Otis Redding et le quignon de pain.
Si vous ne pouvez vous empêcher de siffler comme un sourd la fin de « Sitting on the dock of the bay » d’Otis Redding aux deux premières notes de ce titre ô combien mélancolique, c’est que vous souffrez du syndrome du quignon de pain.
Je vous devine, goulu, sortir de la boulangerie le dimanche matin et vous goinfrer les 2 quignons sur le chemin du retour… Mais vous ne respectez donc rien ?
Un peu de tenue mon vieux, de pudeur, de bienséance, vos parents ne vous ont donc pas enseigné les bonnes manières ? Le plaisir est dans l’attente, il faut le mériter son quignon de pain….
Regardez les autres succomber, les faibles, les petits, regardez-les, ne sont-ils pas vulgaires, ils veulent tout, tout de suite... Vous, il vous reste encore les 2 quignons, faites monter le désir, attendez d’être enfin arrivé chez vous pour les dévorer : digne, triomphal, majestueux !
C’est aussi ça écouter « Sitting on the dock of the Bay », savoir se taire, faire monter le désir, et siffler AVEC Ottis à la 19ème seconde de la deuxième minute.