De gauche à droite, Hervé Assadi, Zié Konaté, François Sauvadet, Yves Gatti
Sacha Cultru, athlète international du DUC, vise Paris 2024 en 800 m, une ambition échafaudée depuis 4 ans. Dans cette dernière ligne droite finale, il a le niveau de performance requis, selon Hervé Assadi son entraîneur, mais ce ne sera pas facile car ils sont 6 jeunes du même niveau pour 3 places, ce qui n’est pas arrivé depuis longtemps. La préparation de Sacha Cultru est particulière, sous pression ; il le gère à sa manière : “Nous avons une génération dorée ; c’est du jamais vu ; je me focalise sur ce que j’ai à faire à l’entraînement en oubliant ce que font les autres, en me concentrant sur mon quotidien, courir, manger, dormir. Mon entraîneur fait partie du processus de préparation”. Marianne Assadi, sera juge internationale de gymnastique pour Paris 2024, la seconde fois après une première aux Jeux de Rio 2016. “Le parcours de juge international en gymnastique est long. J’ai commencé en 1993. Les juges sont évalués par la Fédération Internationale au cours de championnats du monde et de Coupes du monde. On attend son tour pour être dans les meilleures. Les Jeux c’est un aboutissement, une récompense. Rien n’est acquis, car après chaque cycle Olympique, le juge international doit repasser un examen. Paris sera ma dernière grosse compétition. Zié Konaté, sprinteur, a rejoint le Dijon Université Club il y a 2 mois, grâce à la bienveillance d’Yves Gatti, Directeur Technique du club et d’une association caritative. Originaire d’Abidjan, Zié a choisi la France pour trouver de meilleures conditions de préparation aux Jeux Paralympiques. À 7 ans, son bras gauche a été arraché par un broyeur de céréales. Ses aptitudes à la course se révèlent à un âge avancé, en catégorie T46. Après ses premiers entraînements au CEP et sur la piste Colette Besson, il est engagé pour son premier meeting en salle le 6 janvier à Metz : il y bat ses records personnels extérieurs sur 60 m et sur 200 m et reçoit le trophée de la meilleure performance du meeting. “Venir ici ce n’est pas évident ; j’ai quitté mon pays. Au sein du club tout se passe bien ; je suis bien intégré. Je me sens comme chez moi. Il faut garder la tête haute”. Avoir un esprit sain dans un corps sain conclut Hervé Assadi, Directeur de l’UFR STAPS.