Le Mensonge est la seule et facile ressource de la faiblesse . Stendhal
Mes détracteurs, dans une frénésie de démagogie et de calomnies, débitent des contre-vérités et me reprochent l’insensé voire l’absurde. Je vais dénoncer leur mensonge et rétablir la vérité des faits.
En 2005, suite au passage de Pravind Jugnauth au ministère des Finances, nous avons hérité d’une économie en panne de croissance et d’investissements. Pourtant de 2003-2005 quand Pravind Jugnauth était ministre des Finances, l’économie mondiale était en pleine expansion, dopée par une croissance accélérée issue des pays émergents et d’un continent Africain s’engageant sans complexe sur la voie du développement. Mais à Maurice, avec Pravind Jugnauth à la barre, la situation de l’emploi, du déficit budgétaire et de la dette publique dans notre pays était devenue explosive. Je ne suis pas le seul à faire ce constat. D’autres observateurs, analystes et experts l’ont aussi constaté !
Voici un tableau de la situation à la période 2003-2005 quand Pravind Jugnauth était ministre des Finances : une croissance anémique de 2.5 %, la zone franche en récession, le taux de chômage à près de 10% de la population active, le déficit budgétaire à plus de 7.5%, et la dette publique avoisinant les 70% du PIB, le niveau d’investissement du privé était au plus bas et l’investissement étranger inexistant. Tel est l’état des lieux morbide de notre économie à notre prise de fonction en 2005. Pravind Jugnauth a donc laisse un héritage catastrophique, On parlait alors d’état d’urgence économique. C’est dans ce contexte de déclin économique et social, que nous avons assumé la relève. Nous sommes alors confrontés au formidable défi:
- de la relance de notre appareil productif
- de l’impérieuse nécessité de stimuler et d’attirer l’investissement étranger (FDI) en rétablissant la confiance des investisseurs dans le leadership. économique de notre pays;
- d’accélérer le processus de diversification économique afin de faire face à l’érosion rapide des préférences commercialesdont nous bénéficiions depuis des décennies; ainsi que
- du besoin d’assurer une plus grande justice sociale avec une attention particulière envers les plus démunis et les défavorisés de notre société.
En étroite collaboration avec le Premier Ministre, nous avons engagé une série de réformes structurelles, les unes plus audacieuses et plus innovantes que les autres. Il s’agissait bien là, et vous l’aurez compris, d’une question de responsabilité: responsabilité envers une nation déprimée, responsabilité envers une jeunesse embourbée dans le chômage et le désespoir, et responsabilité envers les générations de Mauriciens à venir.
1. En dépit d’un contexte difficile, nous avons réduit le taux d’imposition sur le revenu de 30% à 15%. Cette mesure réduit de moitié le montant de l’impôt pour chaque contribuable mauricien. Elle a également exonéré 40,000 middle income earners mauriciens de l’impôt sur le revenu.
2. A l’époque le FMI nous imposait soit une augmentation de la TVA de 15% à 16% soit une plus grande couverture de la TVA notamment sur les denrées essentielles comme le poisson, la viande, le poulet, entre autres. Nous avons refusé cette solution de facilité qui aurait grandement pénalisé nos compatriotes, plus particulièrement ceux au bas de l’échelle sociale. Nous avons préféré prendre un ensemble de mesures plus justes et exercer un meilleur contrôle des dépenses publiques.
3. C’est dans cette optique et dans cette seule optique qu’il faut interpréter l’introduction du NRPT. C’est un mensonge éhonté que de faire accroire que la NRPT était un impôt sur les pauvres et la classe moyenne. C’est le contraire qui est vrai ! Etait-ce si injuste de demander à 19,346 high income earners représentant seulement 1.5% de la population mauricienne et ayant au passage généreusement bénéficié de la réduction du taux d’imposition à 15% de contribuer à un effort de solidarité nationale? Bien au contraire! Comment expliquer qu’un impôt dont l’application ne concernait pas 98.5% de la population puisse être un impôt sur les pauvres?
4. Savez-vous que l’intégralité des recettes du NRPT a été utilisée pour financer le développement des infrastructures dans nos municipalités et conseils de district? La construction du nouveau marché de Rose Belle et la rénovation du Plaza à Rose Hill en sont quelques exemples.
5. Savez-vous que depuis l’abrogation de la NRPT le budget de développement des collectivités locales a été réduit. Mais, il y a plus grave : depuis l’abandon du NRPT, les propriétaires des châteaux sur les propriétés et des bungalows de luxe au bord de la mer ne paient plus aucune taxe.
6. Dans son obsession à défaire ce que j’avais entrepris dans l’intérêt de la nation, Pravind Jugnauth est allé jusqu’à abroger les taxes sur les RES, IRS et autres villas de luxe. Et c’est cette personne qui ose, aujourd’hui, me qualifier d’ultralibéral pro-capitaliste. N’est-ce pas absurde et ridicule!
7. Savez-vous que suite aux réformes fiscales que le gouvernement a engagées depuis 2006, 93% de la population mauricienne sont exonérés d’impôts sur le revenu. Oui, je le répète 93%! Les pauvres ainsi que les lower middle et middle income earners sont exonérés d’impôt sur le revenu dans notre pays. Seuls 7% des Mauriciens s’acquittent de cet impôt suite à notre programme de réformes. Celui-ci a été applaudi par la communauté internationale pour son efficacité et son caractère novateur. Ce train de réformes reflète cette idée de justice sociale qui m’est très chère et qui est à la racine même de mon engagement politique.
8. Parlons de l’impôt sur l’épargne. Ce n’est pas moi qui l’ai introduit dans notre pays. Tous les contribuables et analystes de l’économie mauricienne le savent, cette taxe existe depuis très longtemps. Je l’ai simplement restructurée et rationnalisée pour la rendre plus efficace. Nous avons d’abord réduit l’impôt sur l’épargne de moitié de 30% à 15%. Puis, introduit un mécanisme de prélèvement à la source (comme c’est le cas pour les revenus) pour en faciliter sa collecte afin de financer des dépenses essentielles de l’Etat dans l’Education, la Santé et la Sécurité sociale.
9. Il faut savoir qu’en 2005, nombre de nos compatriotes sous-déclaraient cette taxe ou tout simplement ne la déclaraient pas du tout. Pour nous assurer que seuls les contribuables à hauts revenus étaient concernés, nous avions d’une part demandé aux banques de prélever cet impôt exclusivement sur les comptes épargne de plus d’un million de roupies. Nous avons d’autre part relevé le seuil d’imposition de Rs 80,000 à Rs 250,000. Nous nous étions également assurés que cet impôt n’affecterait pas les personnes âgées en augmentant le income threshold de Rs 50,000 spécifiquement pour cette catégorie de nos concitoyens.
10. Au final, 40,000 contribuables dont un nombre significatif s’acquittaient déjà de l’impôt sur les intérêts.étaient concernés par cette mesure. Ces 40,000 tax payers représentent seulement 3% de la population mauricienne ! Venir donc prétendre que cette mesure a pénalisé les pauvres et défavorisé les lower middle et middle income earners est un mensonge !
La voilà donc cette vérité. Celle qui est têtue et qui ne craint pas les questions. Ces mesures ont contribué au progrès économique et à une meilleure justice sociale dans notre pays.
C’est cette vérité qui est à la base même de mon engagement envers les plus démunis et ceux qui vivent dans la détresse
Loin des considérations partisanes, j’ai continué d’œuvrer pour mon pays. Ce pays que je chéris, qui m’a beaucoup donné et à qui je serai toujours fidèle.
Rama Sithanen









