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HERMANAS (BÁRBARA E IRENE)
Una obra de Pascal Rambert Un inmenso conflicto entre dos hermanas. Un momento de reproche y de amor. 10 ENERO > 10 FEBRERO
personal shopper (2016) dir. olivier assayas
so we made this oath... whoever died first would send the other a sign
drama & horror | kristen stewart, lars eidinger, sigrid bouaziz
In a large white room, a woman and a man are talking to each other. He is the one who starts the conversation. She listens, attentive, and answers him with a second monologue. They talk about their separation, talk about before and now. It is precisely in this movement of distance that the tension of relationships, the strangeness of recognition, the disturbance of discrepancy are played out. To the question: "Who do we love when we love?" Pascal Rambert does not provide a ready-made answer. It circulates in possibilities. He does not refuse the clichés used, at least once, by those who separate, who seek the reasons for falling out of love, who rewrite memories, embellish them, before destroying everything with a few murderous phrases. The uninterrupted river of words, the questions-answers that we chain, the breath blocked, in a sort of marathon between fear and liberation: it is there, in the heart of this painful moment, that Pascal Rambert installs us, not fearing to disturb, to create doubt, to toss around in the twists and turns of a story that leads inexorably to rupture and, perhaps, to the adventure of another life. In the brutality of an omnipresent verb, in the incredible rigor of cold and murderous writing, a merciless fight unfolds. Stanislas attacks and Audrey has to fight against the obliteration he wants to impose on her. They are on equal terms, but do not use them in the same way. There is the masculine and the feminine. There are two looks, two silences, two words to express the violence of a dying love.
Jean-François Perrier about the play Love’s End
A C T R I C E
Des fleurs, des milliers de fleurs, des millions de fleurs. Et au milieu de ce champ fleurs, un lit d’hôpital. Voilà à quoi ressemble Actrice, nouvelle pièce de Pascal Rambert. Entouré une fois de plus de ces muses : Audrey Bonnet et Marina Hands, le dramaturge et metteur en scène offre avec sa nouvelle pièce une ode au théâtre et aux actrices.
Des fleurs factices là pour entourer le corps de cette actrice malade, allongée sur ce lit, liée à une perfusion qui la garde en vie. Des fleurs immortelles a contrario de cette diva russe, qui a renoncé à tout sauf peut-être à elle et son art. Malgré un espace mortuaire qui voit défilé les gens qui l’ont aimé : parents, enfants, collègues… Autant de personnes venues pour se disputer, déclamer une dernière vérité, donner un petit cours sur la vie, ou même sur l’art de la comédie.
L’amour du théâtre est omniprésent, à tel point qu’on en vient à questionner le véritable amour. L’amour parental, fraternel, passionnel. Dans ce joyeux bazar, les comédiens ramènent la vie là où la mort hante : Marina Hands est tantôt captivante, parfois touchante, mais toujours surprenante.
Néanmoins, parmi cette multitude de voix qui se superposent, s’entrechoquent et se coupent, Rambert vient questionner directement ce théâtre qu’il adore. Sergueï, le personnage du metteur en scène, déclare : «Nous allons vers une grande catastrophe, nous n’arrivons plus à nous concentrer, dans vingt ans personne n’écoutera plus personne, nous ne serons plus capables de suivre une pièce qui dépassera une heure, notre art rétrécira, nous aurons perdu l’art de l’écoute, parfois je me demande si nous n’y sommes pas déjà.» Alors, que va devenir le théâtre dans ce monde où plus personne ne s’écoute ?
le théâtre et l'art sont là pour donner à imaginer si j'ose dire sa propre imagination son imagination à soi dans un lieu où l'on penser ne jamais aller un lieu dont on ignorais en soi l'existence on se dit mais je ne savais pas que j'avais ce lieu en moi moi d'habitude j'allais toujours au même endroit d'imagination j'imaginais pas beaucoup j'imaginais pas loin j'imaginais à peine je ne pensais pas que je pouvais imaginer beaucoup on m'avait toujours dit ne rêve pas on m'avait toujours dit l'imagination c'est bien beau on m'avait toujours dit ce genre d'idioties or j'ai décidé de monter sur le théâtre pour combattre cela
Pascal Rambert, Lac
quand je monte sur la scène de bois je ne risque pas ma vie certes mais je place haut la quête
Pascal Rambert, Lac