Pfas: le culte du silence
Le scandale au parlement wallon.
L'Iran-Gate. La polémique des logos de Sarah Schlitz. La crise sanitaire 3M à Zwijndrecht. Et, désormais, le scandale des eaux polluées aux Pfas en Wallonie.
Fil rouge entre ces crises, que nos exécutifs ont dû gérer sous cette législature?
Le manque de transparence. Le culte, si pas du secret, au moins du silence. Ce manque de clarté, de communication d'une info d'intérêt (et de santé) public: voilà ce qui rend la rancune des citoyens envers leurs autorités très vive. Ils n'en veulent pas à la SWDE, au SPW ou au gouvernement parce qu'il y a des Pfas dans leur eau du robinet. Ils leur en veulent parce qu'ils le savaient, et qu'ils ne l'ont pas dit aux citoyens. S'asseyant sur la science (pour qui il y a consensus, de tels taux de Pfas sont toxiques), le bon sens, la transparence et le principe de précaution.
Il est des crises qui passent, chassées par d'autres. Mais ce sentiment de trahison-là, attention, il est tenace.
Surtout 8 mois avant un scrutin majeur. Davantage que la question de la démission de Céline Tellier ou non, qui n'aura pas lieu, et sera derrière nous dans quelques heures.
Un édito d'Alexis Carantonis
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