Un “étrange mic-mac” : “Les Chiens de paille” de Pierre Drieu la Rochelle (1944)
Je ne suis pas loin de partager l'avis de Marc Hanrez, considérant dans un article que "Les Chiens de paille" n'est pas seulement "un des moins bons livres de Drieu", mais "un mauvais roman". Ce n'est pas tant l'histoire (assez schématique) ou la réflexion (omniprésente dans ce roman en forme de fable) qui dérangent que leur articulation maladroite. On passe des considérations les plus pragmatiques (la lutte autour d'un dépôt d'armes) aux réflexions les plus éthérées (la parabole Constant-Judas). Reste qu'il fallait peut-être "cet étrange mic-mac" (p. 193) où se débattent des personnages aux intérêts divergents pour mieux donner l'idée d'un ordre supérieur. En centrant son intrigue sur le jeu politique, Drieu fait mieux sentir la nécessité de l'élévation spirituelle à laquelle aspire son héros.












