Ecrire, c'est ne pas mourir.
Novembre, Jours Sombres.
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Ecrire, c'est ne pas mourir.
Novembre, Jours Sombres.
Cold nights, chess, coffee, cigarettes and nuits songes.
Novembre, Pensées du soir.
If my life were a movie I would like it to be silent and in black and white, so that everyone could have their own feelings.
Les larmes coulent chaudement sur mes joues, j'ai les yeux qui brûlent. J'ai si mal que ma bouche reste muette, comme si elle avait été cousue. À l'intérieur de moi naît un grand feu qui embrase tout mon corps meurtri par la douleur. Je tremble, l'incendie qui m'anime réchauffe mon corps, pourtant mon cœur est aussi froid qu'une pluie d'hiver. J'ai envie de détruire tout ce que je touche, de mettre le monde à feu et à sang pour tuer mes propres afflictions - jusqu'à ce qu'il n'y ait plus âme qui vive. Pas même la mienne.
- Novembre, Jours Sombres.
They say I'm sad... Of course I am. I'm a writer, what were you expecting? And I'm not sad, I'm hopelessly realistic...
Novembre.
Une lettre, une encre noire et un napperon tâché.
Je suis l'encre noire renversée sur un napperon blanc
Je suis le temps qui s'écoule sans que l'on puisse le rattraper
L'encre noircit le chêne de ce vieux bureau d'école d'antan
Et ces tâches nous rappellerons qu'auparavant nous y écrivions.
Désormais il est voilé d'un drap blanc semblable au spectre d'un fantôme
L'horloge prend un malin plaisir à nous faire oublier nos sourires
Elle préfère nous rendre nostalgiques, "ah c'était le bon temps !"
Nous nous remémorons les bêtises que nous faisions étant môme
Nous courrions pour ne pas nous faire punir et il y avait ton rire
Je n'oublierai jamais, je l'entends encore lorsque je m'assieds sur ce même banc
Où je t'ai dit un soir d'été en septembre quarante-cinq, "je t'aime Marie"
Tu avais ris si fort et j'étais aussi rouge qu'une prairie parsemée de coquelicots
Hélas notre amour devait rester secret car ta mère était polonaise et mon père, Allemand
Je savais d'avance, lorsque j'ai reçu ma lettre de l'armée, que j'allais te perdre
Mon cœur a cessé de battre, car au front, il n'y a plus de place pour les sentiments
La dernière fois que je t'ai vue, ta robe rougeâtre voletait parmi ces fleurs
Tu rayonnais comme le soleil, ta beauté et ta malice suffisaient à faire mon bonheur
Je t'admirais danser parmi tout le jaune des pissenlits et le rouge des coquelicots
De toutes les fleurs de cette prairie tu étais la plus jolie, même étendue les yeux clos.
Ô ma pauvre Marie, désormais tu es aussi pourpre que le vin qui coule de mes mains
Je t'avais pourtant suppliée de quitter Varsovie mais ma voix ne pouvait pas rivaliser avec les bombes...
Je suis l'encre noire renversée sur un napperon blanc
Je suis le temps qui s'écoule sans que l'on puisse le rattraper
L'encre noircit le chêne de ce vieux bureau d'école d'antan
Et ces tâches nous rappellerons qu'auparavant on y écrivait
Une lettre d'amour qui ne sera jamais envoyée
Car la personne à qui elle est adressée
Nous a depuis fort longtemps quitté.
- À Marie, ma bien aimée.
Novembre, recueil Jours Sombres.
Je suis un assassin. J'ai le sang de mes rêves et espoirs sur les mains. Mon cœur ne cesse de saigner à chaque fois que je tue à grands coups de pessimisme, tout ce qui peut me rapproche du bonheur. J'ai peur, j'ai peur de le perdre et même avant cela, de ne pas l'aimer. Qui connait le bonheur? L'unique, le véritable? Il n'y a que l'écriture, ô cette grande dame, mon amante, qui ne se meurt point. Qu'ais-je fait? Me voilà comme un con avec comme seul idylle, le noir de mes pensées. Je ne vois le monde qu'en noir et blanc, les mêmes couleurs que mon âme après s'être vidée de ce liquide rouge sur ma chemise. Je suis un assassin attendant sa fin pour ne plus souffrir du lendemain.
Novembre, Jours Sombres.
Ce soir j'ai décidé d'attraper mes démons par les cornes pour mieux leur murmurer à l'oreille: « Eh les amis ! Plutôt que de me laisser tourmenter en silence, pourquoi n'écrirais-je pas un livre sur vous? »