Projet d’écriture : Ombre
En début de mois, mon obsession était les anime, un peu avant, les langues, il y a quelques jours, je suis retombé dans les bouquins et j’ai dévoré trois romans et… me voilà maintenant avec mon cerveau qui carbure et l’envie d’écrire, d’écrire, d’écrire. Donc ! On va parler d’un des projets sur lesquels je travaille, parce que c’est aussi celui qui m’obsède présentement. :)
Ombre est donc une série d’Urban Fantasy censée s’inspirer des vieux romans noirs… vous savez, le hard-boiled, les bouquins à la William R. Burnett (Qui est un auteur dont j’apprécie beaucoup l’œuvre et qui a notamment écrit « Le petit César » ou « Quand la ville dort »), David Goodies, bref, le genre de romans dont je me suis gavé au moment où j’ai finalement compris quelle ambiance je voulais donner à ce projet (D’ailleurs un peu grâce à lui que je suis tombé dans le roman noir). Bon, dans les faits… ce que j’écris est bien plus gentillet que ce que vous pourrez trouver dans ces romans. Prétendre avoir le talent d’écrire du bon roman noir, ce serait plus que prétentieux. Mais j’ose espérer qu’il reste un petit quelque chose de ces influences, peut-être un peu de gris, un peu de pessimisme, un quelque chose au niveau de l’humour ou des dialogues.
J’aurais du mal à dire de quand date ce projet… peut-être 2010 ? 2011 ? A l’origine, je voulais écrire une sorte de parodie de Bit-Lit, genre alors très à la mode et qui n’a jamais été ma tasse de thé. Et puis, au fur et à mesure que j’amassais les idées, au fur et à mesure que je m’attachais à ses personnages, je me suis dit que c’était stupide que de vouloir me servir de cet univers pour me moquer — bêtement — d’un genre qui, juste, ne me parlait pas.
J’ai donc commencé à travailler sur le premier tome, qui a dû connaître… trois ou quatre versions différentes. Dans les deux premières, l’histoire, les évènements, les adversaires, étaient considérablement différents. En fait, je n’ai presque rien gardé, de ces deux essais. Ils m’auront néanmoins permis de mieux comprendre cet univers, de développer ses personnages, aussi, et de m’offrir quelques rôles secondaires dont je ne peux plus me passer aujourd’hui. Puis j’ai écris la troisième version, est continué et écrit le premier jet du deuxième tome, puis celui du troisième tome (J’ai dû les écrire à la suite, presque un par mois, si ma mémoire est bonne), avant de me dire que, définitivement, je ne voyais pas très bien où j’allais avec tout ça, que je manquais encore de recul, que j’avais besoin de développer davantage mon univers, de régler certains problèmes, avant de vraiment pouvoir m’y remettre. Y faut dire aussi qu’entre le moment où j’ai commencé à développer ce projet, et celui où j’ai terminé son troisième tome, très peu de temps s’était écoulé. J’ai dû laisser tomber en fin 2012. Pour dire ! Après ça, j’ai mis le tout de côté et l’ai repris courant 2014, où j’ai retravaillé le premier tome et écrit sa version finale.
Actuellement, c’est donc sur ce premier tome (qui a eu droit à son deuxième jet l’année dernière) que je travaille. Que j’essaye de corriger, surtout, d’améliorer au niveau des descriptions, de la cohérence de certains trucs. Et c’est long, chiant, sans fin ! D:
Et pour être un peu plus précis sur le : Mais de quoi ça parle, au juste ? Ahem… c’est à la fois simple et compliqué.
Simple, parce qu’au final, l’idée de base n’a rien de bien originale. On suit un trio de trois personnages, Jonathan, un lycanthrope, Elyza, une Gardienne, et Théodore, un vampire. Le premier rejoint les deux autres dans le premier tome, parce que besoin d’un boulot. De là va découler différentes aventures. Parce qu’Elyza, en tant que Gardienne, appartient à ce qu’on appelle l’Ordre, une confrérie qui s’est octroyée le rôle de surveiller et contrôler la partie Surnaturelle de la population. Elle représente donc une sorte d’autorité, mais bon… on dira qu’elle est un peu spéciale dans son genre et plus souvent proche de la crapule que du représentant de la loi (Même si cette loi, au final, n’a rien de respectable et est même créatrice de lourdes discriminations.). Donc ! Ça part (grossièrement) de ça. Et ça se transforme en genre d’enquêtes, que nos trois compères devront chercher à résoudre.
Et compliqué… bah parce qu’il y a tout le reste. Quand je lis ce que j’ai écrit plus haut, le truc ne semble pas très fameux. Mais, comme c’est moi, plus qu’aux enquêtes, à l’intrigue, tout ça, ce projet s’intéresse aux personnages, à leurs relations, leur histoire, puis à l’univers, bien sûr. D’ailleurs, et en dehors de quelques tomes qui seront plus mouvementés que les autres (Parce que nécessaire), j’ai l’impression que le rythme de cette série est plutôt lent. On n’est pas sur de l’Urban Fantasy qui pète un peu de partout, où une fois que le personnages principal a mis le nez dans les emmerdes, elles lui tombent à la chaîne sur le râble, de fait qu’il ne peut plus s’en dépêtrer jusqu’à la fin. Si je regarde le premier tome, ça prend plutôt son temps, y a des petites vagues, mais pas trop non plus. Et je crois que j’ai envie de continuer comme ça. Parce qu’au final, j’aime assez peu, le trop plein d’action (C’est le lecteur de Maigret qui cause, là. :p Faudrait d’ailleurs que j’en discutaille un jour. De cette histoire d’action, d’action, d’action et pourquoi j’ai un peu de mal avec.).
En fait, c’est vraiment un truc qui m’obsède, les échanges, les relations entre les personnages. Voir comment elles évoluent, les voir confronter leurs opinions, échanger des idées, apprendre à vivre avec l’autre, malgré ses différences. Ce sujet — la différence — est un peu mon dada. Et je pense que mes trois personnages principaux le sont, au moins sur certains points. Jonathan, en tant que lycanthrope, est Surnaturel. Il est touché part et se révolte facilement contre les injustices dont peuvent être victimes ceux appartenant à cette couche de la population. Sa situation auprès d’Elyza est donc compliquée, d’autant que celle-ci est davantage tranchée dans ses opinions, emploie plus facilement clichés et préjugés. Ajouté à cela qu’ils sont issus de deux mondes qui ne se rencontrent jamais sur un terrain amical. A côté d’eux, il y a Théodore, mais j’ai déjà plus de mal à cerner sa personnalité. Je crois que c’est un personnage qui se soucie uniquement de son entourage direct, et se fout de ce qu’il peut arriver au reste du monde… il est moins passionné que les deux autres, plus en retrait. C’est donc un trio que je trouve intéressant à mettre en scène. Et c’est vrai que pour moi, réussir à écrire une bonne scène où on les voit rire, partager de la complicité, réussir à les rendre, l’espace d’un instant, vivants, c’est ce qu’il y a de plus important dans un texte. (Maintenant, est-ce que j’y arrive vraiment, ça, c’est une autre question. Tout ce que je peux affirmer, c’est que je m’y efforce.)
Cela étant dit, la taille de ce projet ne cesse de jouer au yo-yo. En parallèle des corrections du tome 1, je travaille (enfin) sur le synopsis détaillé du tome 2. Et avec les nouveaux personnages qui se sont ajoutés dernièrement (Et qu’il faut donc que je prenne le temps de développer), les aspects de cet univers sur lesquels j’aimerais écrire et qui ne cessent de croître en nombre, Ombre est passé de 14 tomes, à 9, puis actuellement à 13… sans compter les quelques épisodes spéciaux que j’aimerais écrire. (Est-ce que j’ai déjà eu l’occasion de le dire, que je suis abonné aux séries qui n’en finissent pas ? Pire qu’une malédiction ! J’en blablaterai plus en détails un de ces quatre !) Ce nombre peut encore changer, mais je ne pense vraiment pas augmenter. En fait, il y a des chances pour que ça se réduise, plutôt, et j’espère que ça arrivera vraiment. (Dans l’idéal, si ça pouvait retomber à 9… ou 10.) Le tout est de trouver comment combiner efficacement les éléments de plusieurs tomes pour n’en former plus qu’un et ça, ça va me demander encore pas mal de réflexions ! :p (D’ailleurs, je suis en train de relire mes râleries de 2012, alors que je galérais avec le tome 2 et je ne me souvenais pas, qu’au début, ce projet étant censé ne faire qu’un seul tome… puis deux, deux, c’est la limite ! Et au final, je me suis rendu compte, en commençant à écrire le tome 2, que ça n’allait pas, qu’il me fallait un troisième tome pour conclure le truc, que c’était pas possible, bon sang, de toujours me retrouver avec des trucs à rallonge. Ahem ! Mon cerveau s’est drôlement fait plaisir, après ça ! x))