[L]e 13 Décembre 1204, épuisé par tant de labeur, Maïmonide mourut. Sa mort donna lieu à d'exceptionnelles manifestations de deuil, y compris hors du monde juif. À Fostat, sa ville d'acceuil, un deuil de trois jours fut proclamé. À Jérusalem, on observa un jour de jeune public, avec lectures bibliques, en particulier celle d'un passage de Samuel (I Sam. 4) se terminant par ce verset: « La Gloire a quitté Israël car l'Arche du Seigneur a été emportée. »
Comme nous l'avons précédemment mentionné, selon certains, ses restes auraient été transférés à Tibériade, selon d'autres, sa véritable tombe se trouve bien dans le vieux Caire. Rappelons que Maïmonide avait proscrit le culte des tombes des saints. On se prend à imaginer que cette énigme aurait été tramée par lui-même pour décourager un éventuel culte, qu'il considérait comme d'essence païenne, rendu à sa sepulture. N'est-elle pas dans le style de l'auteur du Guide?
Gérard Haddad, Maïmonide











