Voilà une semaine que je vous parle de nos figures célestes et j’omet les plus célèbres d’entre elles, ces casseroles suspendues au néant d’un ciel d’ébène : la Grande et la Petite Ourse !
Il faut savoir qu’à l’époque où elles ont été nommée, c’est-à-dire durant la Grèce antique, il n’y avait pas de casseroles, si ce n’est celles que traînait Zeus de par ces nombreuses aventures extraconjugales. C’est justement à cause de son amour pour Callisto la Nymphe qu’il provoqua la colère d’Héra qui les transforma elle et son fils Arcas en Grande et Petite Ourse. La femme/sœur du Dieu des dieux les condamna également à toujours tourner autour du pôle Nord sans jamais pouvoir se reposer dans l’océan qui les avait vu naître.
Pour les repérer, rien de plus facile, la forme et la taille de la Grande Ourse sont plus facilement reconnaissables, vous prenez le bord le plus éloigné de la poignée et vous le prolongez 5 fois : l’étoile que vous verrez dans cet alignement sera l’étoile polaire qui est également le début du manche de la Petite Ourse.
Pour la petite histoire, l’étoile polaire (Alpha Ursae Minoris) ne l’a pas toujours été puisque le centre de notre ciel se meut à cause du lent déplacement de l’axe de la Terre. Il y a 4800 ans l’étoile polaire était dans la constellation du Dragon, dans un futur lointain ce sera Véga de la constellation de la Lyre qui lui succédera.
Pour ce qui est de la distance entre l’étoile polaire et nous, on l’estime à 433 années-lumière autrement dit son éclat date du départ de Cavendish depuis Plymouth pour partir en quête du mythique El Dorado.