Le quotidien décroche dans l’agglomération grenobloise : que le Nouvel Obs consacre 5 pages cette semaine pour un article sur “la drogue qui règne sur la ville de Grenoble”, c’est une “consécration” totalement inattendue de la part de ce magazine d’opinion officiellement à gauche. Et les chiffres officiels publiés font “froid dans le dos” : toutes les formes de délinquances augmentent sur 2017 : cambriolages : + 10 %, véhicules incendiés : + 8 %, vols avec violences : + 26 %, vols violents avec armes : + 42 % (cf page 48 du Nouvel Obs du 30 novembre 2017). Sur des Communes péri-urbaines, des chiffres de délinquances sur un seul trimestre dépassent désormais les chiffres hier annuels. Ce règne de l’insécurité est l’une des facettes de l’actuel décrochage des élus face à la qualité quotidienne de vie dans l’agglomération. Et la semaine écoulée s’est chargée d’ajouter d’autres facettes connues elles aussi de longue date : multiplication des bouchons, faillite totale dans le déneigement ... Que devient la qualité de vie dans une collectivité locale quand la violence est au coin de chaque rue, quand il faut 2 heures pour se rendre à
son travail là où 30 minutes suffisent d’ordinaire, quand aucun horaire de déplacement n’est plus garanti dans l’agglomération ... ? Le plus inquiétant, et l’article du Nouvel Obs est très instructif en la matière, c’est le défaitisme qui règne parmi les actuels élus locaux. Un échec accepté. Sur le point d’entrer dans l’avant-dernière année de mandat, ce décrochage crée une colère locale qui très probablement va susciter de lourdes conséquences électorales sur l’appréciation portée sur les bilans des sortants toutes étiquettes politiques confondues. Un réel ras le bol a pris corps et s’exprime de plus en plus fortement.