Debord et Sade
Le sadisme étant une manifestation du pouvoir, on se demande, ne serait-ce que pour cette unique raison, comment Debord peut se réclamer de Sade, pour qui la liberté s’exprime à son plus haut niveau dans une jouissance destructrice d’autrui. Il ne semble pas voir que Sade drape quelque chose de parfaitement banal et ancien, sous quelque forme que ce soit, d’idéaux de son temps, rien de plus. Je ne sous-entend pas là que quiconque puisse prétendre échapper en toute circonstance à l’emprise de pulsions sadiques, bien sûr.
PS : je ne soutiens pas là qu’il n’y aurait aucun rapport entre la critique de la « séparation » debordienne et le « corps-à-corps » dont se réclame Sade. C’est peut être que la problématique sadienne ne s’épuise pas dans la seule question du sad-isme, mais que l’amour y est aussi en question. Ce serait là d’ailleurs un versant qu’il ne faudrait pas ignorer concernant le si merveilleux amour !













