Séance 3 & 4 - Plateforme d’accès au droit
Ces deux ateliers ont permis d’approfondir encore les différents points du parcours de l’utilisateur concerné (la victime de violences conjugales) avant et pendant sa navigation sur la plateforme. S’appuyant sur les réflexions menées lors des ateliers précédents, on affine le parcours en fonction de la cible : la victime ou son « aidant ».
On repère aussi des points de friction, posant des problématiques de plus en plus précises.
Droits d’urgence, via sa représentante Anne, coordinatrice du point d’accès au droit du 13ème, nous partage par exemple les différents points d’entrée possibles pour l’utilisateur lorsqu’il confie son problème à l’association :
Justine, qui a déjà travaillé pour une association de lutte contre les violences faites aux femmes, le confirme : rares sont les victimes de violences conjugales qui se reconnaissent comme telles. On s’adresse aux associations via des problèmes connexes (problèmes de logement, de pension alimentaire, demandes de divorce etc…).
Agathe, elle aussi venue représenter Droits d’urgence, et qui accueille le public au point d’accès au droit du 13ème, insiste sur l’importance de la discussion pour déceler les véritables problèmes qui peuvent au départ sembler sous-jacents. Toutes les problématiques sont imbriquées, et c’est souvent vers l’assistant(e) social(e), dont les compétences se trouvent au cœur de toutes ces questions, que sont redirigés les usagers.
Quant à la question du design du parcours, la réflexion est menée pour aider l’usager à prendre en main et naviguer sur le site, notamment dans la qualification de son problème (juridique ou non). Formulations, questions fermées ou à choix multiples, visuels, types de médias, audio ou non… Tous les participants, aux profils très divers, évoquent les supports déjà rencontrés pour communiquer de la façon la plus simple, bienveillante et universelle possible.
Car beaucoup ont fait preuve d’ingéniosité pour développer des supports de communication : vidéos adaptées à plusieurs formes de handicap, applications destinées aux enfants autistes, langages simplifiés, livrets développés par des associations, boîtes à images, site des encombrants de la ville de Paris, BDs, dessins animés, applications pour communiquer avec les réfugiés… Des exemples riches compilés ici pour être alimentés par tous ! : https://docs.google.com/presentation/d/1CNmnZX3kM5CsTF7Pdk9HCV1X57QaRxEW1mFsrgVfUvg/edit#slide=id.p28