Revue de presse e-santé n°20
Vers des pansements high-tech
Le marché mondial du traitement des plaies devrait atteindre 18 milliards d’€ en 2021, soit une croissance de 3,6 % par an, porté essentiellement par la recherche sur les plaies chroniques. L’électronique a en effet permis le développement de nouveaux pansements high-tech pratiquement autonomes : un hydrogel biocompatible contenant des capteurs et des médicaments, un pansement qui devient fluorescent à la détection d’une infection bactérienne, un projet de capteur de compression pour les ulcères des jambes ou encore un projet de stimulation de cicatrisation des plaies chroniques par photothérapie.
Des innovations qui devront toutefois présenter des prix compétitifs pour connaître un véritable essor.
Source : http://www.capital.fr/bourse/actualites/bientot-les-pansements-seront-connectes-et-gueriront-nos-plaies-1167592
Détecter l’anémie grâce à un smartphone
C’est ce que propose le dispositif développé par des chercheurs de l’Université de Washington : grâce à l’appareil photo du smartphone, il mesure l’intensité de lumière qui passe à travers le bout des doigts et serait également capable de reconnaître les changements de couleur qui pourraient indiquer une déficience de cellules rouges. Si les résultats sont aussi bons que ceux fournis par les autres systèmes sur le marché, ils ne sont pas aussi fiables qu’une prise de sang. Néanmoins, ce dispositif présente un intérêt dans les pays où l’accès au matériel médical est limité comme en Afrique.
Source : http://www.atelier.net/trends/articles/smartphone-se-transforme-outil-medical_443520?utm_source=atelier
4 raisons pour lesquelles le marché des objets connectés est encore émergent
Une étude réalisée sur le marché français par les Echos Etudes explique pourquoi en dépit des avancées du domaine, le marché des objets connectés est toujours émergent. 4 raisons sont mises en avant : la faible pénétration des objets connectés dans les pratiques professionnelles des médecins ; l’absence de modèle économique pérenne pour les pharmacies ; le faible nombre de projets de télémédecine incluant les objets connectés ; le faible nombre de patients en HAD qui limiterait l’utilisation d’objets connectés en suivi post-opératoire ou post-hospitalisation.
Source : http://www.lemoniteurdespharmacies.fr/actu/actualites/actus-socio-professionnelles/160930-objets-connectes-sante-pourquoi-le-marche-est-il-encore-emergent.html
Qu’apporte le futur règlement européen sur les données personnelles ?
Le nouveau règlement européen relatif aux données personnelles, et aux données de santé, entrera en vigueur en mai 2018. Fort attendu par de nombreux acteurs de santé, ce règlement permet de redéfinir les contours des données personnelles et de santé et leur traitement.
Ainsi les données de santé sont définies comme étant des “données à caractère personnel relatives à la santé mentale et physique d’une personne, y compris la prestation de services de soins de la santé qui révèle une information sur l’état de santé de la personne (…) présent, passé et futur”, c’est à dire “toute information concernant une maladie, un handicap, un risque de maladie, les antécédents médicaux, un traitement clinique ou l’état physiologique ou biomédical de la personne concernée, indépendamment de sa source”.
La finalité de l’utilisation des données prime sur la nature du dispositif (bien-être ou médical) concernant les obligations. L’exploitation des données est interdite si elle n’entre pas dans la liste dressée par le règlement (projet d’intérêt public, mise en oeuvre droit social etc). Le stockage des données de santé à caractère personnel doit impérativement être chez un hébergeur agréé. La création de “responsables conjoints” permettra “de traiter plus efficacement les circulations de données complexes qui font intervenir différents acteurs” et de veiller à la conformité des traitements mis en place. L’information claire et précise et le consentement explicite des personnes sont requis avant d’utiliser des données personnelles. Enfin, une obligation de déclaration en cas de violation de données, en 72h maximum auprès de la Cnil est instaurée.
Ce nouveau règlement durcit les conditions de traitement des données personnelles afin d’assurer leur protection… de quoi rassurer utilisateurs et professionnels de santé inquiets ?
Source : http://www.usine-digitale.fr/article/donnees-de-sante-5-conseils-pour-bien-anticiper-le-futur-reglement-europeen.N441857
Prolongation et élargissement des expérimentations de télémédecine
L’article 47 de l’avant-projet de loi PLFSS 2017 prévoit la prorogation d’un an du financement des expérimentations de télémédecine et leur élargissement à l’ensemble du territoire en raison “d'un important retard par rapport au calendrier initialement envisagé”. Pour cela, l’article en question prévoit “d"alléger les procédures administratives préalables à l'entrée dans l'expérimentation” en supprimant le conventionnement entre ARS, organismes locaux d'assurance maladie, professionnels de santé, établissements de santé et établissements sociaux et médico-sociaux, nécessaire pour obtenir le financement et en finançant les éventuels surcoûts. La possibilité pour les dispositifs médicaux transmettant des données pour le suivi médical à distance de demander un remboursement de droit commun au titre de la liste des produits et prestations (LPP) sera limitée.
L’évaluation des ces expérimentations en vue d’une généralisation est reportée au 30 septembre 2017.
Source : http://www.ticsante.com/PlFSS-2017-le-financement-de-la-telemedecine-proroge-d-un-an-et-elargi-a-toute-la-France-NS_3202.html
La documentation médicale, une activité trop chronophage ?
Pour la 1ère fois en France, une étude s’est attelée à mesurer l’impact de la gestion de l’information médicale sur le quotidien des médecins, la qualité des soins et la performance économique des structures de santé. Il en ressort qu’actuellement la documentation des dossiers patients est une activité chronophage pour les professionnels de santé : ils y passent 40 % de leur temps, soit plus de 4h par jour. Des organisations de travail différents d’un établissement à un autre voire même d’un service à un autre, des logiciels disparates, nombre de médecins qui préfèrent encore travailler sur papier, des outils mal adaptés… autant de raisons qui expliquent ce temps passé. Et malgré ça, 84 % des dossiers patients ne sont pas complets… Une activité sur laquelle 60 % des professionnels de santé aimeraient gagner du temps pour le consacrer aux patients.
Des résultats qui serviront de base au nouveau plan d’amélioration de la qualité de vie au travail annoncé par le ministère de la santé.
Sources : http://www.dsih.fr/article/2158/medecins-et-documentation-medicale-une-etude-sur-les-usages-et-les-enjeux.html
http://images.marketing.nuance.com/Web/Nuance/%7Be36ddd21-c9ab-4b03-9d49-06bae6aea425%7D_2016_clindoc-infographic.pdf?elqTrackId=fe31fc4f12b7477b817794dfc8f80e3f&elqaid=4069&elqat=2