Propagande n°142 pour tout niquer
La situation du monde est plutôt claire pour beaucoup de monde : racisme, pauvreté, discriminations, violences policières et destruction radicale des éco-systèmes. Et a priori nous sommes nombreux à subir ces violences ou à connaitre des gens qui les subissent, au moins à les côtoyer, les croiser sur notre chemin.
Si personne ne devrait culpabiliser individuellement de l’histoire ou de l’état du monde, je pense qu’on devrait tous se sentir concernés et responsables collectivement de faire quelque chose.
Je ne parle plus de donner du pouvoir à ceux qui font la promesse de faire quelque chose à notre place dans le cadre qui a créé les conditions de l’immonde.
Je parle d’action directe qui change réellement le cadre dans lequel nos rapports sociaux s’inscrivent. Changer ce cadre pour qu’il ne crée plus la possibilité de hiérarchiser, discriminer, mettre à la rue, laisser mourir, tuer, saccager tout ce qui nous entoure pour le profit, le prestige, la satisfaction d’autres personnes ou simplement la reproduction sociale.
Ce cadre qu’on veut affronter ensemble et plus chacun dans son coin (chacun sa merde), ce cadre qu’on veut détruire aussi, c’est l’économie. Elle transforme le monde entier en masse d’individus anonymes, isolés et vulnérables alors que nous pourrions nous sentir ensemble, nous sentir forts, sentir ce qui nous relie, ce à quoi nous appartenons de plus grand, notre intérêt commun (la survie sur terre, l’écologie, la paix, le bonheur partagé).
S’entraider à s’autonomiser de l’économie, matérialiser une forme sociale permettant de cultiver ce que veut dire être ensemble dans le monde, créer un rapport collectif au monde est un vrai projet politique et spirituel.
Cela implique de réellement chercher à en faire partie, de travailler à sa réalisation et de comprendre que tout le monde doit pouvoir en faire partie, quelque soit sa situation, sa condition pour nourrir un projet plus riche et plus conforme à la réalité matérielle actuelle (plutôt que de vouloir imposer un truc abstrait et non matérialiste et risquer de tomber dans l’autoritarisme contre révolutionnaire).
Créer une société anticapitaliste est aussi important que d’attaquer la société capitaliste. C’est autant une manière efficace pour négocier avec la situation actuelle, construire des liens sensibles et opérationnels avec les gens qui nous entourent, trouver de la chaleur et de la force dans ce monde merdique et se doter autant matériellement qu’organisationnellement, en bref : COMMUNISER
Aujourd’hui il y a des gens qui s’organisent pour créer des formes de communes, pour se fédérer entre communes, pour communiser du logement, des outils de travail, inventer des formes de spiritualité, renouer avec des formes de sociabilité, s’organiser et auto-produire collectivement pour répondre aux besoins autrement que par l’argent et donc la dépendance au travail, à l’économie, à l’Etat.
Cessons d’attendre du rapport de force avec l’Etat et le patronat des solutions opérationnelles en dehors du capitalisme.















