ether made sum (VERY self-indulgent) genders.......yum
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“Au moment où j’avais réussi à trouver toutes les réponses, toutes les questions ont changé. “ - Paulo Coelho
D’aussi loin que je me souvienne, j’ai toujours essayé de comprendre le monde dans lequel je vivais. Baladée du conformisme de l’école à celui de la société en générale, j’ai peiné toute ma vie pour comprendre où était ma place. Je n’étais à l’aise à aucune de celle qu’on aurait voulu que j’occupe. Pas plus en société qu’en famille.
Aucune étiquette ne collait sur mon front et aucune case ne me correspondait. Répondre à une question bête comme chou du genre “quelle était ma couleur préférée” était parfaitement déstabilisant pour moi.
Faire un choix ? Pourquoi ? Est-ce que je suis supposée aimer une couleur plus qu’une autre ? Si oui, pourquoi ? Et qu’est-ce que c’est supposé dire sur moi ?
Entre les “tu réfléchis trop” et les “tu te poses trop de questions” que je me prenais régulièrement dans les dents, le plus déstabilisant était encore de voir que les autres enfants pouvaient répondre sans hésiter, eux, à ce genre de questions.
Je n’ai jamais compris comment ils faisaient. Aujourd’hui encore je ne suis pas capable de vous asséner la révélation de ma couleur préférée ou mon avis sur tel ou tel sujet sans étudier mille paramètres au préalable.
Mais curieusement ça ne me dérange plus.
Parce qu’au fil de mes réflexions, à retourner tous les problèmes du monde dans ma petite tête j’ai fini par trouver quelque chose dont, curieusement, je suis certaine : On n'est jamais sûr de rien, pas plus du meilleur que du pire.
Ça peut vous paraître curieux, mais moi je trouve cette pensée étrangement réconfortante.