Sciences physiques
Ou le faux sérieux du bricolage intensif : que fabriquer toutes sortes de modèles alternatifs (au même titre que résoudre des mots croisés complexes ou autres casse-têtes) soit un jeu réellement passionnant et difficile personne n’en doute. Mais ce qui est certain c’est que cela ne pourrait aboutir que dans très longtemps, car il s’agit là de l’intelligence d’une machine : nulle. Un programme de dames sur mon iPhone peut bien me battre 9 fois sur 10 au niveau max, il n’en est pas moins stupide mais ultra rapide et d’une mémoire gigantesque pour comparer toutes sortes de possibilités sans la moindre intuition.
Eh bien c’est ce qui se passe du côté de la science, avec le subtil mensonge par omission qui « oublierait » qu’on peut tout faire coïncider avec tout pour le faire rentrer dans une même boîte théorique et avec un peu de temps et d’ingéniosité inventer de nouvelles théories autour des mêmes problèmes pour leur donner une solution physicaliste, mais c’est une imposture digne de celle de l’Eglise dans un autre temps. En attendant ça fait de bons salaires…
Prenons par exemple la double slit experiment : s’il y a des franges d’interférences dans le cas oú un détecteur n’est pas regardé (ou qu’on ne collecte pas le résultat : faut-il éternellement rappeler que ça marche aussi ? Comment « oublier » cela ?) c’est parce qu’il s’agit aussi dans le cas « observation » d’une onde de probabilité (mais unique : non divisée pour être ensuite combinée à elle-même) « projetée » virtuellement pour calculer pseudo-aléatoirement un impact (résultat) dans un deuxième temps. Il est évident que si le dispositif fait se combiner deux ondes le résultat ne peut être « classique », mais cette fois-ci ça se voit et c’est la seule vraie différence entre les deux cas (*). Donc il n’y a pas lieu de voir deux types d’événements différents pour justifier une quelconque « unification » (stochastique ou autre…), au contraire on y verrait moins bien car ces ondes de probabilité sont très improbablement le fruit d’un hasard « physique » : elles concernent le domaine microscopique jusqu’à un certain point, là où il y aurait une quantité gigantesques de calculs à faire pour un résultat similaire au niveau macroscopique. Elles sont au contraire bien sûr un outil virtuel pour en dériver des impacts. Appuyons-nous sur des hypothèses raisonnables du moins avant qu’elles soient éventuellement falsifiées (très improbablement dans ce cas). Sinon on se retrouve à privilégier des théories aberrantes et redondantes comme le multiverse (spéculativement fascinante un temps certes) pour répondre au problème du Chat de Schrödinger alors que la réponse est évidemment que si on suppose qualia chez un chat eh bien il devient un « observateur » qui fait s’ « effondrer » la fonction d’onde lui-même (étant relié par toute une chaîne d’événements à la particule qu’on aurait réussi à isoler dans un état superposé) pour décider de sa survie ou pas. Même pas besoin de décohérence donc dans ce cas.
« Je » est disons partie d’un tout, structure évoluant (**) qu’on peut exprimer, d’un point de vue analytique (dualiste), en terme de simulation. De ce point de vue on peut considérer qu’une « expérience de physique » est, si besoin est, l’objet d’une analyse configurationnelle (ex : double slit experiment), préalablement au calcul des « interactions physiques » à proprement parler.
(*) La dualité analytique onde / corpuscule n’est donc pas exprimée par cette double expérience, contrairement à ce que prétendent certains, car dans les deux cas on part d’une onde (de probabilité) pour en dériver des impacts visibles.
(**) Le rapport « sujet-objet », « corps-esprit » etc. en sont des expressions possibles : pensée, sens variés, sentiments, désirs, calculs, intentions, mémoire, imagination, libre-arbitre, actions , raisonnement, intuition, et tout ce qu’on peut imaginer.












