Permettons-nous de se donner une bonne nouvelle. Aujourd'hui, Titi, lulu et oim avons eu de la visite dans le studio 3 du 106, et se fut bref mais néanmoins savoureux. L'homme, que tu vois en train d'exécuter cette partition mentale n'est autre que le célèbre Raphael Quenehen, ceinture noire de baryton, médaillé olympique de lance-flamme en 2010.
Si on regarde de plus près son fidèle instrument, on devine alors deux lettres gravées à même le cuivre; B.T. J'avoue que ces mystérieuses initiales ont remué la verve endormie de ma curiosité. Selon la légende, Rapha en aurait fait l'aquisition un soir, dans le monde d'avant le confinement, dans les limbes fièvreuses d'une vieille boite de jazz enfumées de NY, "le p'tit bar" (prononcé avec l'accent de Harlem). La bête était attachée au mur, tel un trophée, art top déco, symbole des années folles, d'un vent de liberté made in USA. C'est certain, les anches de ce vieux baryton ont du en voir passer des notes, et des belles! Maybe, celles de Charlie Parker Jr, John William Coltrane, Julian “Canonball” Adderley ? Nul ne sait. Je me laissait doucement dériver, mon enquête piétina ainsi, pendant que Rapha enchaînait de merveilleux phrasés buccaux enjoleurs. En un quart d'heure, l'affaire était pliée, dans la boîte. J'étais heureux, comme jamais je ne l'avais été, devant un solo de sax. Mais une question subsistera. God almighty, who are you BT ?