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Photographies prises par Cloé Prapuollenis élève de 3e 1 lors de leur visite à Dijon le 23 septembre 2014.
Lors de cette journée, les élèves ont découvert Le Consortium et les œuvres d'Anita Molinero qui travaille avec des matériaux pauvres, tel que le plastique ou le polystyrène. Ils ont également visité l'exposition de Joe Bradley avant une pause déjeuner dans la cour du centre d'art.
La journée s'est poursuivie par un parcours dans le centre ville de Dijon à la rencontre des œuvres d'art contemporain dans l'espace public.
Sur le chemin du retour vers Saulieu, les élèves se sont arrêtés à Pouilly-en-Auxois pour observer la Halle du toueur construction de l'architecte japonais Shigeru Ban à base de tube en carton fort. Shigeru Ban est également l'architecte qui a réalisé la rénovation et l'extension du Consortium.
Aurore-Caroline Marty, artiste et Le Consortium de Dijon s'associent pour mener une résidence artistique avec la classe de 3e 1 du Collège François Pompon à Saulieu en collaboration avec l'équipe pédagogique.
Ce projet est soutenu par le Conseil général de Côte-d'Or dans le cadre des "Parcours Starter".
Voici la note d'intention de l'artiste :
" Les parcours Starter font partie intégrante de ces projets visant à la démocratisation de l’art pour les plus jeunes, de sortir l’art hors les murs des galeries, des white cubes, et de ne pas emmener les enfants à l’art mais bel et bien inversement ; ce genre de projet m’interpelle. L’idée est de retranscrire l’histoire de l’art d’aujourd’hui aux connaisseurs de demain. En ce sens, partager ma vision et ma passion pour l’art et la matière m’intéressent largement.[…]
En tant que sculpteur, j’exploite le matériau en général avec des questionnements, et tente toujours d’emmener ce matériau plus loin que son utilisation ordinaire, là où l’on ne l’attend pas. Il tient une place aussi importante que le volume de la sculpture, de par ses codes et son esthétisme.
C’est de cette matière dont il est question ici ; je souhaiterais baser mon intervention sur la réflexion autour du matériau, le matériau cheap comme je l’appelle, le matériau populaire et accessible, le matériau du quotidien.
Le projet est inspiré de mon travail personnel et de ceux qui m’inspirent. Les travaux plastiques sur la matière-même de Guillaume Leblond avec le Placoplatre, Joseph Beuys avec la feutrine, Anita Molinero avec le plastique, Thomas Hirshorn avec le carton questionnent la matière dans sa finalité. L’idée ici est d’emmener ces élèves vers une pratique plastique inédite et plus poussée qu’à l’accoutumé avec des échanges, des questionnements et donc une finalité, en bref, une sorte d'atelier sur un temps concentré afin de permettre une immersion totale dans le sujet.
Afin de les introduire dans une démarche artistique et attiser leur sens créatif, je propose une exposition de quelques unes de mes sculptures et installations à Saulieu avec une présentation guidée et explicative avec la chargée des publics du Consortium. De nouvelles inspirations pour les élèves naîtront, lors d’une sortie hors des murs du collège. Une visite du Consortium avec l'exposition d’Anita Molinero (qui débutera cette expérience avec une réponse grandeur nature de l’exercice demandé) et du parcours artistique dijonnais sera faite par La médiatrice du Consortium (Didier Marcel, Gloria Friedmann, Marc Camille Chaimowicz et Loïc Raguénès).
La pratique plastique s’avère sculpturale de plus ou moins grande échelle, je parlerai même d’installation in situ (sur site). L’exercice est tel : partir d’un matériau pour réaliser une installation, un volume de grande échelle, une architecture. Le travail de construction sera facilité par un matériau annexe. L’idée est de s’approprier un espace attribué par le collège avec 5 groupes d’élèves d’une même classe. Sur un propos de formes abstraites, géométriques, architecturales, chaque groupe part d’un élément déterminé comme du papier kraft, du linoléum, de la moquette, du carton, et du tissu, le tout en grande quantité, et d’un matériau annexe comme du scotch, des punaises, des agrafes…
Comment un matériau simple, mou, pauvre, peut dépasser l’échelle humaine et devenir sculptural et architectural ? La recherche se base sur les possibilités techniques de la matière, par le pli, la torsion, la contraction, le tissage…Comment une matière peut-elle devenir autonome et suffisante à elle-même pour s’élever au rang de volume ?
Je considère qu’il est primordial de valoriser leur travail au terme de mon intervention par une présentation des travaux réalisés dans leur collège et ainsi les amener sur la réflexion en amont d’une scénographie dans un espace donné.
Cet évènement pourrait être alors présenté aux parents et à l’équipe pédagogique lors d’un vernissage. […]"