“In the nave, surrounded by the rest of the spire in crumbs, the altar stayed intact, with its cross.”
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“In the nave, surrounded by the rest of the spire in crumbs, the altar stayed intact, with its cross.”
François Mitterrand a pris un coup. La nouvelle l'a sonné comme un boxeur. Vers 20h15,1 un gendarme du GSPR s'est engouffré dans son bureau, sans frapper et sans que la secrétaire Christiane Dufour ait eu le temps de l'arrêter. Et maintenant qu'il sait, le président reste assis sur une chaise, tout pâle, près de la porte. Ratatiné comme un vieillard, haletant comme si l'air lui manquait. Personne n'ose encore l'approcher. Le pouvoir fait peur et la mort plus encore. Mais on entend sa bouche qui chuinte une phrase, toujours la même, à intervalles réguliers : « Je ne comprends pas… Je ne comprends pas… » Un autre suicide après Bérégovoy. Ce peut-il que lui, qui s'acharne à tenir jusqu'au bout de son mandat, malgré la maladie qui le tenaille, termine dans cette atmosphère lugubre et scandaleuse ? «Grossouvre s'est tué dans son bureau», a confirmé Chassignieux devant la petite silhouette défaite qui habituellement le tétanise.