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Plaque en hommage à : Gilbert du Motier de La Fayette
Type : Lieu de décès
Adresse : 8 rue d'Anjou, 75008 Paris, France
Date de pose : Inconnue
Texte : Le général La Fayette, défenseur de la liberté en Amérique, un des fondateurs de la liberté en France, né le 6 septembre 1757 au château de Chavagnac en Auvergne, est mort dans cette maison le 20 mai 1834.
Quelques précisions : Gilbert du Motier de la Fayette (1757-1834), plus connu sous le simple nom de La Fayette ou Lafayette, est un militaire et homme politique français. Débutant sa carrière militaire à l'âge de seize ans, il décide rapidement de partir combattre en Amérique, où il débarque en 1777. Il devient alors une figure de la guerre d'indépendance américaine, période qui lui vaut son surnom de "Héros des deux mondes" : il se lie notamment d'amitié avec Georges Washington qui le place à la tête d'une division malgré son jeune âge. Assurant une liaison entre les forces indépendantistes et le pouvoir royal français, il prend par à des batailles majeures comme celle de Yorktown. Revenu en France en 1781, il souhaite y transposer les principes de la révolution américaine et joue un rôle public de premier plan dans les relations franco-américaines. Député de la noblesse aux États généraux de 1789, il est nommé vice-président de l'Assemblée constituante et commandant de la Garde nationale, et propose une première version de la Déclaration des Droits de l'Homme et du Citoyen. Révolutionnaire modéré, proche du pouvoir royal, il prône la réconciliation, mais est de plus en plus contesté en particulier après la fuite de Varennes et sa tendance à vouloir protéger le roi. Quittant ses fonctions en 1791, il retourne à l'armée et entretient des relations conflictuelles avec l'Assemblée dominée par les Jacobins. Arrêté par les troupes autrichiennes, il n'est libéré qu'en 1797 après une rude captivité et s'exile pour un temps en Hollande. Revenu en France en 1800, il entretient des relations complexes avec le régime napoléonien. Toutefois, si en tant que député il s'oppose à l'avènement de l'Empire, il accueille également avec une certaine tiédeur la Restauration. Il joue un rôle de premier plan dans la révolution de juillet 1830, mais refuse la présidence d'un gouvernement provisoire, et son soutien au régime de Louis-Philippe s'étiole progressivement. Il jette un regard favorable sur les révolutions européennes, et se fait également connaître dès les années 1780 par de profondes convictions antiesclavagistes. Mort des suites d'une pneumonie, il reste une personnalité majeure de l'histoire de France et une icône de la liberté pour les Américains. Son nom est mentionné sur une autre plaque commémorative à Paris, rue Saint-Honoré.
Wojchiech Pszoniak est un acteur polonais ayant joué le rôle de Robespierre dans le film DANTON, est décédé le 19 octobre 2020
Réflexions sur le deuil [notes du journal]
Quand je pense à elle, que je me rappelle qu'elle est, réellement, morte, il y a comme un grand cri qui me submerge à l'intérieur, silencieusement, qui envahi, recouvre tout. Et toujours ce "pas elle, pas elle" qui revient. Pas elle mais alors qui ? N'est-ce pas, plutôt, "pas à moi", que ça n'arrive pas à moi, que ça reste pour les autres lointains, inconnus, pour les histoires, les livres, les films, là où c'est supportable, et pas tangiblement ici dans la vraie vie, la mienne. Et pourtant, c'est là. Ce n'est pas appréhendable. C'est comme quand j'ai vu son corps au funérarium. On aurait dit un mannequin de cire. Plus laide et plus belle à la fois, instinctivement je ne la reconnaissais pas. Pourtant. Sa bouche surtout tombait, se fendait. Le haut du visage lui ressemblait plus, ils avaient teint ses cheveux en noir. Je voulais partir, fuir cette image et, à la fois, je voulais rester avec elle, ne pas la laisser, seule. Sa dernière apparition. Je lui ai dit cent fois que je l'aimais. Même si je savais qu'elle n'entendrait pas, elle, son corps abandonné a pu recevoir ça. C'est une chose étrange que de voir ce double, vide, de la personne aimée, qui n'ouvrira jamais les yeux alors qu'on concentre tout son être dessus. Nous ne sommes pas préparés à ça, c'est trop loin de la réalité, difficile, voire impossible, à appréhender. On ne le comprend pas, on sait juste ce que c'est, ce que ça implique. Mais arriver à comprendre ce corps là, non, à comprendre que cela soit possible, réel, que ça nous arrive à nous, aujourd'hui, alors que la veille tout était en ordre, non. On ne peut pas savoir ça avant que ça arrive. Et quand ça arrive, on est seul, démuni. On est brisé. Pas entièrement, pas assez pour empêcher que la vie ne suive son cours. Mais on est brisé quelque part. Avec la personne manquante, c'est tout un pan de notre mémoire, de nos souvenirs, de notre enfance qui disparait, s'écroule. L'enfance, les lieux habités, le Noël symbolique (idéal, qui n'est possible qu'enfant). A la place, le grand silence, le puits, le blanc. Le deuil est blanc, pas noir. Il faut comprendre et réussir à vivre avec ce blanc en nous, ce manque irrémédiable, irréparable. Comment peut-on saisir cette perte ? Brutale, elle n'a pas de sens. On ne peut pas se raccrocher au "c'est dans l'ordre des choses" : c'est un désordre qui ne s'arrange pas. Il faut combler l'absence d'autres choses pour survivre et cette injustice, cette trahison, fait mal. L'oublier ? La remplacer ? Choisir la vie. Horrible mais nécessaire. Se concentrer sur une image d'elle, la réduire, la comprimer, l’embellir et, peu à peu, user cette image, la désinvestir. Je ne veux pourtant pas l'abandonner, je veux écrire sur elle, lire son histoire afin de lui redonner une voix. Mais la mort, ici la morte, devient un mystère qu'on ne peut plus questionner. C'est aussi ça le deuil : rester avec tout un tas de questions, d'aveux, de mots qui demeureront lettres mortes. La complète incertitude, le silence, encore un peu plus. Un jour, je serai une personne sans maman et j'en aurai l'habitude, comme j'ai pris l'habitude de d'autres pertes. Il faudra trouver tellement de choses, d'êtres, d'objets pour égayer la maison et la remplir de beauté, pour être plus fort que ça, pour équilibrer la balance, pour en échange supporter la perte. Tellement. Je promets d'être farouchement indépendante, de voir le beau à chaque seconde, d'avoir pleinement conscience de chaque chose. Pas comme eux, c'est vrai. Mais je n'aurais pas pu la sauver du vide, même en étant restée là-bas. Elle était construite ainsi et moi je suis autre. Il faut absolument accepter que, quoi qu'il arrive, nous perdons peu à peu ce qui nous a construit. Sa mort ne changera pas mon quotidien mais toute la façon de l'appréhender. Le deuil apporte un nouvel éclairage sur la vie, une lumière double, à la fois angoissante, révélant la fragilité du corps, du lien avec l'autre. Et, par là même, poussant plus frénétiquement dans la vie. Se consumer, aimer, créer, indépendance, liberté. Il faut absolument y arriver. Vivre au delà de la mort.
LATIN (haaaaaaaa)
rosa/a/am/ae/ae/a - ae/ae/as/arum/osis/osis
dominus/e/um/i/o/o - i/i/os/orum/is/is
templum/um/um foizbiuzpuivfbvuboauob sbleu..gn...
😢
je sais où tu es.
Je t’avoue qu’au début je ne comprenais pas, je ne savais pas où tu pouvais être. Bien évidemment c’est là qu’est tout le mystère de la vie, n’est-ce pas ? On ne sait pas où ça se termine, si ça continue, ce qu’il adviendra de ce qu’ils appellent notre âme, on est et on naît dans l’ignorance la plus totale. Mais pourtant, je n’ai jamais arrêté de sentir ta présence, tout près de moi. C’était comme ils le décrivent : un souffle dans le cou alors qu’il n’y a pas de vent, la sensation qu’on vous prend la main alors qu’il n’y a personne, l’impression d’être observé, de ne jamais être seul. J’ai voulu croire que c’était toi, comme tous les autres, parce qu’apparemment c’est rassurant. Je n’appellerais pas rassurant le fait d’avoir un « fantôme », un écho du passé, qui vous suit partout. Mais pourtant, ça l’était. Je pense que c’est ça le manque. C’est de penser que tu es là alors que c’est impossible que tu le sois, impossible dans le sens que ça n’a jamais, et peut-être ne sera jamais, prouvé. Je sais où tu es, car tu es dans mon cœur. Je sais où tu vas, car tu m’accompagnes pas à pas. Peut-être que ce n’est qu’une illusion, qu’on se conforte dans notre idée qu’il existe quelque chose après la mort, pour la rendre moins terrifiante. J’ai longtemps cru que si je n’étais plus aussi triste de ta disparition, ça voudrait dire que je t’avais oublié, ça voudrait dire que tu ne serais plus le souffle dans mon cou, la main imaginaire dans la mienne, l’ombre qui me suit. Mais ce n’est pas vrai, au contraire, plus j’apprends à vivre avec ça, mieux j’apprends à vivre avec ses sensations. Et je le sais, je le sens, tu ne t’en iras pas, tu resteras dans mon cœur. Même si un jour, je ne remarque plus ces sensations, je sais qu’elles n’auront pas disparues. Tu es l’ange qui me guide, qui me montre le droit chemin. Même si tu n’es plus présent physiquement, l’impact que tu as eu sur moi c’est quelque chose que je n’oublierais jamais. Merci d’avoir sauvé ma vie, j’en prends à présent grand soin, là est ton héritage. « Tu n’es plus là où tu étais, mais tu es partout là où je suis » a dit Victor Hugo. Je t’aime, Always.