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live for Jerome Zonder Lieu unique Nantes
Expo Jérome Zonder au château de Chambord. #jeromezonder #chateaudechambord #art #artcontemporain (à Château de Chambord)
Jeu d’enfants7 (detail) #jeromezonder #2017 #stansmith (à Domaine de Chantilly (officiel))
After Jerome Zonder’s Fatum, Paris.
FATUM Jérôme Zonder
Du 19 février au 10 mai 2015
La Maison Rouge
Depuis sa sortie des Beaux-Arts en 2001 à l'âge de 27 ans, Jérôme Zonder dessine. Uniquement en noir et blanc, crayon et fusain, sans jamais s'accorder le moindre repentir, il ne gomme pas. TOTAL. Il crée aussi la scénographie, l'installation, un dessin dans l'espace à l'aide de cloisons. Maîtrise de tous les styles, Jérôme=virtuose, gribouillage, collage, photo. Un dessein pour chaque dessin.
Grincement soufré.
Hyper réaliste, c'est ce que disent ceux qu'on accusent de pessimisme. Over-information, mise en évidence extra explicite, no one is innocent, médiaobèse. Tu regardes donc tu jouis. C'est beau donc t'es coupable. C'est laid donc c'est vrai.
Ses doigts noirs de graphite, cette exposition laisse des traces un peu sales. C'est bien fait.
C'est hyper bien fait même.
Un chemin de croix dans la télévision des autres.
Fatum nous fait voyager à travers les différents cercles de l’enfer sans Dante.
Avec vigiles.
Du sol au plafond l'histoire contemporaine la plus spectaculaire croise l'histoire de trois enfants aux mains de mec de 40ans. Pansexuels, pancruels, pandémie, PAN ! T'es mort.
« Reviens petit c'était pour rire. »
J'ai l'impression d'être suivie dans le couloir, devant moi une image de viol et quelqu'un regarde par dessus mon épaule. Les masques recouvrent tout et on me frôle la jambe.
Le père derrière moi prend la petite des bras de sa femme pour la soulager. La maman va chercher le grand qui préfère courir entre les gens plutôt que de se cultiver.
Je déteste ces parents de contempler les mêmes scènes cruelles que moi et de rappeler au calme leurs enfants au cœur d'une violence qui prend leurs traits, déguisés en plaisir du travail bien fait.
Ca finit par un long couloir noir, vraiment tout noir, je joue à ne pas toucher la paroi, avancer sans tomber. J'imagine à ma gauche un gouffre, l'espace devient illimité et dans mes yeux naissent des couleurs.