Avec cet atlas sonore des langues régionales de France, on peut écouter la même fable d’Ésope dans les variétés des langues de France. La diversité, nous l’avons déjà : celle des langues françaises, celle des langues de nos pères. Derrière ces langues se dévoile le délice de toutes les patries charnelles que nous avons plus ou moins oubliées.
Il y a eu tout d’abord la République jacobine. Au nom de la Nation indivisible mais surtout en voulant ‘’émanciper’’ l’homme de toute appartenance qui ne relèverait pas de sa volonté (famille, communautés d’identité et de racines), la République a détruit nos provinces historiques, construit des entités administratives dépourvues de la moindre épaisseur historique et traditionnelle, abolit toutes les libertés locales, interdit nos langues, ridiculisé nos costumes. Elle voyait dans les racines des entraves plutôt que des conditions de la liberté. Aujourd’hui, la République prend quelques initiatives pour maintenir ces identités charnelles et notamment dans l’enseignement. Mais c’est un peu l’assassin qui pose des fleurs sur la tombe de sa victime ...
Il y a maintenant le confort et la société de consommation qui nous endorment dans un mode de vie déraciné puisque globalisé. Nous sommes donc en partie responsable de cette amnésie. Et l’immigration constitue sûrement aussi bien une cause qu’une conséquence de l’oubli identitaire. La Grande Amnésie prédispose plus au Grand Remplacement qu’elle n’en découle.
Le comble réside dans le fait qu’après avoir détruit les régions au nom de la nation, le même processus révolutionnaire de destruction détruit la nation avec la région. Seulement, c’est une région vidée de sa substance. In fine, nations et régions ont été détruites ou sont en train de l’être.
Conclusion :
- L’urgence du ré-enracinement pour pouvoir prétendre lutter contre le Grand Remplacement.
-Un enracinement dans les identités régionales/locales qui ne soit pas dissolvant pour la nation car on est plus français quand on est plus provençal, gascon, alsacien, normand ou [mettez la région de votre choix].
- On ne peut pas être ‘’identitaire’’ dans le cadre de la République française. Elle est fondamentalement ‘’anti-identitaire’’ dans le sens d’abstraite, hors-sol mais surtout de destructrice de toutes les réalités naturelles ou historiques ... Dans l’Histoire, la monarchie a, certes, centralisé pour construire un État au service du bien commun mais elle n’a jamais eu la violence, la brutalité, l’excès que s’est permis la République. Plus que jamais le mot d’ordre ‘’l’autorité en haut, les libertés en bas’’ constitue la formule politique la plus saine et la plus équilibrée. En incarnant la nation, la monarchie représente plus que jamais pour la France le meilleur compromis entre la nécessité d’un État efficace et d’une nation unie, d’une part, et la nécessité de préserver les libertés et particularités locales d’autres part.













