Cadet Roussel par R. Elias, 2003. Cadet Roussel est né ici, le 30 avril 1743. Mais le grand incendie de 1752 à entièrement détruit sa maison natale. L'huissier de la ville d'Auxerre dont l'excentricité a été gentiment moquée dans une chanson de Gaspard de Chenu qui porte son nom a donc eu droit à sa stèle, à défaut d'une plaque sur sa maison. D'après la chanson, Cadet Roussel avait "Trois maisons, trois habits, trois deniers et une épée, trois beaux yeux, trois gros chiens et trois beaux chats". Elle est devenue une chanson de marche des armées de la Révolution puis une comptine. Le collège d'Orgelet lui donna l'instruction dispensée à cette époque aux enfants et jeunes gens des familles de notables, bourgeois, marchands, maîtres tanneur et autres (son père était boucher, puis tanneur et enfin cavalier de la maréchaussée). Personne ne sait à quelle date ni pourquoi il quitta Orgelet pour Auxerre. Sur un document du 22 Mars 1773 il dit habiter Paris et être Bourgeois. A Auxerre, il exerce d'abord le métier de domestique, puis de laquais, puis de clerc d'huissier. Sa nomination en 1780 comme huissier audiencier lui assure un revenu décent. L'année suivante il achète une petite maison biscornue à laquelle il ajoute au dessus d'un vieux porche une construction en forme d'étroite loggia. Drôle de maison ! Il est jovial, bon vivant, un peu excentrique, mais jouit de la sympathie de ses concitoyens. A Auxerre il est un bon sans-culotte qui suit le mouvement révolutionnaire. Après un passage en prison en 1794/95 il limite prudemment son activité à ses fonctions d'huissier. Il meurt à Auxerre sans postérité, le 26 Janvier 1807, immortalisé par la chanson. On chante encore aujourd'hui et on chantera sans doute encore longtemps ses populaires trois maisons.