Les soirées du 24 et du 25 se sont déroulées au nord de Malekula, sur l'ilot de Vao, dans la famille de Juliette : son mari, ses 2 fils, sa belle-fille, et la nouvelle petite copine du dernier qui avait l'air totalement paumée. Contrairement à Lakatoro, ici, on parle français. Nous avons plutôt bien mangé (malgré un ras le bol collectif de l'igname et consorts), et avons même été invités à danser avec la famille élargie sur Se-se-se-selima, Sexion d'Assaut et autres zouks. Puis, on nous a ramené chez Juliette. Etait-ce parce que nous gênions, parce que le fils ainé voulait essayer sa nouvelle platine, ou que la famille élargie était décidément trop bourrée, et qu'on ne voulait pas que les touristes voient ça ? Le rapport à l'alcool a l'air compliqué ici. Comme les kanaks de Calédonie, et contrairement à nous autres Occidentaux, les Ni-van n'ont pas des siècles de consommation d'alcool dans leurs gènes. Du coup, ils ne le supportent pas très bien et, ivres, ont tendance à un peu trop se lâcher. D'où l'interdiction de vendre de l'alcool le week end dans ces 2 pays. Les locaux ont parait-il l'insulte facile vis-a-vis des blancs, eux qui d'ordinaire sont de la plus grande politesse. Juliette n'a pas voulu prendre de risque et ne nous a pas lâché d'une semelle sur l'ilôt.