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European Rebirth
« Contre l’hérédité de sang ****, il faut l’hérédité de naissance française, et ramassée, concentrée, signifiée dans une race, la plus vieille, la plus glorieuse et la plus active possible [...] Décentralisée contre le métèque, antiparlementaire contre le maçon, traditionnelle contre les influences protestantes, héréditaire enfin contre la race *****, la monarchie se définit, on le voit bien, par les besoins du pays. Nous nous sommes formés en carré parce qu’on attaquait la patrie de quatre côtés »
‘’Le Quadrilatère’’, L’Action française, 25 août 1910.
Illustration : http://www.facebook.com/MemesRoyalistes/
“Le Bastion Social : des « zadistes » conséquents.
Il existe, dans les milieux identitaires, anti-mondialistes « de droite », écolo-patriotes et nationalistes-révolutionnaires un intérêt – légitime – voire une fascination – ambiguë parfois – pour l'extrême gauche radicale, ses actions et réalisations, de Notre-Dame des Landes au barrage de Sivens en passant par les réseaux d'Amap et les modes de vie « alternatifs ». Impliqués depuis plus longtemps dans les combats sociaux, écologistes et anti-capitalistes qu'une droite radicale longtemps thatchéro-reagano-occidentaliste (et qui tend malheureusement, dans certaines de ses formes, à la redevenir...), les “bolches” ont indiscutablement des méthodes et des modèles d'action qu'il n'est pas inutile – et même important – d'étudier, ni indigne, parfois, de saluer.
Pour autant, afin de ne pas tomber de l'analyse honnête à l'approbation excessive, il convient de conserver à l'esprit plusieurs éléments. Tout d'abord, la très large complaisance médiatico-étatico-judiciaire dont ils bénéficient. Même s'ils leur arrivent – lorsqu'ils dépassent le cadre qui leur a été assigné – de subir ponctuellement des accès de répression violente aux conséquences parfois dramatiques (Rémi Fraisse) – qui sont autant de piqûres de rappel des limites à ne pas dépassser... -, leur quotidien militant est globalement et généralement toléré, accompagné, pour ne pas dire célébré quand il n'est pas subventionné.
Ensuite leur aveuglement complet, pour ne pas dire leur cécité totale, sur les problématiques migratoires, pourtant nœud causal de la mondialisation et du nouveau totalitarisme libéral, en fait, malgré toute la sympathie que peuvent susciter certaines de leurs initiatives, au pire les alliés objectifs, au mieux les idiots utiles, du système qu'ils prétendent combattre.
Face à cette impasse, des jeunes gens, partageant une large part de leurs aspirations affichées (autonomie, justice sociale, anti-capitalisme, localisme...), se dressent sous la bannière du « Bastion social », débarrassant la lutte sociale de ses scories « sans-frontiéristes », "bien pensantes" et « xénophiles ».... Ils reprennent à leur compte le vieux slogan soixanthuitard « vivre et travailler au pays » mais sans y ajouter, comme s'en sentent désormais obligés les révolutionnaires homologués « au pays de son choix », pour bien préciser que tout le monde peut vivre n'importe où et qu'un être humain n'est qu'un individu sans racine ni culture que l'on peut balader sur une planisphère au gré de ses « envies » ou des besoins du marché... Ils veulent défendre « les nôtres avant les autres », ce qui n'a jamais induit la haine ni le mépris de ces « autres » que l'on place simplement au second rang de ses naturelles préoccupations, et veulent remplacer l'internationalisme par l'inter-nationalismes, la négation des différences et des particularités par la fierté des racines et le respect des héritages.
Curieusement, ils rencontrent beaucoup moins de soutien, d'encouragement, de marques de sympathie et de bienveillance que leurs homologues dreadlockeux… Parce qu'ils n'ont pas les bon « looks », pas les bons référents culturels et historiques, pas les bon itinéraires, pas les bonnes gueules... Préjugés et discriminations pourrait-on dire pour sourire en reprenant le vocabulaire consensuel… En réalité, ce qu'on leur reproche, c'est d'être vraiment radicaux parce que cohérents, combattant avec la même force les causes et les conséquences d'un état de faits sur lequel d'autres se content de pleurnicher.
Et lorsque, dans la journée même de la décision judiciaire, à Lyon, une impressionnante armada de flicaille toujours aux ordres et enthousiaste à servir les pires salopes se rue à l'assaut d'un immeuble public vacant squatté par le Bastion pour y loger des nécessiteux français, c'est sous les encouragements et applaudissements de cette fameuse « extrême-gauche activiste » qui se prétend anti-système et révolutionnaire... Cette seule scène suffit à tout comprendre, à tout saisir. Longue vie au Bastion Social !”
Xavier Eman
http://amoyquechault2.over-blog.com/2018/02/le-bastion-social-des-zadistes-consequents.html
Que faut-il reconquérir ?
“Notre but c'est la reconquête !”
La reconquête présuppose une prise de conscience !
Reconquérir quelque chose suppose d’abord qu’il s’agit d’une chose nous ayant appartenu par le passé. Si on ne prend pas conscience que nous avons réellement perdu quelque chose, alors la reconquête est impossible. Avant toute reconquête il doit y avoir une prise de conscience. C’est d’ailleurs pour cela que le monde moderne fait tout pour que nous n’en prenions pas conscience. Notre intelligence a besoin d’un certain pessimisme pour mouvoir notre volonté en vue de la reconquête. Ceux qui vous disent que tout va bien, que vous êtes un rabat-joie et qu’il n’y a pas lieu de s’inquiéter pour si peu veulent vous endormir. Il y a également un temps pour positiver, mais c’est lorsqu’il s’agit d’éviter de tomber dans le fatalisme qui est une autre forme d’endormissement.
Mais que faut-il reconquérir ?
- Parce qu’on a tout perdu il faut tout reconquérir :
Puisque depuis 1789 nous ne faisons que perdre sans cesse du terrain dans tous les domaines : politique, religieux, familial, législatif, économique, écologique, culturel…, il faut tout reconquérir! Il n’y a pas un domaine qui ait été préservé par notre ennemi. La société née de 1789 porte en elle un modèle intégral pour l’ensemble du genre humain : société bourgeoise, anti-élitiste, productiviste, idéaliste, matérialiste, universaliste, cosmopolite ...
- Reconquérir le politique :
Il faut reconquérir le politique pour rétablir un ordre juste : bannir le règne de l’argent, reconquérir notre autonomie économique (autarcie relative), tenir nos frontières, chasser nos ennemis, redonner au peuple son autonomie c'est à dire ses petites et grandes libertés qui lui permettent de s’organiser comme bon lui semble dans les actions qui le concernent directement, arrêter de subventionner nos ennemis (associations anti-française, culte islamique, loisirs inutiles…), protéger les plus pauvres, diffuser une culture de l’amour de sa patrie et de son héritage. La prise du pouvoir est la clef de voûte de notre combat et un idéal vers lequel doivent tendre nos actions.
- Reconquérir les lois :
La loi est censée proscrire ce qui est mal et promouvoir ce qui est bon et juste. La loi n’est pas faite pour égaliser les conditions mais pour inciter un peuple à devenir vertueux. Une bonne législation est la base de toute politique et la condition pour l’élévation spirituelle au catholicisme. Nos lois doivent combattre l’usure, la spoliation et la concentration des richesses dans les mains de quelques puissants apatrides, elles doivent protéger la vie et la famille, elles doivent responsabiliser les hommes et ne pas s’immiscer dans les moindres détails de leurs vies. Elles ne doivent pas être inspirées par l’esprit d’égalité des droits de l’homme qui consiste à donner les droits les plus aberrants devant n’importe quelle revendication (droit au mariage pour tous, aux vacances…) mais elles doivent se fonder sur des devoirs (devoir d’éduquer ses enfants, de payer convenablement ses salariés, de participer au bien commun de son pays….). N’oublions pas que la loi est un guide censé indiquer la juste conduite, mais elle ne peut pas tout. Même avec les meilleures lois, des dirigeants corrompus arriveront toujours à se dispenser de les appliquer.
- Reconquérir la culture :
« La guerre classique visait au cœur pour tuer et conquérir, la guerre économique visait au ventre pour exploiter et s'enrichir, la guerre culturelle vise à la tête pour paralyser sans tuer, pour conquérir par le pourrissement et s'enrichir par la décomposition des cultures et des peuples »
Henri Gobard, La guerre culturelle.
- Ce à quoi doit servir l’art dans une société de droite :
Nous aurions gagné la bataille culturelle si notre jeunesse dansait sur une musique dont le rythme et les paroles portaient nos valeurs. La culture véhicule une image de l’homme et une vision du monde, elle permet de cimenter la société et de susciter des passions saines : courage, générosité, honneur. Elle doit porter en elle la beauté. Elle assure la continuité entre les générations. Elle est utile à la société car elle permet a une communauté de s’identifier à elle, et elle répond à deux besoins humains que sont la contemplation du beau et la créativité. Tant que nous serons dépossédés de notre propre culture, nous continuerons de nous décomposer.
- Reconquérir l’éducation :
L’avenir d’un peuple c’est sa jeunesse. Aussi longtemps que les jeunes générations seront éduquées par notre ennemi nous saurons ce qu’il nous reste à espérer pour l’avenir. L’école est la matrice de la société française et nous devons donc reconquérir l’école pour enseigner aux fils et filles de France leur histoire, leur langue, leur art, et leur culture.
- La famille :
Le divorce, l’infidélité et l’égoïsme sont des fléaux qui malheureusement détruisent toutes les familles qu’elles soient chrétiennes ou non. Les enfants ne sont plus éduqués par leurs parents qui délèguent leur rôle aux associations, le modèle familial est totalement détruit. Tout reste à reconstruire. Tant que les familles porteront en elles les blessures de l’égoïsme et de l’infidélité, c’est une société qui souffrira à sa base. Reconquérir la famille c’est mettre en valeur la grandeur de notre modèle familial et surtout en vivre.
- Reconquête spirituelle :
Le catholicisme est devenu un fait religieux totalement minoritaire en Occident. Certes les chrétiens ne font pas grand chose pour que leur religion soit prise au sérieux, mais même sans cela, il y a dans notre société une atmosphère indifférente , voire hostile au catholicisme. En tant que catholiques nous ne devons pas perdre de vue que la vraie religion doit être annoncée aux hommes et que cette tâche nous incombe en particulier. Notre but c’est donc aussi que la société permette et facilite la diffusion du message chrétien. Il serait lâche de ne pas témoigner de la vérité chrétienne par peur d’offenser nos compatriotes. L’homme a besoin de Dieu et il est bon de l’aider à aller vers lui. Cette tâche est difficile et complexe, et elle nécessite d’abord un témoignage par l’exemplarité. Ce n’est pas parce que nous ne voulons pas mélanger le spirituel et le temporel qu’il faut oublier que la destinée de l’homme dépasse la destinée simplement terrestre.
- Le sens de la vie :
Nous ne sommes pas de ceux qui pensent qu’un changement institutionnel serait à lui seul suffisant pour révolutionner notre société en décomposition. Notre vision est plus exigeante, car à quoi bon une monarchie si c’est pour vivre dans un pays où les hommes n’ont que l’argent, le sexe et le divertissement pour horizon ? Notre but est plus élevé, car c’est une vision de la vie elle-même que nous voulons promouvoir. Pour nous la vie matérielle est insuffisante au bonheur. Nous ne voulons pas le bonheur, nous voulons un destin. Nous méprisons la vie commode, l’argent et la réussite petite bourgeoise, nous voulons vivre pour l’honneur, pour la vérité, pour la beauté, pour le bien et pour l’amour des nôtres. Il ne s’agit pas seulement de vouloir le bien pour nous ou notre communauté mais pour notre peuple.
- Réponse à ceux qui nous accusent de réduire le catholicisme à une identité :
Certains diront que nous sommes des catholiques identitaires et que cela est incompatible avec l’Evangile, voici ce que nous leur répondons : Tout homme a une identité et il en a même besoin pour se construire et vivre en harmonie avec le monde. Le Christ lui-même a embrassé l’identité de son peuple. Le message chrétien s’adresse à tous les peuples mais il n’exige pas que l’homme renonce à sa nature car la grâce surélève la nature sans la détruire. Bien évidement nous savons qu’on peut être catholique sans être européen, mais nous ne pensons pas que l’on puisse être catholique sans être d’abord quelqu’un. Le mot « identitaire » est entré dans le langage courant au moment où l’identité est devenue une réalité menacée. Etre identitaire aujourd’hui ce n’est pas être partisan d’une nouvelle idéologie mais au contraire défendre ce qui a toujours été. Défendre notre identité c’est aussi défendre l’identité des autres peuples. Chaque peuple a besoin de racines et d’une tradition à laquelle s’identifier pour vivre en communauté. Si l’on détruit notre identité on détruit nos racines et donc notre capacité de s’élever. Nous ne faisons pas de la défense du catholicisme un combat identitaire mais nous croyons que la défense de notre identité est un combat nécessaire pour la promotion de notre foi”
Viktor Ober, https://www.academiachristiana.org/single-post/2018/01/23/Que-faut-il-reconqu%C3%A9rir-
Dans mon essai publié en mai dernier, L’Europe des peuples face à l’Union européenne (éditions L’Æncre), j’ai évoqué, en quelques lignes (pp. 53-54), le cas de la région du Haut-Adige (ou du Sud-Tyrol), appelée, administrativement par les autorités italiennes, la province autonome de Bolzano, qui n’est autre que la capitale de ce territoire largement autonome …
Du progrès pour le Sud-Tyrol ...
“Au nom de la Très Sainte Trinité du Père du Fils et du St Esprit.
Aujourd’hui vingt cinquième jour de Décembre, mil sept cent quatre vingt douze.
Moi Louis XVIe du nom Roy de France, étant depuis plus de quatre mois enfermé avec ma famille dans la Tour du Temple à Paris, par ceux qui étaient mes sujets, et privé de toute communication quelconque, même depuis le onze du courant avec ma famille, de plus impliqué dans un Procès dont il est impossible de prévoir l’issue à cause des passions des hommes, et dont on ne trouve aucun prétexte ni moyen dans aucune Loy existante, n’ayant que Dieu pour témoin de mes pensées et auquel je puisse m’adresser.
Je déclare ici en sa présence mes dernières volontés et mes sentiments.
Je laisse mon âme à Dieu mon créateur, et je le prie de la recevoir dans sa miséricorde, de ne pas la juger d’après ses mérites, mais par ceux de Notre Seigneur Jésus Christ qui s’est offert en sacrifice à Dieu son Père, pour nous autres hommes, quelque indignes que nous en fussions, et moi le premier.
Je meurs dans l’union de notre sainte Mère l’Église Catholique, Apostolique et Romaine, qui tient ses pouvoirs par une succession non interrompue de Saint Pierre auquel Jésus-Christ les avait confiés. Je crois fermement et je confesse tout ce qui est contenu dans le Symbole et les commandements de Dieu et de l’Église, les Sacrements et lesMystères tels que l’Église Catholique les enseigne et les a toujours enseignés. Je n’ai jamais prétendu me rendre juge dans les différentes manières d’expliquer les dogmes qui déchirent l’Église de Jésus-Christ, mais je m’en suis rapporté et rapporterai toujours, si Dieu m’accorde vie, aux décisions que les supérieurs Ecclésiastiques unis à la Sainte Église Catholique, donnent et donneront conformément à la discipline de l’Église suivie depuis Jésus-Christ. Je plains de tout mon cœur nos frères qui peuvent être dans l’erreur, mais je ne prétends pas les juger, et je ne les aime pas moins tous en Jésus-Christ suivant ce que la charité Chrétienne nous l’enseigne.
Je prie Dieu de me pardonner tous mes péchés, j’ai cherché à les connaître scrupuleusement, à les détester et à m’humilier en sa présence, ne pouvant me servir du Ministère d’un Prêtre Catholique.
Je prie Dieu de recevoir la confession que je lui en ai faite, et surtout le repentir profond que j’ai d’avoir mis mon nom, (quoique cela fut contre ma volonté) à des actes qui peuvent être contraires à la discipline et à la croyance de l’Église Catholique à laquelle je suis toujours resté sincèrement uni de coeur.
Je prie Dieu de recevoir la ferme résolution où je suis, s’il m’accorde vie, de me servir aussitôt que je le pourrai du Ministère d’un Prêtre Catholique, pour m’accuser de tous mes péchés, et recevoir le Sacrement de Pénitence.
Je prie tous ceux que je pourrais avoir offensés par inadvertance (car je ne me rappelle pas d’avoir fait sciemment aucune offense à personne), ou à ceux à qui j’aurais pu avoir donné de mauvais exemples ou des scandales, de me pardonner le mal qu’ils croient que je peux leur avoir fait.
Je prie tous ceux qui ont de la Charité d’unir leurs prières aux miennes, pour obtenir de Dieu le pardon de mes péchés.
Je pardonne de tout mon cœur à ceux qui se sont fait mes ennemis sans que je leur en aie donné aucun sujet, et je prie Dieu de leur pardonner, de même que ceux qui par un faux zèle, ou par un zèle mal entendu, m’ont fait beaucoup de mal.
Je recommande à Dieu, ma femme, mes enfants, ma Sœur, mes Tantes, mes Frères, et tous ceux qui me sont attachés par les liens du sang, ou par quelque autre manière que ce puisse être. Je prie Dieu particulièrement de jeter des yeux de miséricorde sur ma femme, mes enfants et ma sœur qui souffrent depuis longtemps avec moi, de les soutenir par sa grâce s’ils viennent à me perdre, et tant qu’ils resteront dans ce monde périssable.
Je recommande mes enfants à ma femme, je n’ai jamais douté de sa tendresse maternelle pour eux ; je lui recommande surtout d’en faire de bons Chrétiens et d’honnêtes hommes, de leur faire regarder les grandeurs de ce monde ci (s’ils sont condamnés à les éprouver) que comme des biens dangereux et périssables, et de tourner leurs regards vers la seule gloire solide et durable de l’Éternité.
Je prie ma sœur de vouloir bien continuer sa tendresse à mes enfants, et de leur tenir lieu de mère, s’ils avaient le malheur de perdre la leur.
Je prie ma femme de me pardonner tous les maux qu’elle souffre pour moi, et les chagrins que je pourrais lui avoir donnés dans le cours de notre union, comme elle peut être sûre que je ne garde rien contre elle si elle croyait avoir quelque chose à se reprocher.
Je recommande bien vivement à mes enfants, après ce qu’ils doivent à Dieu qui doit marcher avant tout, de rester toujours unis entre eux, soumis et obéissants à leur mère, et reconnaissants de tous les soins et les peines qu’elle se donne pour eux, et en mémoire de moi. Je les prie de regarder ma soeur comme une seconde mère.
Je recommande à mon fils, s’il avait le malheur de devenir Roi, de songer qu’il se doit tout entier au bonheur de ses concitoyens, qu’il doit oublier toute haine et tout ressentiment, et nommément tout ce qui a rapport aux malheurs et aux chagrins que j’éprouve. Qu’il ne peut faire le bonheur des Peuples qu’en régnant suivant les Lois, mais en même temps qu’un Roi ne peut les faire respecter, et faire le bien qui est dans son cœur, qu’autant qu’il a l’autorité nécessaire, et qu’autrement, étant lié dans ses opérations et n’inspirant point de respect, il est plus nuisible qu’utile.
Je recommande à mon fils d’avoir soin de toutes les personnes qui m’étaient attachées, autant que les circonstances où il se trouvera lui en donneront les facultés, de songer que c’est une dette sacrée que j’ai contractée envers les enfants ou les parents de ceux qui ont péri pour moi, et ensuite de ceux qui sont malheureux pour moi. Je sais qu’il y a plusieurs personnes de celles qui m’étaient attachées, qui ne se sont pas conduites envers moi comme elles le devaient, et qui ont même montré de l’ingratitude, mais je leur pardonne, (souvent, dans les moment de troubles et d’effervescence, on n’est pas le maître de soi) et je prie mon fils, s’il en trouve l’occasion, de ne songer qu’à leur malheur.
Je voudrais pouvoir témoigner ici ma reconnaissance à ceux qui m’ont montré un véritable attachement et désintéressé. D’un côté si j’étais sensiblement touché de l’ingratitude et de la déloyauté de gens à qui je n’avais jamais témoigné que des bontés, à eux et à leurs parents ou amis, de l’autre, j’ai eu de la consolation à voir l’attachement et l’intérêt gratuit que beaucoup de personnes m’ont montrés. Je les prie d’en recevoir tous mes remerciements ; dans la situation où sont encore les choses, je craindrais de les compromettre si je parlais plus explicitement, mais je recommande spécialement à mon fils de chercher les occasions de pouvoir les reconnaître.
Je croirais calomnier cependant les sentiments de la Nation, si je ne recommandais ouvertement à mon fils MM de Chamilly et Hue, que leur véritable attachement pour moi avait portés à s’enfermer avec moi dans ce triste séjour, et qui ont pensé en être les malheureuses victimes. Je lui recommande aussi Cléry des soins duquel j’ai eu tout lieu de me louer depuis qu’il est avec moi. Comme c’est lui qui est resté avec moi jusqu’à la fin, je prie MM de la Commune de lui remettre mes hardes, mes livres, ma montre, ma bourse, et les autres petits effets qui ont été déposés au Conseil de la Commune.
Je pardonne encore très volontiers à ceux qui me gardaient, les mauvais traitements et les gênes dont ils ont cru devoir user envers moi. J’ai trouvé quelques âmes sensibles et compatissantes, que celles-là jouissent dans leur coeur de la tranquillité que doit leur donner leur façon de penser.
Je prie MM de Malesherbes, Tronchet et de Sèze, de recevoir ici tous mes remerciements et l’expression de ma sensibilité pour tous les soins et les peines qu’ils se sont donnés pour moi.
Je finis en déclarant devant Dieu et prêt à paraître devant Lui, que je ne me reproche aucun des crimes qui sont avancés contre moi.
Fait double à la Tour du Temple le 25 décembre 1792″
Testament de S. M. le Roi Louis XVI.
Listes des Messes pour le repos de l'âme du Roi Martyr, Louis XVI le Bienfaisant.
http://europa.aktion-widerstand.de/
Requiem æternam dona eis, Domine, et lux perpetua luceat eis.
Pseudo-’’père de l’Europe’’!
http://www.facebook.com/FrexitNow/
La place des patriotes - des défendeurs de la terre de nos pères - et des pourfendeurs de la modernité n'est-elle dans des expériences comme les Z.A.D.?
“ Il semble que l’union sacrée des « bio-conservateurs » contre les « techno-capitalistes » n’est pas à l’ordre du jour. La cause des zadistes n’en demeure pas moins légitime [...] Sans ignorer ni les violences déjà commises par les zadistes comme la spoliation de biens, l’agression des riverains, ainsi que les débordements à venir, ni leurs contradictions philosophiques, il faut leur reconnaître un certain courage. Le choix de s’émanciper du matérialisme ambiant pour adopter un style de vie frugal, débrouillard et solidaire procède d’une radicalité exemplaire”.
Ceux qui hurlent si volontiers, et si hypocritement, contre le "fâchisme" oublient volontairement - ou alors ils l'ignorent... - que Mussolini était un homme de gauche, venu du parti socialiste, et qu'une idéologie totalitaire, quelle qu'elle soit, n'est jamais pour nous, par définition, qu'une théorie intellectuelle et abstraite; et donc forcément en oppositions avec les réalités concrètes et charnelles, héritées de l'Histoire, dont nous partons toujours : notre humble réalisme, qui consiste à commencer par observer les faits tels qu'ils se présentent, afin d'oeuvrer patiemment - mais à partir du réel - pour un monde meilleur, nous protège de l'orgueil insensé de ceux qui prétendent inventer le meilleur des mondes (comme l'ont fait stupidement et criminellement les révolutionnaire idéologiques de 1789)... Aucun accord possible, donc, dans le domaine des idées, entre un totalitarisme (ici le fasciste italien) et le "royalisme" venu du fond des âges et "prouvé par l'histoire" que propose l'Action française; comme le montre bien Léon Daudet dans le court passage suivant. Ceci étant, et pour en revenir au contexte des années 35, la guerre venant, il fallait chercher des alliés contre la puissance allemande qu'un Pays légal républicain criminel, sabotant la victoire si chèrement acquise en 1918, avait laissé se reconstituer. Or, Mussolini, malgré ses bravades et fanfaronnades effectivement, parfois, ridicules, pouvait parfaitement - avec toutes les réserves et les reproches que l'on pouvait par ailleurs lui faire sur le plan doctrinal - être "fréquenté" pour créer un large front d'opposition à un Hitler sans cesse plus agressif : n'est-ce pas Mussolini qui s'opposa à Hitler, et le fit reculer, en mobilisant ses troupes sur le Brenner en 1935 ? Hitler venait de faire assassiner le chancelier Dollfuss, en vue de l’annexion de l’Autriche, l'Anschluss. Le 25 juillet, lorsque Mussolini envoya ses deux divisions sur le Brenner, Hitler recula... C'est dans cet esprit que l'Action française souhaitait que l'on s'alliât avec Mussolini : évidemment pas par affinité ou par proximité idéologique, mais uniquement par pur intérêt stratégique, immédiat et pressant. Dans la même optique que François Premier s'alliant avec le Grand Turc après sa déroute de Pavie, au moment où il semblait que Charles Quint et les Habsbourgs allaient écraser la France : il est bien évident qu'en s'alliant avec le Grand Turc - alliance qui prenait Charles Quint à revers... - François premier ne songeait nullement à se convertir lui-même à l'Islam, ni à faire de la France une nation musulmane et à la couvrir de mosquées !... Seule le guidait une vision politique et puissamment réaliste des choses, ainsi qu'une vision claire de l'intérêt national. Mutatis mutandis, c'est dans le même esprit que l'Action française envisageait les choses, vis-à-vis de Mussolini, juste avant la guerre : il nous fallait des alliés, fussent-ils, par ailleurs, loin de nous "idéologiquement" : la République préféra, justement pour des raisons idéologiques, jeter finalement Mussolini dans les bras d'Hitler, alors qu'il avait commencé par le combattre ! Aveuglement criminel des idéologues, qui ne raisonnent pas à partir des faits mais de leurs abstractions.... Mais, au final, c'est toujours "la France qui paye" ! De "Député de Paris", pages 176/177 : "...La méconnaissance de l'immense mouvement qu'est le fascisme italien, de ses racines dans le passé, de son animateur, comptera comme une des grandes bévues de la République finissante française. Nous somme séparés du fascisme par l'immense fossé de la religion d'Etat - religion politique, s'entend - dont nous a dispensés le régime le plus souple et le plus évolué de l'Histoire, la monarchie française. Nous ne croyons pas, organiquement parlant, à la congestion indéfinie du centre, avec anémie consécutive de la périphérie, ou plutôt nous connaissons les dangers de cette forme du jacobinisme et de la politique du poulpe. Une des raisons décisives qui m'ont amenées à Maurras, c'est sa formule de décentralisation administrative, si décongestionnante et si claire, dont nous n'avons cessé de nous émerveiller, ma femme et moi, depuis les inoubliables articles de la Gazette de France, de 1902 à 1908. Ce que je redoute dans le Syllanisme fasciste, par ailleurs séduisant, c'est la décompression presque fatale d'un tel système, le jour de la disparition de son chef, comme il arriva précisément pour Sylla. A la centralisation étatiste, même louis-quatorzienne, il faut la main d'un homme de génie. S'il s'en va, on risque le jacobinisme ou l'anarchie, ou un fléau dans le genre de Bonaparte, mêlé d'étatisme et d'insanité. Je m'excuse de ces considérations qui, touchant à la politique italienne, aujourd'hui rapprochée de l'Allemagne par notre faute, peuvent sembler accessoires, et je reviens à la politique française, mais hélas parlementaire, de l'année de la Rhur..." Il est souvent intéressant et instructif - et, parfois, presque amusant, comme ici... - de rapprocher des textes émanant de personnes que tout oppose : ainsi, après avoir lu ce passage de Daudet, peut-on trouver matière à réflexion dans... "Le Populaire" du 25 octobre 1934, où Léon Blum écrit ceci : "Quand on place avant tout autre l'intérêt de la stabilité gouvernementale, on est monarchiste. On l'est consciemment ou inconsciemment, en le sachant ou sans le savoir, mais on l'est ! Seule la monarchie est stable par essence, et encore la monarchie totale, où le roi gouverne en même temps qu'il règne. Les dictatures fascistes ne sont pas stables; même si le dictateur évite les cataclysmes analogues à ceux qui l'ont porté au pouvoir, il reste une cause d'instabilité majeure qu'il ne peut éluder : sa succession."
Acca Larentia, 2018
GPA = marchandisation, financiarisation et mondialisation des corps = libéralisme intégral.
Cortège contre l’UE à Aix-en-Provence le 9 décembre 2017.
Pour l’Europe des nations et des patries!
http://www.facebook.com/media/set/?set=a.1375567455886676.1073741837.498899960220101&type=1&l=1746e27063