En me réveillant ce matin, je repensais à notre partie de JDR de la veille. Avec Lilou, j’avais retrouvé Eleana et Zax au restaurant Coop du Léman Centre, où nous avons mangé ensemble avant de retrouver Luigi chez lui, à sa « table ». Zax n’avait pas été très bien ces derniers jours à cause de la dimension ARG du jeu, qui mêle fiction et réalité. Cela était dû à un malentendu inévitable lié à la conception du jeu de pistes que nous sommes en train d’élaborer ici-même avec Lilou dans le cadre d’un JDR forum, c’est-à-dire un jeu de rôle qui se joue en ligne.
La caractéristique de l’ARG¹ consiste, comme le dit le terme, en un jeu à réalité alternée. De mouve en contre-mouve, le jeu se reconfigure au fur et à mesure. En d’autres termes, il se déroule en temps réel. Chaque mouve des joueurs est intégré dans le déroulement du jeu, qui mêle le on-line et le off-line. D’ailleurs, comme je le dis souvent, Le Fugitif est un wargame suisse, puisqu’il consiste à simuler différents scénarios probables, c’est-à-dire au plus proche de la réalité — telle une asymptote. Pour ce faire, je me base sur l’École de Lausanne en économie (Léon Walras et Vilfredo Pareto), qui fonda sa théorie économique sur l’inférence et la décision statistique, que nous associons, nous, au sein du Collectif, au concept de « plurivers » de William James, chez qui la relation est extérieure aux termes. Avec moi, Le Fugitif prend une tournure très philosophique, car je suis docteur en philosophie et le jeu se veut pédagogique. L’idée est que les joueurs apprennent à développer un esprit critique en jouant. D’où les trois critiques, ce qui me conduit à ma question: