La bête originelle : Les mensonges sont des feux Éclairant les dunes et creux des plages vides Où s'étalent les carcasses vaines des pugilats, Balisant des villes si livides Où le dénigreur concasse son postulat. Il suffit d'une torche dans les ténèbres Pour aiguiser l'oeil, Dans la nuit des arrogances. L'empathie est une rivière Creusant des sillons sur le sol aride Comme la veine tenace d'une guérilla, Arrosant des traitres si sordides Elle est la source fugace de l'anima. Il suffit d'une pluie dans un désert Pour purifier la fange, Dans l'ivraie des connivences. Malheur pour les sensibles À l'armure éternelle ; La tête nue. Bonheur pour les hautains À la laideur perpétuelle ; L'instinct nul. Et quand viens l'allégorie C'est une hydre à deux têtes Autophage et grotesque, Qui fait la masse et le miroir. Quand cohabite l'immoler Et le noyé Il reste la faim. Clément Dugast (nocto)














