source : @cheminer-poesie-cressant
Dans la portée des ombres tremblantes sous l'arbre muet qui n'appartient qu'au vent, tout entier, je tente l'oubli, ce gardien précieux du présent. J'intensifie le paysage, je densifie le chant, je mémorise le rythme de la lumière. Partout je l'invoque. Le feuillage ne fait pas illusion. Il couronne la joie de ce jour en errance le long des prolongations.
Et je deviens l'élément perméable à l'exil qui m'entoure, ce jardin qui ne peut croître.
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(Dans la portée des ombres, extrait)
© Pierre Cressant
(jeudi 20 octobre 2005)











