Il y a des amours qui vivent dans le réel… et d’autres dans l’imaginaire. Les amours impossibles, les doubles vies, les liens virtuels sont souvent les plus intenses, non pas parce qu’ils sont meilleurs, mais parce qu’ils échappent au quotidien. Dans le fantasme, tout prend plus de relief : le désir, l’attente, le mystère. Rien ne s’use, rien ne devient banal. Mais au fond, il ne s’agit pas d’opposer fantasme et réalité, plutôt de voir ce que l’on en fait. Bien utilisé, l’imaginaire ne fragilise pas une relation, il peut au contraire l’alimenter. Il agit comme un moteur : il réveille le désir, maintient le jeu, empêche la routine de s’installer, à condition de ne pas s’y enfermer. Le danger n’est pas de rêver ailleurs, mais de ne plus ramener cette énergie dans le concret. Ce que l’on cherche, ce n’est pas une personne parfaite, mais une émotion qui dure. Et ça, ça se construit à deux.
Rêver est une chose… faire du réel un espace de désir en est une autre.













