je sais où tu es.
Je t’avoue qu’au début je ne comprenais pas, je ne savais pas où tu pouvais être. Bien évidemment c’est là qu’est tout le mystère de la vie, n’est-ce pas ? On ne sait pas où ça se termine, si ça continue, ce qu’il adviendra de ce qu’ils appellent notre âme, on est et on naît dans l’ignorance la plus totale. Mais pourtant, je n’ai jamais arrêté de sentir ta présence, tout près de moi. C’était comme ils le décrivent : un souffle dans le cou alors qu’il n’y a pas de vent, la sensation qu’on vous prend la main alors qu’il n’y a personne, l’impression d’être observé, de ne jamais être seul. J’ai voulu croire que c’était toi, comme tous les autres, parce qu’apparemment c’est rassurant. Je n’appellerais pas rassurant le fait d’avoir un « fantôme », un écho du passé, qui vous suit partout. Mais pourtant, ça l’était. Je pense que c’est ça le manque. C’est de penser que tu es là alors que c’est impossible que tu le sois, impossible dans le sens que ça n’a jamais, et peut-être ne sera jamais, prouvé. Je sais où tu es, car tu es dans mon cœur. Je sais où tu vas, car tu m’accompagnes pas à pas. Peut-être que ce n’est qu’une illusion, qu’on se conforte dans notre idée qu’il existe quelque chose après la mort, pour la rendre moins terrifiante. J’ai longtemps cru que si je n’étais plus aussi triste de ta disparition, ça voudrait dire que je t’avais oublié, ça voudrait dire que tu ne serais plus le souffle dans mon cou, la main imaginaire dans la mienne, l’ombre qui me suit. Mais ce n’est pas vrai, au contraire, plus j’apprends à vivre avec ça, mieux j’apprends à vivre avec ses sensations. Et je le sais, je le sens, tu ne t’en iras pas, tu resteras dans mon cœur. Même si un jour, je ne remarque plus ces sensations, je sais qu’elles n’auront pas disparues. Tu es l’ange qui me guide, qui me montre le droit chemin. Même si tu n’es plus présent physiquement, l’impact que tu as eu sur moi c’est quelque chose que je n’oublierais jamais. Merci d’avoir sauvé ma vie, j’en prends à présent grand soin, là est ton héritage. « Tu n’es plus là où tu étais, mais tu es partout là où je suis » a dit Victor Hugo. Je t’aime, Always.



















