Ce corps, je l’ai toujours détesté. Il a eté touché dans mon enfance , il est impur Je le déteste Je le détesterai toujours.
les hommes l'aime, mais moi il me repugne.
Avec une lumière, bien placée, on ne voit pas que ma peau est fripée, on voit pas que mes seins pendent, que mon ventre n’est pas plat, mais que mes fesses le sont !
moi, je ne vois que ça. Je ne vois que la peau fripée. Je ne vois que les fesses plates. Plus jeune, ca ne ressemblait pas aux danseuses a la petites poitrine, je revait d'etre danseuse etoile !
Malgré les flateries je continue à le haïr. les gens ne s’aperçoivent pas que je suis une hideuse sorcière. Mais un jour, ils s’en aperçevront Et ils s’en iront !
Si un des hommes qui aime mon corp me rencontrait dans la rue il ne ferait meme pas attention,sauf pour me faire des reflection degeu sur ma poitrine que je voudrait coupé .
Ceux que dont j'ai aimé le corp parfait vont s'apercevoir qu’ils se sont trompé. Comme quand on achète un truc en magasin et qu’on se rend compte après qu’il est defectueux.
C’est ça que j’ai toujours l’impression d’être. Un truc cassé ,degoutant, avec des organes gluant a l'interieur...un coeur brisé en viande couleur de vomi d'ivrogne,des veines bleu,mais pas comme un ciel d'eté , des nerfs ...beurk.beurk beurk
je trompe les gens sur la marchandise. je ne suis pas légitime.
Mais ce que je vois, et ce que les autres voient, pas la même chose. je suis enfermée dans mon regard, dans mon histoire. Eux, ils voient autre chose. Une image, une présence, une personne ?
Il était vegan, comme moi.
Je crois que c’était sur Facebook, mais ce n’est pas certain. Ce dont je me souviens, c’est son visage, beau mais inquiétant, une lueur trouble dans le regard. Une étrangeté qui me fascinait.
Nos échanges devenaient de plus en plus intimes. Combien de temps avant que la conversation prenne un tour sexuel ? Quelques jours, peut-être plus. Je ne sais plus. Ce qui est certain, c’est que cela s’est installé, devenu une habitude. Chaque soir, entre 21h et 22h, nous nous retrouvions à travers l’écran. Parfois, il était en retard, et cela suffisait à m’angoisser. Une dépendance s’était créée, insidieuse.
Les mots se sont faits plus crus, les demandes plus explicites. Peut-être y avait-il des vidéos. Ce qui est sûr, c’est qu’il allait de plus en plus loin. Son imaginaire, de plus en plus sadique m’échappait. J’essayais d’y opposer une certaine douceur, une tendresse. Mais il ne cherchait pas ça. Il voulait autre chose, brutal.
Je n’ai pas compris pourquoi je continuais. C’était comme une fièvre, une extase à la limite du supportable. C’était torride. Ce désir, cette passion exaltée, me submergeaient et me détruisaient. J’étais suspendu dans une tension permanente, un appel sans fin, une intensité que je ne pouvais ni fuir ni contenir. Et pourtant, chaque nuit, je me laissais emporter. C’était l’amour dans sa forme la plus extrême, la plus violente, où rien d’autre n’avait sa place.
Ce refus a été un point de bascule. Il m’avait demandé des choses précises, qui me mettaient mal à l’aise. Photographier ma bouche ouverte, par exemple. Cela l’excitait, mais moi, ça me répugnait. Peut-être avons-nous échangé à ce sujet. Ou peut-être que je me suis contentée de le bloquer, sans explication. Je ne me souviens plus.
Il a cherché à me joindre ailleurs. Il voulait reprendre contact. Cette fois, j’ai lui ai dit que son comportement me paraissait malsain. Manipulateur. Toxique, peut-être.
Quand j’ai terminé, il m’a simplement répondu : ne me débloque plus.
Et c’est ainsi que cette histoire s’est achevée.
J’ai rencontré, il y a peu, un jeune Éthiopien, très beau. Sur une application de rencontre. Il m’a dit : « Comment tu fais pour être aussi belle ? » J’ai répondu que je ne mangeais pas d’animaux.
Je n’avais pas d’espoir avec lui. Il était trop beau. Je ne voyais pas pourquoi il s’intéresserait à moi . j’étais sûre qu’il ne se passerait rien. Cette certitude m’allégeait et j'etais enjoué.
On a peu parlé. Le lendemain, il m’écrit qu’il revient en ville. Qu'il est dans le train . il m’a demandé ce dont j’avais envie. J’ai cru qu’il voulait me ramener quelque chose,un produit vegane que je ne trouverait pas dans ma ville!. Détendue et sure de moi parce que je ne croyais à cette histoire, j’ai répondu enjoué : « Bah oui, j’ai envie de câlins, de tendresse, d’affection. » Il a dit : « Par ce mauvais temps, moi aussi. » Deux heures après, on était ensemble.
Ça s’est bien passé. Il m’a dit qu’il voulait me revoir.
Le week-end suivant, on devait se voir le dimanche. Il n’a pas pu venir, mais il m’a prévenue. Rien à lui reprocher. Quelques jours après, le telephone sonne a 7h du matin. Je ne réponds pas, pensant que c’était une publicité. I Quatre appels. Je finis par regarder car c'est le meme numero.Des messages aussi, sur Instagram. Il me dit qu’il a envie de finir la nuit avec moi. Je réponds : « Bien sûr, viens. »
On est restés ensemble toute la matinée. Après l’amour, il s’est rendormi. Je ne l’ai pas réveillé. J’ai vaqué à mes occupations. Puis on est repartis ensemble. On allait dans la même direction.
J’ai fait ce que les hommes veulent : ne pas leur prendre la tête. Ou plutôt, ça s’est imposé à moi.
Je ne leur envoie pas de messages. J’attends qu’ils me contactent. Je ne leur demande rien sur ce qu’ils font quand ils ne sont pas avec moi. J’évite de trop suivre leur présence sur Instagram, mais parfois, je regarde. Jusqu’ici, c’est toujours lui qui m’écrit. Je me suis dit qu’il ne fallait pas que je sois amoureuse.
C’est difficile de s’adapter à leurs attentes, mais c’est le seul moyen d’avoir ce dont j’ai besoin : affection, tendresse. Le sexe, lui, vient en dernier. Je prends ce qu’ils veulent bien me donner. Je ne les dérange pas.
Pour le moment, ça va. Je ne suis pas amoureuse.
Mais ce vide me fait réfléchir.
je pourrais me laisser allé a l'aimer . Mais je sais que ça fait fuir les hommes. Johan aussi, au fond, n’a pas voulu de cette intensité. peut-être que lui aussi s’éloignera.Ou bien c’est moi qui le quitterai.
Dans tous les cas, ce sentiment de vide reste. Accepter cette situation, c’est accepter des miettes d’affection, des fragments de tendresse. Ce n’est pas ce que je cherche.
Il était beau. Magnifique. cheveux sombre longs et lisses. Mat, tel un metis . On parlait sur Tinder. Longtemps. Un jour, on a fixé un rendez-vous.
J’attendais. Trop excitée, trop anxieuse. Peut-être savait-il déjà qu’il ne viendrait pas. Peut-être le savait-il depuis toujours.
L’heure passe. Rien. J’appelle. Il dit qu’il arrive. J’attends encore. J’appelle encore. Il est bientot la, mais l'heure du rdv est largement depassée, je suis tellement amere que je n'ai meme plus envi. J'apelle a nouveau Il n’est jamais parti.
Il a eu peur dira t'il ...
il m’envoie une photo. C’était le jour où il était censé venir, ou peut-être après. Je ne sais plus. Mais il m’a envoyée une photo de son sexe. c’était dégueulasse. Ça n’avait rien d’attirant, juste un bout de viande. Ignoble. je n’ai même pas eu de colère, juste du dégoût. je l’ai bloqué.
Mais il est revenu, encore et encore. Il créait des comptes, me parlait comme si de rien n’était. Il me disait qu’il pensait à moi, qu’il me désirait. Au début, ça me touchait un peu.Non pas que ça me flatte, mais je ne croyait naivement que peut etre il m'aimait ... C’est pourquoi, un jour, j’ai cédé. Je lui ai donné une chance de venir me chercher à mon cours.
Je l’ai bloqué. Définitivement.
Après des semaines de silence, un message. "Salut, ça va ?" Je ne saute pas de joie, mais je ne ferme pas la porte non plus.
échange poli, quelques banalités. Puis très vite il me demande ce que je fait ce soir.
: "Tu crois que c’est correct de revenir comme ça après m’avoir ignorée pendant six mois ?
Je lui demande ce qu'il conseillerai a sa soeur si un homme la traitait comme ca.
En retour, une image. Une photo porno. Une femme entourée d’hommes. Et là, plus de doute possible. Ce n’est pas moi qu’il veut. Ce n’est pas une histoire, une relation, une connexion. Juste une envie crue, impersonnelle.
Je lui demande ce qu'il conseillerait a sa soeur si elle etait dans la meme situation.
Il ne comprend pas. Quand je lui parle de sa sœur, il ne voit pas le rapport. Oui moi je suis une femme; blanche , mecreante et athé, avec tout les clichés qui s'y rattache pour un homme , qui plus est , magrebin.
il tente de réécrire l’histoire. Non, non, ce n’était pas pour ça, bien sûr que non. J’interprète mal, je m’imagine des choses. Genre qu'il me reecri juste pour coucher avec moi!
Je fais défiler nos anciens messages, ceux où il parlait de tendresse, de connexion, d’affection. Avant de disparaitre sans explication.
il s’excuse. Il est désolé. Ça sonne sincère. J'ai de la compassion. Peut-être que j’ai été trop dure… Peut-être que je devrais lui laisser une chance…
Il tente une justification absurde : "Si tu voulais pas que je t’envoie ça, t’avais qu’à me dire que c’était interdit."
Ah oui, bien sûr. Comme s’il fallait un décret officiel pour comprendre que c’est déplacé. Comme si tout se résumait à "halal" ou "haram", sans aucun espace pour la réflexion.
Je me souviens alors de toutes ces fois où j’ai espéré, toutes ces fois où j’ai cru que ce serait different
Et cette fois, je décide que non.