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Chapeau
I.
Qu’avez-vous à vous prouver
Bande de va-nu-pied
Expellédépé
Pont
II.
Moinillon
Acoud’pieter
Bonpapon
Goedmorphé
III.
Tilditildi
Il faut interdire la peinture
On ne peut fixer.
Ultra
Ultra
Ultra
Ultra
Ultra !
Le voile est négation de la robe
Le voile est mépris des apparences
Le voile crache dans la soupe
Le voile est une insulte à la civilisation
Le voile n’est pas un joli foulard
Le voile n’est pas un chapeau
Le voile est vanité
Le voile est péché
Le voile est mensonge
Le voile vaut une pétasse
Si non imposé
Autrement une ordure
Á poubelliser
Le voile sera brûlé !
Je suis communiste
Pas frériste !
La religiosité reste un ennemi
Que la démocratie doit autoriser
On ne peut combattre
Un ennemi caché !
In La Part Maudite - Georges Bataille
Je m’oppose à l’apologie de la haine et de la vengeance (il y en aurait toujours assez naturellement de toute façon en cas de révolution sociale…), pour elle-même, mais aussi parce qu’elle pourrait se retourner contre son difficile (pas uniquement dans le combat contre l’ennemi) but révolutionnaire, au cas oú il en serait question un jour (ce qui semble de plus en plus improbable à notre époque de résignation totale). Mettre les moyens clairement en accord avec les fins (sans aller jusqu’à les contredire, comme écrivait Trotsky) ne doit pas être confondu avec débilisation de masse et complaisance, que saura toujours finalement exploiter un salaud de traître (& Co) (*) ! Mais il y a dans ces pages comme dans d’autres des pensées d’une profondeur remarquable, pas toujours totalement véridiques néanmoins. Par exemple le caractère “de classe” du christianisme, même absurdément auto-contradictoire dès sa fondation comme Bataille le souligne avec justesse, est là exagéré… Une bonne partie du Nouveau Testament consiste juste simplement en un manuel de bonne conduite assez bien-pensant et pas grand chose d’autre…evidemment on pourra me rétorquer que ce manuel de “bonne conduite” est justement lui-même une expression de la servilité de classe dont le Nouveau Testament fait “paradoxalement” l’apologie d’une manière plus véhémente dans d’autre passages, et on aura en grande partie raison, certes, mais alors cela concerne tellement de choses en ce monde… de classes !
(*) La bourgeoisie est une classe de malheureux et paumés à tendance psychopatique, au fond, et qui s’imahinent universellement haïs, ce qui leur donnerait le “droit” (comiquement) d’être ce qu’ils sont, d’agir comme ils agissent, měme s’ils sont vénérés par une si grande partie des peuples. La richesse, le clinquant, le mépris, sont des “valeurs” qui impressionnent encore bien des gens de condition modeste, qui aimeraient bien pouvoir être ainsi ! La vérité est qu’ils sont piégés dans une prison dorée dans laquelle ils tournent indéfiniment en rond, isolés de la grande masse, et qu’ils essayent de trouver un sens à cela… Ils vivent en représentation, face à un miroir qui doit sans arrêt leur renvoyer une image plaisante, dominante “en claquant des doigts”. Ils ne se sentent obligés à rien face à ceux qu’ils considèrent comme d’une autre planète, ce qui malheureusement est vrai, même si je pense qu’il faut aussi garder un sens de “genre humain” malgré tout.
Mais la bourgeoisie a fini par trouver une astuce : d’abord la “société du spectacle” montante à partir de la moitié du 20e siècle environ, puis généraliser le fait de se vivre en représentation (au-delà des faux-semblants, de l’effacement indispensables face à la hiérarchie) au travers de ce “miroir pour tous” que représentent les réseaux sociaux. Et ça marche du tonnerre ! C’est le Terminator de la société, qui n’a plus la moindre considération pour elle-même, ne se vivant plus que comme le troupeau des troupeaux.
Ce que je nomme présentement “bourgeoisie”, ce n’est pas forcément des gens très riches, ça peut se trouver facilement au sein d’un milieu aisé mais plus ou moins déclassé. Ceux-ci voient alors leur classe comme un héritage, une plus-value, du même type que l’origine noble pour d’autres, bien que le résultat soit différent (la noblesse est abolie depuis longtemps en principe, comme chacun sait). Ils sont bourgeois “dans leur être”, ont tout de même les moyens de le rester suffisamment (ils sont très suffisants d’ailleurs), et comptent bien le rester ! Ils peuvent être de droite comme “de gauche” en bons caméléons (ce dernier label ayant perdu son sens pour l’essentiel), mais toujours supérieurs et réacs au fond (y compris à la façon “de gauche” d’aujourd’hui : LFI, PS d’une façon plus “raisonnable” bien sûr, etc.). Un éventuel côté carritatif peut compléter le tableau à la perfection ! Ce dernier cas se manifestera facilement chez bon nombre de science-potards à l’avenir tout tracé (même sans réussite aux exams’), et soucieux de se fabriquer un passé plus valorisant et “héroïque” en attendant… ils joueront facilement un rôle d’entraînement auprès de leur collègues de condition plus modeste, populacière. Ça ressemble à s’y méprendre à un renouveau du fascisme d’antan… néanmoins les puissants n’ont pas intérêt actuellement à se risquer à ce jeu alors que “leur” société se comporte admirablement. Ils se contentent pour une bonne part d’entretenir tout à faut sciemment un climat de “douce terreur” tendanciellement anti-juive à prétexte “diplomatique” etc., avec un dosage savant de complaisance avec les réacs de tous poils et de prétentions démocratiques.
Celui qui “constate” un peu blême qu’un homme aspire à posséder une femme, mais qu’il y aura toujours quelque chose qui ne se laissera pas posséder chez elle…me fait penser à un chasseur qui se plaindrait que son gibier ne se livre pas de lui-même à son fusil ! C’est le plus souvent par une culpabilité mal placée et malveillante, misogyne et misandre (ces faux opposés, ultimement) à la fois, qu’on voit ainsi les choses.
L’amour espère être aimé, pas “posséder”, de même le désir espère être désiré. Ce n’est ni bien ni mal, mais c’est autre chose tout de même qu’une simple histoire d’avoir. Il va de soi que celui qui est possédé (sens figuré) par quelqu’un espère forcément - un peu jalousement - que l’autre le soit (possédé pas possession), ou le devienne, aussi, mais il ne s’agit alors pas du même sens de “possession”.
Je me souviens d’un type, fort sympathique et jovial au demeurant, dans ma jeunesse, qui m’avait avoué qu’il avait une certaine prédilection pour les femmes qui lui résistaient. Mais la question qui vient alors est justement de savoir l’enjeu réel de tout ça, résistaient à quoi ?
Etre une affiche
Evidemment je pourrais me balader moi aussi avec des messages caricaturaux comme « Fuck Religion » (pas comme les faux derches qui se content d’écrire « fck ! » sans qu’on sache trop de quoi ils parlent…ou bien décollent juste un bout d’affiche etc.), à titre de provocation, histoire d’avoir ma part dans le jeu de la « communication » par slogans, qui prétend désormais faire office de société à elle seule. Mais ce serait jouer le jeu justement de cette même liquidation de la société par ersatz et internet interposé, car au fond c’est ça vers quoi on nous pousse : être un guignol dans un monde de guignols complètement dévorés par la seule dimension imaginaire.
S’il y avait des looks avant, parfois bons, c’était à titre illustratif parfois, dans une société qui n’était pas encore entièrement cette machinerie anonyme assumée. Ça pouvait aller avec des vécus alternatifs réellement assumés, genre « punk à squat » (je m’en suis un peu mêlé, du haut de ma condition de « bon bourgeois » de l’époque… et ça pouvait être intéressant artistiquement : punk, industriel, expérimental…) dont le look n’était alors qu’une expression assumée. Cette époque est révolue et rien d’alternatif n’existe désormais plus, à part des genres et des looks, et c’est écœurant d’hypocrisie, vanité, stupidité. Une bureaucratie « libertaire » de fils-à-papa (excluant tout ce qui est différent de leur mentalité de faussaires-et-fiers-de-l’être : accrochez-vous, c’est compliqué !), liée au pouvoir d’Etat et au Capital (le vrai, le lourd), impose désormais son impitoyable diktat du « style only », détestant et cassant systématiquement ceux qui ont choisi de vivre de peu, en accord avec leurs idéaux, et refusent de se réduire à des slogans abstraits, en exposant leur pauvre marchandise (astucieuse ou intéressante parfois certes, mais c’est pour mieux tromper) dans des faux lieux « alternatifs » (La Générale, p-node qui lui est un site de radios web…) : que plus rien n’arrive d’autre que des postures et ersatz, tout en ayant le culot de se réclamer de mouvements qui les auraient très certainement vomis pour leur procédés au moins !
Qu’on me comprenne bien : je respecte les (voire m’intéresse à certains…) tenants de l’art pour l’art, plus ou moins académiques et qui se contentent de faire leur boulot « sans prétention aucune », mais ça non ! Ces prétendus « insoumis » (autant que LFI auquel ils sont organiquement liés actuellement, comme ils ont pu l’être au RN, voire Sarkozy etc. suivant les circonstances) mais vrais flics sans casquette, ont à présent fini de dégoûter ceux qui étaient vraiment ce qu’eux prétendent être (quand ils ne les ont pas simplement chassés), et sont très responsables de la dite « droitisation » actuelle (ce qu’ils nieront bien sûr, prétendant « éventuellement » même s’y opposer au travers d’une réthorique révisionniste-humaniste « de gauche »). Ils assumeront d’être les destinataires émérites de véritables pavés dans la gueule lorsqu’on en aura assez de leurs très dangereuses tromperies, humiliations, retournements et manipulations mentales ! Allez, encore une vacance à faire des réparations et peinture très « DIY » de ma SDB etc. pendant qu’eux vont aller se dorer au soleil sur la côte Est ou Ouest, ou encore se balader « par monts et par vaux » parfois bien loin d’ici… après une année très « sociale », riche en évènements et activités passionnantes !
Je ne puis affirmer quoi que ce soit d’autre qu’un rapport, ceci n’a pas besoin d’être prouvé, c’est une structure fondamentale impliquant le langage.
Je puis affirmer uniquement qu’il y a échange intérieur / extérieur sans postuler forcément que je m’adresse à des semblables, car ce qui apparaît n’est pas vraiment réaliste suivant ce qu’implique l’apparence. C’est uniquement la manière dont le rapport se manifeste : des rapports à des personnes et choses. Donc ce que j’écris là peut n’avoir rien à voir avec ce que j’écris là fondamentalement, bien qu’une réponse éventuelle, que ce soit au travers de ce médium ou au travers d’événements d’apparence déconnectés de cet écrit, apparaîtra éventuellement, comme une réponse à ce que j’écris là.
Je dis cela pour faire comprendre aux personne-s (les personnes sont ce par quoi éventuellement Ça répond) qu’il n’est pas nécessaire de résoudre quoi que ce soit du point de vue du savoir « ce que c’est ». Car il y a cette structure de l’intérieur vers l’extérieur et vice-versa. Cette structure, elle, n’a pas besoin de preuve, contrairement à toutes les représentations, « réalistes » ou conscientistes. Vous « existez » d’une manière ou d’une autre, comme personnes ou/et Tout, autrement dit : je suis incorrigiblement aliéné (ou incorrigiblement un « je » dans un monde de « je » pluriel). Que pouvez-vous (indéterminé) recevoir de ce que j’écris ? C’est inconnaissable. La question restante étant de savoir s’il y a traduction complète ou pas. Si c’est le cas il est possible que grâce à ce que j’écris là, Ça s’accorde avec je sur ce que l’on peut dire ou pas, ce qui peut n’avoir aucun rapport avec cet accord même.
Personne n’a vraiment changé
Beaucoup se sont trompés de porte
Fascinés par des prophètes charismatiques
S’en sont retournés vers les originaux !
Ils rejouent leurs rêves d’adolescents
« Que quelque chose se passe ! »
Saupoudrés de patience
Et se croient adultes !
Certains plus malins vont jusqu’à tout mettre dans le même sac, avec une ironie douteuse… Mais ils sont vraiment dangereux, pour tous !
Quel triste monde d’erreurs
Quel triste monde d’ignorance
Quel triste monde d’errances !
Des styles et des mots
Communisme c’est pas beau
Bien que toutes les horreurs
Jusqu’à liquidation finale de toute gauche
Se fassent au nom du Socialisme
“Transitoire”
Ou Terminal
Mais on ne sait plus lire
L’Histoire
Ni sa “critique”
Ses subtils détours
Et ommissions
Derrière des apparences d’évidence
Et des jolis mots
De remplacement
Il y a dans l’esprit de notre temps une profonde imbécilité qui ne voit pas son esthétisme
La Tautologie à repris ses pleins droits
Elle n’est plus discutable
Bien qu’on puisse toujours en parler…
“Le vrai est un moment du faux” !
Communisme c’est pas beau
Ça valorise pas mon ego
C’est pas style
Ça fait ringard
C’est gros
Ou c’est trop beau
Et le ciel ?
Communisme c’est pas beau
Comme un sigle idiot
PC, F ou autre
Viens á la fête
Consommer
A l’église
Communier
Et oublie !
Le communisme
N’est pas un régime
Donc c’est une idée ?
C’est vrai
C’est l’idée d’une action
d’une façon
Qui se répand plus ou moins
Et qu’on aimerait suffire
Mais devra protéger
Là ça se complique lourdement…
Plus d’éthique
Plus d’ « égoïsme »
Ou bien son invention
Plus de responsabilité
Plus de sujet pensant
L’individualisme prétendu
N’est plus qu’un jeu usé
De postures plaisantes
A tiroirs
Half moon today
Metro
God as the worst creature in the whole universe…
Rock’n’roll !