On ne va pas se mentir, je suis un peu déçu d’avoir englouti près de 25 boules dans la première des deux soirées de l’OTB fest. Pourtant, sur le papier, ça semblait prometteur.
Il me semble que j’ai vu et entendu la quasi-totalité du set d’Inter Arma, mais le fait que je peine à m’en souvenir en dit long sur la trace qu’il m’ont laissé. Je me rappelle juste qu’il y avait des solos à la quinte et ça en dit long aussi sur le souvenir qu’ils vont me laisser.
Je dois reconnaître que Sumac, all-star trio mené par Aaron Turner, croit probablement sincèrement en sa musique. C’est une bonne chose et l’investissement se ressent à chaque instant, on n’est pas là pour déconner. D’autant qu’on n’a pas affaire à des manchots et c’est un motif de satisfaction supplémentaire car faire vivre une sorte de free post-hardcore déstructuré (pour parler comme à la téle) ne m’apparaît pas comme une sinécure. En revanche, tout cela n’augure rien de bon pour l’écoute de salon de l’audiophile incompétent, snob et bourgeois que je suis devenu.
En fait, certainement pas beaucoup plus que pour l’écoute du Thin Black Duke d’Oxbow dont j’ai fait l’acquisition ce même soir. Pas que l’album soit mauvais attention, mais comment succéder à The Narcotic Story ? Il reste la précision, l’étrangeté, la folie même, mais la puissance est infiniment moindre. J’aurais pu me consoler en repensant au concert, mais voilà, après un line-check désastreux et un dépit sonore qu’on pouvait lire inscrit sur la face du batteur, le set a été irrémédiablement écourté, le Gibus n’étant pas connu pour la flexibilité accommodante de son organisation.
Céleste, en revanche a vraisemblablement pu égrainer tous les titres prévus avant qu’on se fasse gentiment raccompagner vers la sortie. Mais comme ça m’en effleure une sans franchement faire tressauter l’autre…








