Anywhere's fine, as long as it's with you – A Great Priest Imhotep Fanfiction!
For the 2nd edition of ImWeek, I’d written a fanfic with the theme of Friendship/OTP for the manga Im: Great Priest Imhotep!
Made by Morishita Makoto, this stellar series honestly doesn’t get enough attention for its charming cast and cute art! The ending tore a hole in my heart (like a certain someone), and I wouldn’t have had it any other way <3
Contains mild spoilers for the Chapter 0 oneshot, and the side scroll: Prince Djoser’s Egyptian Case Files.
Prince Djoser is forced to take a vacation due to some recent behaviour, and Imhotep tags along, albeit with something else in mind…
If there’s one thing Djoser knows for certain, it’s that with Imhotep by his side, nothing could possibly go wrong.
Read on Archive of Our Own – [ Anywhere's fine, as long as it's with you ]
This piece was beta read by my pal winu, they’d made another great Imhotep piece of their own as well, check it out on fanfiction.net!
Originally this was going to be for Day 3 (OC/AU) as I wanted to do a piece featuring my Cinderella crossover idea, but since I’m late it’s also doubling as a tribute for Hinome’s birthday~
Tout devient futile après tant d’années aux Enfers. Nul n’est comme lui. Nul ne l’approche. Le serpent reste enroulé sur lui-même en attendant son heure. Il ne peut que s’accrocher à l’espoir, quand bien même cette notion le répugne au plus haut point.
On ne ressent rien dans le néant. Il n’y a ni odeur, ni son, ni douleur. Seul subsiste un vide terrifiant. Le serpent sait déjà que parmi ceux qui ont été jetés du monde d’En-Haut, beaucoup sont devenus déments. Que pourrait-il y avoir de pire que l’isolation absolue ? Être seul avec ses pensées, sa vengeance, sa solitude le ronge jusqu’à l’os. L’obscurité n’est plus aussi réconfortante qu’elle ne l’était naguère. Au moins, il n’était pas seul.
Au moins, il n’avait pas encore été trahi.
Il ne sait combien de temps ce silence a duré. Un jour, pourtant, le plafond se craquelle. Pour la première fois depuis des millénaires, il bouge pour lever la tête. La rage infinie qui bouillonne en lui et le garde en vie s’agite face à cette lumière venue du monde des vivants. Il incarne le soleil, l’énergie, le feu originel-- pourtant cette vision éthérée lui donne envie de vomir. Pourquoi doit-il lever les yeux pour contempler cette partie de lui-même qu’on lui a arrachée de force ? Malgré cela, il ne perd pas de temps. Il s’engouffre dans l’ouverture.
Après tout, que risque-t-il ? Même les dieux ne peuvent le tuer.
A la surface, il explose. Les légions de démons qui étaient restés à mourir de folie dans le néant se ruent à ses côtés. Il comprend enfin ce qui se passe à l’orée de la porte. Elle a disparu, donnant sur le temple antique des condamnés. Des prêtres entourent l’autel ensanglanté. Ils s’agitent, lançant sort sur sort pour essayer d’endiguer les flots de Magaï s’échappant de la porte. Le serpent résoudra l’histoire de cette disparition plus tard ; bien qu’il ait déjà son idée sur le responsable. Quelque chose de plus intéressant attire son attention.
Un corps gît sur l’autel sacrificiel. Il reconnaît la chevelure flamboyante caractéristique de ses vaisseaux. S’il avait encore été un dieu, et non un monstre, cet inconnu n’aurait jamais terminé ainsi. Il aurait été respecté, adoré, vénéré. Sauf que le serpent n’est plus un dieu, et que l’inconnu n’est pas immortel. Dans le monde créé par l’Ennéade, ils n’ont aucun droit. Le serpent est un criminel. Ses vaisseaux, reflétant sa nature originelle, pleine de chaleur et de générosité, sont mis à mort. Ils n’ont d’autre destin que d’embraser les Enfers sans rien laisser derrière eux-- pas même leur âme. Sauf le serpent, bien sûr.
Il prête à peine attention aux prêtres malgré la haine abyssale qu’il leur porte. Pour l’instant, il n’a pas d’enveloppe physique : son apparence actuelle, miroir cendré du sacrifice, ne durera pas longtemps. Il s’avance jusqu’à l’autel.
Le serpent se penche sur le jeune homme. Ses yeux sont ouverts sur le vide, pleurant du sang maudit. Sa bouche est figée dans un rictus de douleur insoutenable tandis que son thorax est déchiré de part en part pour permettre l’accès à sa cage thoracique et à son cœur. Celui-ci a disparu. Le serpent n’a pas envie d’être à nouveau enfermé dans une prison quelconque, bien qu’elle soit cette fois faite de chair ; mais il n’a pas le choix. Il a besoin d’un véritable corps. Au vu du désastre actuel, le cycle de réincarnation sera brisé. S’il veut acquérir un vaisseau, ce sera celui-là et pas un autre.
Il ferme les yeux puis plonge.
Djéser hurle.
Djéser, fils de pharaon, le cadet, le mal-aimé, le rejeté, celui qui apporte la lumière à tous, celui qui n’avait qu’un seul ami-- hurle.
Il crache son désespoir entre deux sanglots, s’étrangle presque en se prenant la gorge, laisserait des traces sanglantes sur sa peau s’il n’était pas barricadé au fin fond de son esprit. Parce qu’il est une âme du soleil, il est encore là même après qu’on lui ait arraché un organe vital. Il reste une minuscule part de lui, une flamme prête à s’éteindre. C’est un enfant. Minuscule, pleurant toutes les larmes de son corps, un grain de poussière comparé au serpent qui est né en même temps que l’univers et s’éteindra avec lui.
Djéser est prostré mais il tend les mains vers le serpent. Les larmes de sang continuent de couler sur ses joues et ses cris se sont transformés en supplique.
Aidez-moi… Vengez-moi… Faites que la douleur s’arrête !...
Le serpent tend la main et Djéser s’y accroche désespérément. Il sanglote. Il se laisse emporter. Quand le corps se relève, le jeune prince sort de sa mort pour massacrer les prêtres. Les têtes volent. Les abdomens s’ouvrent pour déverser leurs boyaux. Djéser n’y réagit pas. Il ne peut pas. Sa douleur, étrange écho de celle du serpent, l’a englouti tout entier. Il maudit toujours le culte d’Amon, et son père, et Imhotep, telle une litanie. Puis il frappe le jeune prêtre qui vient d’arriver au temple. La marée de sang monte jusqu’au niveau de leurs genoux. Les jeunes gens s’agitent mais le serpent sent l’énergie de Djéser vaciller. Il en a assez vu.
Calme-toi, Djéser. Oui, je sais, tu es ivre de chagrin… Tu as perdu tes illusions. Mais ne t’inquiète pas, je prends le relais.
Djéser passe sa main sur son visage et Apophis s’éveille. Il sourit. Non pas parce qu’il est heureux d’être en vie, mais parce qu’il a l’opportunité d’amener la mort pour tous-- l’Ennéade, les humains, le monde entier et lui-même. Il a envie de commencer par le jeune prêtre en face de lui mais il remarque immédiatement son visage.
Même s’ils ne se sont jamais rencontrés, il pourrait le reconnaître entre mille. Il ment à Imhotep tout en regardant droit dans les yeux celui se tient par-dessus son épaule, invisible aux yeux des mortels. C’est à lui qu’il s’adresse. C’est à lui qu’il va donner une dernière chance. Sinon, cette première rencontre sera aussi la dernière.