Hans aimait certains animaux, en particulier les ours, les lapins, et, justement, les sangliers, qu'il avait appris à apprécier au cours des ces visites dans la demeure : oui, cet endroit lui avait beaucoup appris, l'avait transformé. Adolf lui avait permis d'obtenir des délices qu'il n'aurait probablement pas pu obtenir sans lui ; mais là, il y avait un dilemme, et il fallait agir vite.
Il fit un signe au sanglier pour qu'il fasse un salut nazi. La bête, d'un coup d'oeil, sans bouger la tête, comprit tout de suite, et transforma ses pattes en l'air en ce fameux salut, dans lequel il mit toute son énergie. Soudain, les traits d'Adolf se décrispèrent. Il souleva son doigt de la gâchette, et regarda l'animal, qui maintenait le salut, ferme, courageux, pour tout dire aryen. Adolf se repeigna avec le pouce, rangea son Luger, et dit à l'animal de partir rapidement avant qu'il change d'avis. La bête obéit.
Il s'agissait vraiment d'une soirée bien singulière. Adolf rentra à la demeure. Hans se cachait, et était déjà rentré par la porte de derrière.
Basile Pesso, Barcelona, 9 juillet 2 017
Eels, That Look You Give that Guy
(Episode 11 de Oncle Adolf - A suivre)
(Pour essayer de déterrifier tout le monde et même si c’est absolument évident, il s’agit d’une nouvelle anti-nazie et non du contraire…)