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Still hoping that one day the PJO/HOO series will get decent movies
JTsteplove
im still really fired up from yesterday jfc If you have a shitty opinion on queer people i am going to rant about and tell you that your opinion is shitty. i have seen sooo many dumb opinions on queer people in the pass few days and im not putting up with it i am going to tell you that your opinion is absolute shit. i am an angry queer feminist and i am going to tell you if you do something wrong. do not tell me not to be angry, i have every right to be angry, and i dont have to educate people in a "nice way" if i dont fucking want to. i do not have to be nice when im telling you off.
Vladimir Vernadski : Ecologie scientifique globale
Disciple de Mendeleïev, Vernadski (1863 – 1945) était un chimiste et minéraliste russe ayant laissé pour principale contribution la conceptualisation de la Biosphère (bien que n’étant pas l’inventeur du terme). Il la définit ainsi : c’est « la région unique de l’écorce terrestre occupée par la vie. Ce n’est que dans la biosphère, mince couche extérieure de notre planète, que la vie est concentrée ; tous les organismes s’y trouvent et y sont toujours séparés de la matière brute ambiante par une limite nette et infranchissable. [...] Toute la vie, toute la matière vivante peut être envisagée comme un ensemble indivisible dans le mécanisme de la biosphère ».
Dans sa théorie, l’homme apparaît, en tant qu’agent de cette biosphère, comme légitime et naturellement porté à modifier son équilibre dynamique. La principale différence d’avec les autres espèces étant que son influence est tellement importante que son empreinte est biogéochimique : elle crée une modification géologique globale (un embryon d’idée de l’anthropocène).
Il prend pour exemple la découverte de la synthèse de l’ammoniac. L’innovation scientifique d’un homme a permis de multiplier les rendements agricoles, permettant du même coup une plus grande concentration humaine et l’avènement des grands centres urbains. La possibilité d’apporter de l’azote au sol, découverte par les capacités cognitives d’un individu, peut changer radicalement l’exploitation géologique de la planète et donc sa composition. Il le pose ainsi : « L’activité de l’homme apparaît comme facteur géologique, dans lequel la personnalité individuelle apparaît quelquefois clairement et se reflète dans des phénomènes à grande échelle de caractère planétaire. »
John Lovelock a puisé toutes ses ressources dans ces théories en leur ajoutant une dimension dramatique pour en retourner l’argumentation (la déesse-mère Gaïa se vengera du déséquilibre créé par le « fléau humain »). Si les thèses catastrophistes des écologues malthusiens ne sont d’aucun secours politique, il est intéressant de retrouver les thèses originales de Vernadski et de leur ajouter les données de notre situation actuelle.
Déjà au début du XXème siècle, il avait rencontré dans le laboratoire de Marie Curie le paléontologue jésuite Pierre Teilhard de Chardin et le philosophe Henri Bergson. En lieu et place d’anthropocène, il leur prend l’idée (celle de Teilhard en vérité) de noosphère en la modifiant. Pour lui c’est l’état actuel de la biosphère dans lequel l’homme est devenu une force géologique. Les atomes migrent désormais par la puissance industrielle de l’homme qui est le vecteur de ses capacités cognitives. Cette noosphère appelle donc en écho une humanité « consciente de son unité biologique et de l’égalité de tous les hommes ».
On reconnaît déjà là l’héritage de son père, illustre professeur d’économie de Saint-Petersbourg, lequel avait sans nul doute dû lire Marx. Scientifique engagé politiquement, Vernadski est mort alors que l’humanité entrait dans la condition atomique. Difficile de savoir quelles seraient ses positions aujourd’hui, mais on ne peut douter qu’il remettrait en question sa confiance en l’humanité.
Si nous n’avons pas encore exhumé (interdits sous l’ère soviétique après sa mort, nombreux sont ses articles qui restent à découvrir dans les archives et les indexes russes) d’écrits résumant vraiment sa pensée politique, nous pouvons cependant supposer plusieurs choses. Bien qu’il ait vécu les deux guerres mondiales, l’échec de la SDN et les horreurs staliniennes, son engagement pour la démocratie et l’égalité renvoi aujourd’hui à des principes de gouvernance globale qui peinent à trouver leurs institutions. Si le concert des nations n’arrive pas à stopper un massacre chimique en Syrie, que peut-il faire contre la surexploitation inégalitaire des ressources vivantes et géologiques ?
Car c’est bien là le revers de ses considérations sur l’individu « planétaire » : si un homme seul peut changer la face de la planète par une découverte scientifique, assurer une gouvernance politique demande le concours de tous les hommes, et donc de tout ce qu’ils ont de commun.
Qu’ITER résolve nos problèmes d’énergie serait providentiel. Que nous parvenions à trouver un substitut au pétrole qui soit propre et véritablement recyclable, ce serait merveilleux. Pour autant, cela ne résoudra pas le problème de la gouvernance humaine.