Reunion
seen from Indonesia
seen from China
seen from Germany

seen from Brazil

seen from United States
seen from Türkiye
seen from United States
seen from United Kingdom

seen from Malaysia
seen from United Kingdom
seen from New Zealand
seen from Israel
seen from Côte d’Ivoire
seen from United States

seen from New Zealand
seen from Malaysia
seen from Türkiye
seen from China

seen from United Kingdom

seen from South Africa
Reunion
@em0tionallymotionsick your moodboard... waowww
Maybe All Tyler ever wanted was to rage without feeling sorry for it, without being called a monster.
What is more human than a criminal?
Maybe all Wednesday wanted was to be who she is, what she is, love who she is without changing who she is.
All they ever wanted was to be, without being sorry for it.
Ne dis jamais que tu ne vaux rien, à toi tout seul, tu es déjà tout un monde de sentiments, de poésie et d'émotions…
V. H. SCORP
We will not be eradicated
Comme un goût amer posé sur la langue, je regarde l’horizon.
J’ignore les larmes qui glissent le long de mon visage, comme si elles ne m’appartenaient déjà plus. Dehors, il pleut. Mais en moi, c’est un océan qui déborde, salé, vaste, sans rivage.
Je n’entends rien, sinon ce cœur qui cogne contre ma poitrine, si fort que le hurlement du vent n’est rien comparé à la tempête qui m’habite.
Je ne comprends pas. Tout se mélange, se noue, s’emmêle. Un chaos épais, une houle sombre, un vertige brûlant, comme un cocktail prêt à exploser et qui m’arrache jusqu’au souffle.
Je suis perdue au milieu des vagues. Je me suis éloignée du rivage il y a si longtemps que même le souvenir de la terre ferme s’efface.
L’espoir… l’espoir n’est plus.
Est-il parti, ou m’a-t-il été arraché ? Par cette personne que j’ai attendue des années, comme on attend une lumière dans une pièce fermée, en restant immobile, convaincue qu’elle finira par entrer.
On dit souvent : « passe à autre chose ». Une phrase lancée comme une bouée, mais qui, parfois, coupe plus qu’elle ne sauve. Je sais qu’elle vient d’un élan sincère, d’un désir de réparer, de sécher les larmes, de tendre une main dans l’obscurité.
Mais à cet instant précis, la seule chose que je voudrais vraiment, c’est arracher ce cœur de ma poitrine, le réduire au silence, ne plus rien sentir.
Parce qu’enlever l’espoir, ce n’est pas juste tourner une page. C’est effacer une part de soi, une part de son histoire, une part de ce que l’on a été.
Mon cher ami, Aujourd'hui c'est mon corps qui écrit à vos lèvres, les mots imbibés d'amour dans l'encre de ma fièvre. J'ai pour habitude de garder tout en moi, c'est une jolie façon pour ne pas altérer mes sentiments de femme, partager c'est souvent rendre fragile le vent de nos pensées, je ne veux pas voir le beau se transformer en cristal. Prenez alors les lettres de mes mains, le lit de ma peau et la fleur de mon âge. Touchez le rouge de votre bouche contaminée par le murmure de mon rêve, embrassez ce rendez-vous secret qui passe sur l'instant. Mon cher ami, l'inassouvi est une empreinte éternelle, la demande, une épaule qui reste dans le temps, entre moi, entre nous vit un silence si réel que je me gorge même de l'oubli pour embrasser la vie. La tristesse, la solitude ne sont rien lorsque je pense à vous, ma robe a des fleurs blanches qui poussent, joueuses de vous savoir là-bas, mes doigts ordonnent, posent l'inutile pour que je me nourrisse du jour. Mon cher ami, je perds l'usage de mon cœur, vous êtes cet ami qui manque à ma vie, cet être plein de mystère qui pourrait vivre jusque sur mes paupières, ce muscle qui ferait travailler ma chair, cette nuit qui m'aimerait à raison. Je vous pardonne de ne pas être et je vous aime néanmoins sur les rives bleues de ma passion.
Carole Riquet