’on a érigé en lois, en règles définitives et qu’aujourd’hui on n’ose plus remettre en cause, alors que la poésie n’existe que par métamorphoses ; elles sont devenues des évidences pourtant inexactes ; et c’est ainsi que l’on se prive d’une relecture possible de notre géographie et de nos terres qui pourraient être redécouvertes alors comme un nouveau monde à conquérir
© Pierre Cressant
(dimanche 10 février 2013)
Comment mener une prospective participative efficace ?
Maëlle Drouillat, Cheffe de projet prospective concertée
[email protected] - Petite analyse issue des retours d’expérience SAGE Drome 2050 (SMRD) et Eau Ain Dombes Saône 2050 (CC de la Dombes)
https://chaire-eacc.fr/save-the-date-colloque/
« Animer un Projet de Territoire pour la Gestion de l’Eau : les défis de la prospective et de l’agroécologie » – Colloque du 23 octobre 2025
Trajectoire Eau et territoire Un outil scientifique, participatif, original et innovant Trajectoire Eau et Territoire est un outil scien
Formé d'une vingtaine d'acteurs, le nouveau groupe de travail du Graie « Stratégies Cycle de l’Eau » développe une dynamique d’échange et de
Delta (hydrologie) — Wikipédia
La sécheresse touche déjà 15 départements français, dont dix ont dépassé le seuil d'alerte. L'hydrologue Emma Haziza estime que "la solution passe d'abord par les sols et l'aménagement de nos territoires".
Les bandes riveraines aux Québec : leurs avantages et comment les préserver
Le Québec est reconnu pour abriter de nombreuses étendues d’eau et posséder une quantité incalculable de rivières. En fait, c’est près de 22 % de la superficie du Québec qui est recouvert d’eau. On y dénombre environ de 3,6 millions d’étangs, marais et lacs, ainsi que des millions de kilomètres de rivières faisant du réseau hydrique du Québec un élément vital de l’environnement. (MDDELCC, s. d.).
Durant les dernières décennies, pour des raisons reliées à l’urbanisation, l’expansion des activités humaines dans les milieux naturels et l’augmentation des pratiques culturales, plusieurs cours d’eau se sont dégradés, ceux présents en milieux agricoles se sont linéarisés et bon nombre de bandes riveraines ont été anthropisées et certaines ont même disparues. La transformation des bandes riveraines et les pressions anthropiques qu’elles subissent ont eu des impacts importants sur l’environnement tant au niveau de la pollution diffuse dans les rivières et les lacs, l’augmentation de la sédimentation dans les cours d’eau et leur eutrophisation, ainsi que la diminution des espèces fauniques et florales qui y vivent.
Mais qu’est-ce qu’une bande riveraine
Selon le glossaire du guide d’interprétation de la Politique de protection des rives, du littoral et des plaines inondables (PPRLPI), la bande riveraine est désignée comme une « lisière végétale permanente composée d’un mélange de plantes herbacées, d’arbustes et d’arbres qui longe les cours d’eau ou entoure un lac » (Québec. MDDELCC, 2015, p.111). Cette définition prend en considération deux aspects importants de la bande riveraine, soit l’aspect de permanence et les différents types de végétaux que nous y retrouvons.
La Fédération interdisciplinaire de l’horticulture ornementale du Québec (FIHOQ), qui se base également sur cette définition dans son guide de bonnes pratiques, insiste sur le fait que la bande riveraine fait office d’écotone soit de « zone de transition entre les écosystèmes aquatiques et terrestres » (FIHOQ, 2013) assurant du même coup certains services écosystémiques favorables à la biodiversité, à l’environnement et à la filtration de l’eau. Nous pouvons également considérer les bandes riveraines qui se situe dans un milieu fortement peuplé ou même ceux bordant les cours d’eau des zones agricoles comme étant des « éléments anthropisés du paysage » (Hébert-Marcoux, 2009, p.i). Afin de vous faire une meilleure idée de ce qu’est une bande riveraine, voici quelques photos.
Bande riveraine comprenant des plantes aquatiques, des arbustes et des arbres sur les rives d’un étang dans un quartier résidentiel
Vue aérienne d’une bande riveraine agricole au Québec
Illustration d’une bande riveraine idéale et règlementaire près d’une rivière
Avantages de la végétalisation des bandes riveraines
Les bandes riveraines sont des éléments importants de notre environnement. Elles permettent une transition entre le milieu hydrique et terrestre et possèdent une valeur environnementale non négligeable et économique pour le milieu agricole.
Au Québec, l’érosion des sols peut engendrer des pertes pouvant atteindre jusqu’à 30 tonnes métriques par hectare (Canards Illimités Canada, s. d.). Les bandes riveraines permettent de limiter l’érosion des sols en créant une barrière naturelle. Les espèces végétales des bandes riveraines sont aussi en mesures de capter les polluants protégeant ainsi les cours d’eau. Cela empêche dans une certaine mesure les engrais et les pesticides de se retrouver dans les cours d’eau et ainsi nuire aux espèces végétales et aux animaux. Selon une étude de l’IRDA menée entre 1997 et 2001 sur une terre agricole expérimentale, une bande riveraine d’une largeur minimale de trois mètres peut suffire à capter 48 % du ruissellement de surface, 90 % des matières en suspension dans l’eau, 69 % de l’azote total et pas moins de 86 % du phosphore total (Duchemin et Majdoub, 2004). La diminution de la perte des sols cultivables, des pesticides et des engrais est un gain économique net pour les producteurs agricoles.
Les bandes riveraines peuvent aussi agir comme brise vent entre les terres des producteurs agricoles. Cet effet brise vent limite les dégâts des intempéries sur les terre, améliore les récoltes, crée un microclimat favorable à la croissante des plantes et diminue les dommages causés aux bâtiments.
Enfin, les bandes riveraines agissent aussi comme un lieu où peuvent s’abriter plusieurs espèces animales. Cela favorise un équilibre naturel entre les espèces et la prolifération de la biodiversité.
Les obstacles à la végétalisation des bandes riveraines
Les bandes riveraines ne sont pas aussi végétalisées qu’elles le devraient afin d’offrir des services écosystémiques adéquats. La première cause de la dévitalisation des bandes riveraines au Québec est le manque de volonté politique des élus municipaux. Il est de la responsabilité des municipalités d’adopter une règlementation encadrant les bandes riveraines afin de les protéger. Malgré cette responsabilité, les administrations municipales n’ont souvent pas les effectifs nécessaires ou même les moyens budgétaires afin de faire respecter la règlementation en vigueur. De plus, plusieurs élus ne font pas grand cas de la préservation des milieux hydriques et ne vont pas de l’avant afin que la règlementation soit appliquée.
Dans le milieu agricole, il n’est pas rare de voir des terres être cultivées jusque sur le bord des fossés ou des rivières. En croyant augmenter leur rendement, les producteurs agricoles vont souvent labourer et semer jusqu’à la limite de leur terrain. En fait, c’est tout le contraire qui arrive, car le sol est plus à risque de se lessiver lors des fortes pluies et les derniers rangs qui sont semés près des milieux aquifères sont rarement aussi productifs que les autres.
Bande riveraine dévastée en milieu agricole
En milieu résidentiel et de villégiature, les riverains voulant bénéficier de l’ensemble de leur propriété vont tondre le gazon jusque sur le bord du cours d’eau et vont aménager la bande riveraine de façon « esthétique et utilitaire » et non en fonction des besoins de la faune et de la flore (Phoenix, 2016). La végétation va donc davantage servir de cadre paysager (Cyr et Sinave, 2016). La construction de murets ou l’utilisation de pierres par les riverains afin de stabiliser les berges pour éviter leur érosion diminue la qualité des rives et nuit à leur végétalisation. La construction d’infrastructures près des cours d’eau dans les zones urbanisées est également considérée comme un frein au maintien des bandes riveraines.
Bande riveraine dévégétalisée en milieu résidentiel ayant un muret de soutènement
Comment préserver les bandes riveraines
La destruction des bandes riveraines n’est pas irréversible. La nature est résiliente et peut facilement reprendre ses droits. En effet, en évitant d’effectuer toute action humaine sur une bande de terre, les herbes vont pousser davantage et les arbres et arbustes vont s’intégrer à ce nouvel écosystème. Afin d’arriver à de bons résultats la partie à protéger peut tout simplement être balisée pour indiquer qu’aucune activité ne doit être effectuée à l’intérieur de ce périmètre.
La plantation d’arbres et arbustes est également très efficace afin de renaturaliser les rives d’un cours d’eau. Cette action peut même être jumelé à la première afin d’accélérer la reprise des espèces végétale. Plusieurs organismes ou institutions organisent annuellement des activités de reboisement des cours d’eau pour les protéger. La ville de Sherbrooke, par exemple, a décidé de végétaliser ses cours d’eau en plantant des arbres sur ses terrains et dans les parcs. Des périmètres ont même été installés pour y restreindre les activités humaines. Lors des activités de plantation, il est important d’inviter la population afin de les sensibiliser à l’importance de bien végétaliser les cours d’eau.
La distribution d’arbres par une municipalité ou un organisme comme les Organismes de bassin versant (OBV) est également une action concrète qui encourage les citoyens et les corporations à prendre soin de leur environnement et de leur cours d’eau. Lors de cette activité, les organisateurs peuvent davantage répondre aux questions des participants concernant leur terrain et leur donner des trucs pratiques pour bien planter leurs arbres et arbustes.
Enfin, une des meilleures voies à suivre est l’application règlementaire. Toutes les municipalités au Québec doivent se doter d’une règlementation encadrant les activités en bordure des cours d’eau. Cette règlementation doit respecter la PPRLPI qui stipule qu’une bande riveraine doit avoir de 10 à 15 mètres en milieu urbain et être de trois mètres en milieu agricole. Toutefois, avoir une règlementation en vigueur ce n’est pas tout, il faut également l’appliquer sinon elle est inutile. Pour l’instant, l’application règlementaire concernant les bandes riveraines est un des problèmes majeurs des municipalités québécoises nuisant ainsi à la préservation des écosystèmes riverains.
Dans le but de renverser la vapeur, plusieurs instances municipales comme les MRC de Brome-Missisquoi et de la Haute-Yamaska ont décidé d’agir et se sont dotées d’un plan d’action pour améliorer la qualité de leurs bandes riveraines. Depuis plusieurs année, ces deux MRC de la Montérégie ont su faire preuve d’initiative et ont permis d’améliorer grandement la qualité écosystémique des rives de leurs cours d’eau. Pour y arriver, elles ont décédé de distribuer des arbres, construire une serre d’arbustes, instaurer des patrouilles vertes, informer les citoyens de l’application règlementaire et mesurer la qualité des bandes riveraines et de l’eau des rivières. Pour l’instant ces actions portent fruits et on constate dans les deux MRC une amélioration constante de la qualité des bandes riveraines. D’ailleurs, voici trois photos prises au même endroit entre 2008 et 2015 dans la MRC de la Haute-Yamaska qui attestent de l’amélioration d’une bande riveraine agricole suite à l’intervention des instances municipales.
Illustration d’une bande riveraine en 2008 avant l’envoi de l’avis de courtoisie dans la MRC de la Haute-Yamaska
Illustration d’une bande riveraine en 2012 après l’envoi de l’avis de courtoisie dans la MRC de la Haute-Yamaska
Illustration d’une bande riveraine en 2015 dans la MRC de la Haute-Yamaska
Les bandes riveraines tiennent un rôle de premier plan dans le maintien de l’équilibre entre les écosystèmes aquatiques et terrestres. Elles permettent, non seulement d’assurer une transition nécessaire au déplacement des espèces fauniques qui y vivent, mais aussi, à la flore indigène de s’y développer. Des bandes riveraines saines et végétalisées adéquatement facilitent la filtration de l’eau de ruissellement qui coule vers les cours d’eau et permettent de diminuer la pollution urbaine et la pollution agricole diffuse provenant des terres en culture. De plus, elles offrent des avantages esthétiques à nos paysages dont les riverains, les industries récréotouristiques et les personnes qui pratiquent leur sport de plein air peuvent bénéficier. Végétaliser nos cours d’eau ne doit pas être perçu comme une corvée insurmontable ou une fatalité pour les adeptes de la pelouse, mais plutôt comme une action environnementale qui apportera à tous des bénéfices environnementaux, économiques et sociaux en lien direct avec le développement durable de nos communautés.
Écrit par : Samuel Pépin
Références :
Canards Illimités Canada (s. d.). Les bandes riveraines et les haies brise-vent. Canards Illimités, 2 p.
Cyr, J. et Sinave, E. (2016). Discussion au sujet des bandes riveraines de la région de Vaudreuil-Soulanges. Communication orale. Entrevue menée par Samuel Pépin avec Julie Cyr, directrice générale et Émilie Sinave, chargée de projets et des communications pour le Conseil du bassin versant de la région de Vaudreuil-Soulanges (COBAVER-VS), 30 mars 2016, communication téléphonique.
Duchemin, M, et Majdoub, R. (2004). Les bandes végétales filtrantes : de la parcelle au bassin versant. Vecteur Environnement, vol. 37, nº 2, p. 36-50.
Fédération interdisciplinaire de l’horticulture ornementale du Québec (FIHOQ) (2013). Bande riveraine : Plantation et entretien, pour une restauration durable!. In FIHOQ. Identifier la végétation. http://banderiveraine.org/identifier-les-zones-vegetatives-et-hydriques/reperer-le-modele-naturel/ (Page consultée le 15 décembre 2015).
Hébert-Marcoux, S. (2009). Les écosystèmes riverains, les bandes riveraines et les corridors écologiques : regard sur la capacité des bandes riveraines définies selon la Politique de protection des rives, du littoral et des plaines inondable du Québec de maintenir la fonction de corridor écologique. Essai de maîtrise, Université de Sherbrooke, Sherbrooke, Québec, 90 p.
Ministère du Développement durable, de l’Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques du Québec (MDDELCC) (s. d.). De l’eau du nord au sud et d’est en ouest. In MDDELCC. Rapport sur l’état de l’eau et des écosystèmes aquatiques au Québec. http://www.mddelcc.gouv.qc.ca/rapportsurleau/portrait-Qc-aquatique-eau-nord-sud-est-ouest.htm#abondance_lacs (Page consultée le 17 mai 2015).
Phoenix, E. (2016). Discussion au sujet de la végétalisation des bandes riveraines au Québec. Communication orale. Entrevue menée par Samuel Pépin avec Élise Phoenix, agente d’intervention aux cours d’eau de la MRC de Vaudreuil-Soulanges (MRC-VS), 22 mars 2016, salle DATE, bureau du DATE de la MRC de Vaudreuil-Soulanges.
Québec. Ministère du Développement durable, de l’Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques (MDDELCC) (2015). Guide d’interprétation de la Politique de protection des rives du littoral et des plaines inondables. Québec, Ministère du Développement durable, de l’Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques, 165 p.