Dickes House in Luxemburg van Rob Krier uit 1974.


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Dickes House in Luxemburg van Rob Krier uit 1974.
POST-MODERNISME Het post-modernisme in het interieur kenmerkt zich door speelse vormen, felle kleuren en het doorbreken van strikte regels uit het modernisme. Ontwerpers combineerden historische stijlen met moderne materialen en gebruikten vaak humor en ironie. Ontstaan in de jaren '70, doorbraak in de jaren '80. Illustratie: Robert A. M. Stern, Residence and Pool House, 1982
Benjamin
Post-modernisme - Nicaragua - Tarte à la fraise - Sudation - Peuplier
“Punaise, il en avait bouffé de ce terme de post-modernisme à longueur de journées durant les quelques années qui venaient de s'écouler. Tellement de gens l'utilisaient sans vraiment savoir de quoi ils parlaient, et donc souvent à mauvais escient. Le pire, c'était ceux qui étaient persuadés d'être dans le vrai. Mais en fait pas du tout, ils se plantaient complètement. Tout ça parce qu'il n'existe toujours pas de mot pour définir et séparer notre époque actuelle de celle qui clôtura la fin des Trente Glorieuses.
Si bien que là, au Nicaragua, Mathias était tranquille. Personne ne le saoulait avec des mots valises prétendument intelligents. Déjà, il faudrait que son espagnol soit meilleur pour ça. Parce qu'à part commander à manger, à boire, et demander la direction de son hôtel, il ne savait pas dire grand chose… Mais ça ne l'avait pas empêché de séduire Maria, la danseuse du El Comingo, en lui décrivant la façon de préparer son dessert préféré: la tarte à la fraise. Il avait usé de maints mouvements pour se faire comprendre et ça l'avait faire rire. Elle avait été conquise par sa maladresse, due notamment aux shots de trop qu'elle lui avait fait boire.
Tout ça c'était hier soir. Maintenant, il en subissait les conséquences agréables ou non. Des courbatures localisées, une sudation à l'odeur de tequila, et un certain mal de crâne. En même temps, quelle idée de penser au post-modernisme après une nuit comme celle-ci. Il marchait donc un peu fébrile dans Managua, jusqu'au lac que Maria lui avait suggérer de voir. Son ventre n'était pas encore prêt pour un burritos, bien qu'il aurait pu en avaler au moins 2. Pour l’instant, il devait se contenter de son litre de limonade faite maison.
Arrivé au lac, il évita la première plage où les parasols se prolongeaient à l'infini en ligne droite comme les ’‘champs” de peuplier qui il y avait chez lui. Il prit plutôt le chemin de la verdure qu'il voyait au loin, en espérant y trouver un peu d'air frais, d'ombre et qui sait, peut-être de nouvelles rencontres atypiques.“
En France, comme dans les pays anglo-saxons, la confusion est à son comble. Entre les traditionalistes de la dite "Manif' pour Tous" qui crient "Pas touche à mes stéréotypes de genre !" en exhibant leurs enfants en première ligne et la dernière Marche de Fiertés qui a décidé d'exiger que la notion d'identité sexuelle dans le droit français se plie sans questionnement à la dernière vague de l'idéologie postmoderne transgenre, une petite mise au point conceptuelle semble plus que nécessaire sur un mot que l'on entend souvent et partout, qui cristallise beaucoup de tensions et que l'on définit rarement : le genre. Au final, qu'est-ce que le genre ? Pourquoi tant de gens s'étripent à ce sujet ? Que se passe-t-il et comment peut-on faire sens de toutes ces contradictions ? Faisons donc un petit retour sur ce concept central du féminisme avant qu'il ne soit confisqué et transformé par les théoriciens postmodernes et queers. Voici comment, pour [...]
Voici comment, pour ma part et en tant que féministe, j’ai l’habitude d’en résumer l’enjeu :
Le genre est au sexe ce que la race est à la couleur de peau.
Le sexe et la couleur de peau sont des réalités biologiques, identifiables et mesurables (organes visibles, taux d’hormones, etc.).
Par contre, la race est une des catégories formées par la pensée raciste. C’est l’idéologie selon laquelle nos aptitudes et notre psychologie sont déterminées par notre couleur de peau.
De même, le genre est une des catégories formées par la pensée sexiste. C’est l’idéologie selon laquelle nos aptitudes et notre psychologie sont déterminées par notre sexe.
La pensée raciste à l’état pur veut que le Blanc ait (entre autres) des facultés intellectuelles supérieures au Noir, qui serait plutôt un être d’instinct. “Blanc” et “Noir” sont compris comme étant des essences intérieures, qu’on ne peut pas dépasser : on leur a donné comme marqueur de reconnaissance extérieure la couleur de peau, et on les a appelé des “races”. La pensée raciste sert à légitimer un modèle politique de domination des gens d’une catégorie de couleur de peau sur ceux d’autres couleurs ; en l’occurrence, la domination des Blancs sur les personnes de couleur. On l’appelle aussi le suprémacisme blanc.
La pensée sexiste à l’état pur veut que l’Homme ait (entre autres) des facultés intellectuelles supérieures à la Femme, qui serait plutôt un être d’émotions. “Homme” et “Femme” sont compris comme étant des essences intérieures, qu’on ne peut pas dépasser : on leur a donné comme marqueur de reconnaissance extérieure le sexe, et on les a appelés des “genres”. Historiquement, on les a aussi appelés “éternel masculin” et “éternel féminin”. La pensée sexiste sert à légitimer un modèle politique de domination des gens d’une catégorie de sexe sur ceux de l’autre sexe ; en l’occurrence, la domination des hommes sur les femmes. On l’appelle aussi la domination masculine ou le patriarcat.