C O N F E R E N C E : P R E S U M E E SÂ Â C O U P A B L E S
Depuis la nuits des temps, la femme fut considĂ©rĂ©e comme pĂ©cheresse. Souvenez-vous d’Eve qui tendit le fruit interdit Ă Adam... Des sorcières aux empoisonneuses, des communardes aux tondues de la LibĂ©ration, les archives judiciaires montrent que la femme, avant mĂŞme d’être jugĂ©e, est « prĂ©sumĂ©e coupable ».Â
Au cours d’une confĂ©rence menĂ©e par Fanny Bugnon, maĂ®tresse de confĂ©rence en histoire Ă l'UniversitĂ© de Rennes 2, et Pierre FourniĂ© conservateur gĂ©nĂ©ral du patrimoine aux Archives nationales, qui furent commissaires de l'exposition PrĂ©sumĂ©es coupables (14e-20e siècle) prĂ©sentĂ©e aux Archives nationales en 2017, on dĂ©couvre comment la femme fut considĂ©rĂ©e coupable par la justice tout au long de l’histoire et particulièrement par la reprĂ©sentation de la sorcière au moyen âge.Â
Les conférenciers essaient de rendre la parole à travers de nombreux documents à ces figures de femmes condamnées avant même d’avoir été jugées. Ces mots restitués sont appuyés donc par un environnement iconographique, particulièrement foisonnant, qui rappelle à quel point l’image a pu véhiculer et accentuer les stéréotypes dans l’imaginaire social, à travers notamment l’estampe, le livre illustré, ou encore la presse illustrée.
L’Histoire a bâillonnĂ© ces femmes pour avoir enfreint des règles, et s’est particulièrement attachĂ©e Ă ostraciser certain personnage. La sorcière par exemple éminemment fantasmĂ©e, occupe plus de la moitiĂ© de la confĂ©rence. Ce n’est qu’à la fin du Moyen Ă‚ge que cette figure se construit, avec tous ses symboles et ses reprĂ©sentations devenues cĂ©lèbres: les inquisiteurs la soupçonnent de chevaucher un balai et de danser lors du sabbat avec le diable.Â
Dans le cadre de la JournĂ©e internationale des femmes et en lien avec l'exposition J'y crois, j'y crois pas, cette confĂ©rence riche en rĂ©fĂ©rences permet une nouvelle vision de la femme en tant qu’entitĂ© particulière dans l’Histoire.Â













