Le futur du Web social en éducation collégiale
Dans le cadre de ce dernier travail pour le cours IFT6107, intitulé le Web social, je dois tenter de prédire les changements que le web social apportera au milieu de l’éducation collégiale. Ce bilan de mes apprentissages aura donc pour objectif de démontrer, qu’il y aura une révolution des technologies et que cette dernière aura un impact positif sur le milieu de l’enseignement.
J’enseigne au collégial depuis maintenant cinq ans et je dois constater que les technologies sont toujours en constante évolution. Le Cégep de Victoriaville possède une quarantaine de tableaux interactifs, il est probablement celui qui en possède le plus au Québec. Présentement, il n’y a pas de normes quant aux technologies utilisées dans les collèges au Québec. Le Cégep de Victoriaville utilise les tableaux interactifs de la marque ActivBoard, tandis qu’un autre collège peut décider d’utiliser la technologie SmartBoard. Il en va de même pour les systèmes d’exploitation, les logiciels utilisés et les portails. La seule conformité existante, est l’utilisation de la plate-forme Omnivox pour entrer les résultats des étudiants afin de les soumettre au ministère.
Rôles et besoins des enseignants et des étudiants
Pour un enseignant, le portail est l’un des éléments les plus importants. On l’utilise pour partager nos notes de cours, récupérer les travaux des étudiants, établir un calendrier des activités et communiquer avec les étudiants. Un bon portail conforme Web 2.0 offre une multitude d’autres fonctionnalités, comme la possibilité d’ajouter un forum, un wiki, des quiz, des commentaires dans les notes, etc. Le portail est l’outil principal de l’enseignant.
Cependant, comme la communauté enseignante est grande et diversifiée, un portail ne fait jamais l’unanimité! En cinq ans d’enseignement, j’ai utilisé jusqu’à présent quatre portails. J’ai débuté avec la plate-forme Claroline. Comme il n’y avait que le département d’informatique qui l’utilisait, nous avons dû la laisser de côté au détriment de la plate-forme officielle du collège. J’ai nommé Decclic, un puits sans fond d’investissements et de mauvaises lignes de code. Decclic, c’est un portail réalisé par une firme québécoise, qui a tenté de réinventer la roue. Son seul avantage, était qu’il puisait directement ses renseignements au sein de la base de données du Ministère de l’éducation. Nos cours et les listes d’étudiants se généraient donc automatiquement dans le système. Cependant, il fallait environ dix clics de souris pour déposer un document sur son portail et l’interface n’était pas conviviale. Suite à une haine générale envers Decclic, le collège a ensuite utilisé dans l’ordre les plates-formes suivantes : Sakai, Moodle et Lea. Cette dernière est présentement la plate-forme officielle du collège de Victoriaville. Simple, efficace et extrêmement limitée, elle ne comblait pas le besoin de notre département d’informatique. Nous sommes donc partis une fois de plus seul de notre côté tels des pionniers et utilisons Google application for business. J’y reviendrai…
Le système de communication
Une autre tâche extrêmement importante pour un enseignant est la communication avec ses élèves. La plupart des plates-formes que j’ai énumérées plus haut, disposent d’un système intégré de communication. Parfois, ce dernier nécessite que les étudiants disposent d’une adresse de courriel personnelle. D’autres systèmes comme Lea, intègrent un système de communication directement dans la plate-forme. L’étudiant se doit donc d’être connecté au système, pour accéder à ses messages. Les étudiants peuvent aussi communiquer avec l’enseignant ou les autres étudiants à partir de cette plate-forme.
La bonne vieille époque des messages de la secrétaire à l’interphone est révolue. Une institution scolaire se doit d’avoir un système permettant de communiquer avec l’ensemble de ses membres. À Victoriaville, le système de nouvelle fonctionne en deux étapes. La première est que toutes les nouvelles publiques sont affichées sur le site Web du Cégep pour ensuite être dupliquées vers la plate-forme Lea. Cette plate-forme contient en plus, des nouvelles ciblées en fonction du type d’utilisateur que vous êtes (personnel enseignant, cadre, de soutien ou étudiant). Il n’y a aucun fil RSS permettant d’accéder aux nouvelles pour le moment.
La pérennité des structures actuelles
En informatique, la résistance au changement joue un rôle extrêmement important dans la prise de décisions. Il faut convaincre l’ensemble du personnel des bienfaits d’une nouvelle plate-forme et de sa plus value. Point encore plus important, il faut démontrer que la migration se fera facilement et sans embuche. Par exemple, plusieurs enseignants ont utilisé Decclic pour réaliser leurs notes de cours. Malheureusement, il est impossible de migrer ces notes vers d’autres portails. Les enseignants ont donc eu deux choix, continuer à utiliser Decclic ou reprendre de nouveau leurs notes de cours. Considérant que quelques enseignants ont sélectionné le premier choix, le Cégep de Victoriaville doit supporter les deux plates-formes! Certains trouvaient que Lea manquait de fonctionnalités, ces derniers utilisent Moodle. Un étudiant peut donc est confronté à utiliser trois plates-formes durant la même session! Ce qui implique trois noms d’usager, trois mots de passe et trois fois plus de chance que l’étudiant oublie ou perde ses informations.
Problèmes avec les nouvelles technologies
Le problème avec le Web 2.0, c’est un problème de choix. Il y a trop de possibilités, trop de fonctionnalités et trop de produits qui s’entrecoupent quant à leurs usages. Il y a une multitude de façons de faire des choses équivalentes. Le Web 2.0 entraîne, qu’il faut toujours être à l’affut des nouvelles tendances et des nouveaux logiciels. Si l’on attend trop longtemps pour adopter une nouvelle technologie, on manque le bateau. Si on change trop vite, on peut se planter et perdre la confiance de nos utilisateurs. Le choix de la plate-forme est donc LE sujet chaud des technologies dans un milieu collégial. C’est même un sujet tabou entre les collèges! Les enseignants qui ont perdu leurs notes de cours avec la mort de Decclic, seront beaucoup plus réticents lors du prochain changement de portail.
Un problème de rapidité d’échange d’information
Aussi, une nouvelle plaie a fait son apparition dans les écoles. Le contenu viral à petite échelle. Une étudiante envoie une photo d’elle en petite tenue à son copain. Suite à une rupture, le copain l’envoie à deux amis et la photo fait le tour de l’école en une journée. Maintenant, tous les vidéos, commentaires Facebook et discussions de chat, sont possiblement des bombes à retardement dans votre école. La nouvelle rapidité avec laquelle l’information circule, est un nouveau problème pour les enseignants. Maintenant, il faut prévoir un examen différent par groupe, car les questions ont fait le tour de l’école avant que le dernier étudiant n’ait eu le temps de quitter la classe.
Un problème de contrôle de son identité numérique
Un autre problème avec l’ère des technologies est apparu, soit le contrôle de son identité numérique. À maintes reprises, nous avons eu à demander à nos étudiants de censurer leurs propos Facebook. Un étudiant, sort en colère d’un examen de son programme, publie sur Facebook des propos haineux envers son professeur. De plus, avec la miniaturisation des périphériques, les enseignants peuvent se faire filmer ou enregistrer à tout moment sans leur consentement. Il se doit d’être constamment à l’affut de ce qui se passe sur la toile le concernant.
La grande tendance en éducation, l’informatique nuagique
La grande tendance en enseignement sera de sauter à pieds joints vers l’informatique nuagique. Au département d’informatique, nous utilisons la suite Google apps for Buisiness depuis l’automne 2011. Jusqu’à présent, l’expérience est incroyable. Tous les enseignants ont créé une collection pour leurs cours. La collection contient les notes de cours, les laboratoires, le plan de cours et les examens. L’enseignant décide du moment à partir duquel, il veut que ces documents soient accessibles aux étudiants. Ceux-ci s’abonnent à cette collection et peuvent même recevoir des notifications lorsqu’il y a des changements aux dites collections. L’avantage indéniable, est que les étudiants consultent les notes dans le nuage et ne les téléchargent jamais sur leur poste. De cette façon, l’enseignant peut apporter des correctifs aux notes de cours sans que les étudiants aient à les télécharger de nouveau.
Une autre tendance pour le matériel didactique est l’accessibilité et le partage. C’est maintenant branché, de partager du contenu didactique et de favoriser la connaissance de l’humanité. Linux, les babillards électroniques et les forums ont lancé cette mode il y a plusieurs années. Itunes University a rendu accessible l’accès à ces informations à l’ensemble de la planète. En un seul clic de souris, je peux maintenant suivre un cours de médecine de Standford University gratuitement!
L’organisation de l’information a toujours été une priorité et un gage de réussite chez les étudiants. Le calendrier nuagique est peut-être un pas dans la bonne direction. Son premier avantage, est que l’enseignant génère un calendrier pour son cours et n’a qu’à le partager avec les étudiants. Ces derniers sont donc toujours au courant des derniers événements du cours sans avoir à lever le petit doigt. Le fait d’utiliser Google plutôt qu’une plate-forme fermée comme Lea a l’avantage que l’étudiant peut importer son calendrier dans son iPhone et tous les autres périphériques Web 2.0.
La communication est aussi un élément très important dans une institution scolaire. Google a potentiellement le meilleur système de communication sur le marché. Il suffit de créer un Groupe pour que l’enseignant puisse contacter tous les membres de sa classe. Gmail est le client de courriels le plus efficace et intègre discrètement un chat, de la vidéo-conférence ainsi que la possibilité de passer des appels téléphoniques. Très prochainement, le tout sera encore bonifié de Google+. Ce dernier n’est pas accessible avec Google apps for Buisiness, pour le moment, mais le sera très bientôt. Google+ permettra à l’enseignant de publier des commentaires, des liens, des billets et des vidéos à tous ses étudiants. Ces derniers pourront ensuite réagir aux publications et même en démarrer de nouvelles. Si les étudiants adoptent Google+ autant que Facebook, l’enseignant sera certain d’atteindre les étudiants lors de ses publications.
Le travail collaboratif c’est la pédagogie de l’avenir! Avec la suite Google documents, il est possible de travailler à plusieurs, simultanément, dans le même fichier. Il y a une fenêtre de commentaires qui agit comme un chat et un historique des révisions très complet. C’est l’outil du futur pour les travaux d’équipe chez les étudiants. Il ne sera plus jamais question d’avoir une personne exploitée à la fin d’un travail, qui doit tout récupérer et articuler, les parties des autres étudiants.
Ce qui est fantastique avec Google, c’est que la compagnie possède un éventail incroyable d’applications et que ces dernières ne nécessitent qu’un seul compte Google. Entres autres, nous retrouvons la gestion des albums de photos avec Picasa et la gestion et le partage de vidéo sur YouTube. L’application Google Site permet de créer un site Web très rapidement et offre des possibilités de partage des autres outils Google à la vitesse de l’éclair. Blogger permet de créer un blogue en un instant. Il y a une multitude d’autres applications qui méritent d’être découvertes.
J’aimerais avoir la prétention que pour la prochaine année, la tendance en enseignement ira dans la direction des éléments que j’ai mentionnés plus haut. Comme les changements effectués au sein du département d’informatique ont nécessité plusieurs ajustements dans les pratiques des enseignants et des élèves, je ne pense pas que l’on soit prêt à aller de l’avant avec l’informatique nuagique pour tout le collège. Il faudra monter une solide argumentation présentant les pour et les contres, afin de convaincre les autres enseignants des bienfaits de la suite Google.
Comme l’enseignement a tendance à suivre les nouveautés technologiques, voici mes prédictions concernant certaines technologies. Je crois que pour la prochaine année, on doit pas s’attendre à d’autres grandes nouveautés. iPhone a lancé le pas avec son iPhone 4S, en fait, ce n’est qu’une amélioration et non une révolution. L’informatique attend sa prochaine grande découverte ou buzz et ce ne sera pas pour 2012. Certes, la quête de vitesse des processeurs et de la bande passante continuera d’évoluer. Cela aura pour effet de continuer la montée des mégapixels et du HD, dans le but de toujours augmenter la qualité visuelle et sonore.
L’étiquetage (tagging) continuera sur sa lancée. Le web grandissant sans cesse, il faut le structurer et faciliter les moyens d’accès à l’information. De plus en plus de services proposeront l’étiquetage. Dans un futur rapproché, je crois même qu’il sera obligatoire d’apposer un minimum d’étiquettes sur nos publications.
De plus, Web 2.0 poursuivra son essoufflement. Déjà, depuis quelques mois, on sent que les créateurs de contenus ne savent plus où donner de la tête. Il y a trop de services et de possibilités, on veut être partout et en dominer le marché. On publie sur Twitter, Google+ et Facebook. On maintient un site Web personnel et un blogue en plus de podcaster une fois par semaine. On check-in tout nos déplacements sur Foursquare. Finalement, les femmes doivent même publier leurs vêtements du jour sur Lookbook! Je pense que les créateurs de contenus n’en pourront plus et auront à faire des choix. C’est entre leurs mains que l’avenir de certains médias sociaux se jouera, car le public suivra les créateurs de contenus. Je prédis donc une certaine centralisation des services.
Google et Facebook tenteront d’acheter tous les concurrents afin que l’on puisse réaliser toutes les options énumérées plus haut uniquement sur Google+ et Facebook. Il faut centraliser l’information. Tout cela ne se fera pas en un an, ce sera le début de la nouvelle tendance vers la centralisation des services. Google est le premier à avoir emboîté le pas. D'ailleurs, les nouvelles compagnies ont compris et plutôt que d’exiger la création d’un compte, elles offrent la possibilité de se connecter avec Facebook, Twitter ou Google+, merci!
Le phénomène viral perdra de l’ampleur. En effet, ce que les gens appréciaient du viral, c’était le fait que des gens comme vous et moi faisaient le tour du monde en l’espace d’un instant. Maintenant, toutes les compagnies tentent de rendre leur produit viral. Le tout a débuté avec la vidéo Jennifer Aniston goes viral publiée il y a quelques mois. Il y aura encore quelques vidéos par année qui feront les manchettes, mais j’ai l’impression que les gens qui surfent sur la vague virale, vont se planter, un peu à l’image des derniers à avoir produit des Lib dub.
Concernant la confiance des usagers envers les produits de la toile, des utilisateurs peu aguerrit, commençaient à partager leurs informations de crédits et à acheter en ligne. On commençait enfin à faire confiance aux Internets. Cependant, les événements des derniers mois avec les Anonymous et Sony et tous les autres actes de piratage auront sûrement fait reculer le niveau de confiance de quelques années.
Les utilisateurs moins expérimentés commenceront aussi prendre conscience de l’importance de gérer leur identité numérique. Je prédis la création de plusieurs compagnies qui offriront une multitude de services pour gérer votre identité à votre place.
Pour les cinq prochaines années
Le changement le plus majeur pour le monde de l’éducation sera sans contredit l’accès à l’information. Les systèmes de tagging seront révolutionnaires et étiquetteront adéquatement la majorité des documents de la toile. Lorsque l’on publiera du contenu, l’étiquetage se fera automatiquement grâce à des algorithmes d’intelligence artificielle. La recherche d’informations sur le Web deviendra encore plus un sujet d’actualité avec l’augmentation sans cesse du contenu de la toile. Autre point important, l’information sera essentiellement gratuite et un grand nombre de livres du monde entier seront numérisés et accessibles gratuitement avec des projets comme Google Books.
Des systèmes d’intelligence artificielle comme Siri sur iPhone seront choses communes. On pourra interroger vocalement notre ordinateur ou téléphone. Ce dernier nous trouvera la réponse immédiatement, grâce à l’étiquetage jumelé à une intelligence artificielle améliorée. Siri, quelle est la structure d’une boucle while en C#? Siri nous affichera un bout de code. Siri, pourquoi ce code ne compile pas? Siri ira sur le Web, trouvera un forum avec le même problème et vous écrira la solution!
De plus, d’ici cinq ans, l’informatique ne sera pratiquement que nuagique et tout se déroulera sur la toile. Il n’y aura plus d’applications et de jeux installés sur votre machine. Tout cela se réalisera grâce à l’augmentation de la bande passante disponible. Au niveau du Cégep de Victoriaville, nous utiliserons Google apps for Business ou un équivalent nuagique à l’ensemble du collège. La dimension des disques durs ne cessera d’augmenter, ce qui aura pour résultat que le stockage sera illimité dans le nuage. Terminé les backups et les pertes de données, c’est le nuage qui s’occupera de tout! Le plus grand avantage à cet élément, est que les ordinateurs deviendront encore plus accessibles. Aujourd’hui, un Chrome Book se vend $400. Il est facilement pensable qu’un étudiant puisse se procurer un ordinateur nuagique dans cinq ans pour la somme de $100.
Aussi, les nouveaux étudiants collégiaux proviendront de la génération virale. Ils seront conscients de l’impact des vitesses de propagation sur Internet et de leur identité numérique. La plupart seront plus prudents, mais cela nécessite plus de cinq ans pour pallier à des mauvaises habitudes. Nous n’avons qu’à penser à l’alcool au volant, certes nous ne conduisons plus avec une bière entre les jambes, mais encore trop d’accidents surviennent. Il en sera de même pour l’informatique.
La technologie cellulaire deviendra plus abordable. Les forfaits de données seront plus accessibles et plus rapides. Il sera donc possible de communiquer par vidéo avec les étudiants en tout temps. Aussi, ces derniers pourront accéder aux portails de cours de différentes façons. Sur le téléviseur, sur son téléphone ou sur l’ordinateur traditionnel. Imaginez, vous êtes en train de regarder le hockey avec vos parents et un pop-up du calendrier Google apparaît sur votre téléviseur Internet mentionnant que vous avez un devoir de programmation à remettre demain!
Dans cinq ans, il ne peut y avoir qu’un survivant à la guerre de médias sociaux dus aux problèmes d’essoufflement et de décentralisation que j’ai énumérés plus haut. Je prédis que ce survivant sera Google, car il a déjà une longueur d’avance sur Facebook avec toutes ses applications. Si Facebook et Google+ sont équivalents, qu’est-ce que Facebook nous propose pour faire face à Google site, docs, Gmail, calendar, blogger et YouTube?
En se basant sur mon extrapolation de cinq ans, on peut en conclure que dans vingt ans, l’informatique sera réellement accessible à l’ensemble de la planète. Des projets comme OLPC (One Laptop Per Child) pourront enfin fonctionner, car l’informatique nuagique diminuera le coût du portable et du stockage. Le fait que les applications ne seront que Web, permettra enfin aux pays sous-développés de participer à la communauté Internet. Internet sera réellement un réseau mondial et non uniquement un réseau pour les personnes riches. Les pays sous-développés pourront enfin accéder à l’information gratuite de la toile. Analysez les avancées technologiques des dernières années et imaginez ce qu’elles seront dans vingt ans, lorsque la planète tout entière participera à la création et non uniquement une faible partie des pays industrialisés.
À cause de l’accès à l’information mondiale et gratuite, le rôle de l’enseignant changera considérablement. Il agira de plus en plus dans le rôle de coach que de producteurs de matériel didactique! L’enseignant sera dans la classe pour épauler l’étudiant dans son cheminement. Il ne dispensera pratiquement plus de théories, car l’étudiant pourra suivre un cours en ligne dispensé par les meilleurs professeurs du domaine. L’enseignant circulera dans la salle de cours ou supervisera le portail si les cours deviennent tous à distance et ne fera que répondre aux questions des étudiants lors de leurs travaux pratiques, il agira comme facilitateur!
Si la technologie permet un jour les hologrammes, peut-être qu’enfin la présence en classe deviendra obsolète, car l’étudiant qui suit son cours à distance aura vraiment l’impression d’être en contact avec l’enseignant. Je ne crois pas que des étudiants du secondaire et du Cégep puissent suivre des cours à distance avec des lectures obligatoires dans le format de TELUQ, par exemple. Ces derniers ne sont pas assez autonomes pour être laissés seuls devant leur ordinateur.
En terminant, j’estime que le milieu de l’enseignement n’aura que des avantages à bénéficier des avancées technologiques du Web collaboratif. À court terme, la première étape du système d’éducation sera de prendre le tournant de tablettes et des téléphones intelligents, pour le reste, seul l’avenir nous le dira!