WORLD WAR Z (2013) Comme indiqué dans son patronyme, et contrairement à son excellente -et originale- version papier signée Max Brooks -le fils de Mel-, le long-métrage de zombie de Marc Foster -QUANTUM OF SOLACE (2008), le moins bon des reboot de l’agent 007- est vraiment “Z”. Là où le roman nous présentait plusieurs facettes de l’infection via moult personnages à travers le monde, WORLD WAR Z se veut ambassadeur-démocrate que zombie-movie: dépourvu de sang ou de gore, l’oeuvre est menée par un Brad Pitt hélas inapproprié pour ce spectaculaire voyage, où d’immenses hordes d’infectés nerveux et agressifs vont mettre à mal la race humaine. Très téléphoné, le récit cède parfois à l’abrutissement le plus total, avec ce placement produit insensé -bois du Pepsi, ça te donnera la force de sauver le monde-, ou pire, ce héros omniscient et ultra-chanceux qui trouve une solution à tout problème en permanence. Et WORLD WAR Z a beau se démener pour exceller dans les scènes dynamiques où des centaines de zombies attaquent, c’est nul. Brad Pitt n’en a rien à foutre, et côtoie de trop près des idéologies douteuses lors de sa visite à Jérusalem: quel intérêt de relancer en douce d’affreux débats religieux? Palliant au manque de diversité des situations avec des gimmicks génériques, WORLD WAR Z est non seulement un vol de titre -rien à voir avec le livre-, mais transforme aussi le genre du zombie-movie en produit surfant sur le succès des morts-vivants -notamment, à l’époque, grâce au triomphant tv-show THE WALKING DEAD (2010-20??)-, aseptisé, lisse et sans grand intérêt. Va t’acheter le livre au lieu de lire cette review, tu gagneras du temps... Tant de moyens et d’artifices pour que dalle: c’est donc vers les indestructibles références absolues que sont 28 DAYS LATER (2002) et 28 WEEKS LATER (2007) vers lesquelles faut revenir -et vénérer-: tant de thématiques obligatoires -les codes du genre- sont écartées, voire salies dans ce WORLD WAR Z totalement dispensable... Putain, le seul instant gore est un bras coupé, que la caméra prend bien soin d’éviter. No blood, no good! Visionné lors du Printemps du Cinéma, j’avais promis -en plaisantant- à l’ami qui m’avait payé la place de le rembourser, lors de l’inévitable débat post-séance: pour tout le mal que m’a donné ce revisionnage -en VOST- du bousin, je te promets, mon pote, de tenir mon engagement à notre prochaine rencontre. Il ne faut pas payer pour ça. Non. Personne ne devrait payer pour voir ce type de série “Z”: heureusement qu’il y a le X, hein? Comment David Fincher va rattraper cette merde? WORLD WAR MERDE /20









