Chagall sent, vit et s’exprime: les amoureux, étendus sur le sol, ou l’un à l’autre enlacés en plein ciel; les fleurs et les bêtes, où ils se retrouvent encore, comme ce bouquet somptueux qui, pour les faire danser, jaillit de l’Opéra, ou cette poule qui les porte, ce chat qui les garde, cette vache énorme qui les abrite en son ventre; les femmes, mi-humaines, mi-célestes, qui sur leurs seins nus pressent un enfant; les fleurs, les jardins et les rues, où promener leurs amours et leurs peines; les anges, qui les accompagnent du violon; le Christ, écartelé sur Paris et le corps tendu vers eux, comme pour donner un sens à l’aventure humaine …
Marcel Arland


















