Vendredi 19 Janvier :
Malgré le manque de lampadaires j'ai quand même eu beaucoup de mal à dormir.
Je descends d'à travers le brouillard, la pluie et le vent pour retourner près de la pointe et bouquine le temps que le café ouvre. Je sors quand même faire quelques photos de l'îlot / réserve naturelle de reproduction de quatre espèces d'oiseaux, sur laquelle paissent aussi des brebis.
Au final les horaires de Google étaient faux alors je vais dans le centre de Topo boire mon café sur j'accompagne d'un délicieux flan au subtil goût de citron, maison bien sur.
En tous cas pour le moment c'est mort la vue depuis les Miradouros le long de la route car c'est bouché complet.
Quand je bascule vers le nord il semble qu'il fasse un peu mieux le long des côtes et j'ai même quelques points de vue sur l'île de Pico où il a l'air de faire carrément beau.
Le paysage de landes dans le brouillard avec les bruyères arborescentes ça fait très Tolkien.
Je rejoins la faja dos Cubres, une des plus connues de la côte nord. Elle est assez large et a plusieurs lacs d'eau douce en son sein avec aussi une ruine de moulin.
Je m'y mets à l'abri d'ailleurs quelques minutes le temps qu'une averse passe. Il y a plein d'oiseaux qui nichent ici dans les roseaux et les arbustes.
La balade qui part de cette faja et rejoint celle de caldera de Santo Cristo, une des plus jolies de l'île, fait seulement 4,5 km en piste carrossable pour les quads.
C'est un peu monta dabala mais ça va. Au milieu il y a la Faja de Belo, quasi entièrement occupée par un complexe de chambres d'hôtes (120 euros la nuit), pour une expérience immersive, loin de tout.
Après une autre section montée descente me voilà arrivé. Ici le lac intérieur est saumatre, car en partie relié à la mer, et on y cultive des palourdes.
Le village est joli avec une belle petite église et des maisons traditionnelles en pierre volcanique. Il y en a même une peinte en bleu, comme à Chefchaouen, au Maroc.
Je pensais revenir en faisant le tour du lac mais n'avais pas remarqué le canal, difficile à traverser mal équipé, et je repars dans l'autre sens après avoir fait ma pause déjeuner sur le petit abri en pierre.
Une fois revenu j'envoie un message à Julia, la propriétaire des chambres pour lui dire que j'arrive dans 45 minutes.
Je retraverse le brouillard et trouve un temps plutôt dégagé à Velas. Je passe faire une petite course puis vais poser mes affaires dans ma nouvelle chambre.
Comme le temps présage presque d'un joli coucher de soleil je me décide à compléter mon effort de la journée par une petite grimpette sur le monte Morro, petite colline surplombant la baie de Velas.
J'achève de grimper juste à temps mais le soleil finira malheureusement sa course derrière les nuages. Par contre la Montanha Pico, elle est en train de se découvrir. J'ai même droit au chapeau de nuages sur la fin.
En remontant j'entends bêler une brebis et me rends compte qu'elle est coincée dans des ronces. Malheureusement c'est pas très accessible et j'ai pas mon couteau. J'envoie un message à la propriétaire et lui demande si elle a les coordonnées du berger. Elle me les donne du coup je mets au courant le berger.
Je reviens dans la pénombre me gare dans la rue et en profite enfin pour aller me doucher après une mauvaise nuit et une journée bien occupée.
Résumé de cette journée de marche : 14,5 km, 548m de d+, en 3h35.
Ma propriétaire m'avait qu'il y avait une fête où on pouvait manger. J'ai été voir, en fait c'était un meeting politique où les candidats payaient à manger à tout le monde, plus de 400 personnes.
Je me fais ma popote dans la cuisine puis vais me coucher pas trop tard, j'ai du sommeil à rattraper.















