TURNOVER from KASHIWAZAKI Katsuhiko NEWAZA
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TURNOVER from KASHIWAZAKI Katsuhiko NEWAZA
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Je vois ces têtes pensantes devant le Théâtre Bastille, avec son programme intriguant.., puis je vois tout de suite qu’ils se sont spécialisés, ont fini par habiter dans des paquets pour en détailler le contenu et faire semblant de penser, pour en sortir quelque chose qui ne s’y trouve pas (*) etc. Je me rappelle que là ne pourront passer que des trucs assez débiles pour être tolérés et je pase mon chemin.
(*) Mais je sais que ces néo-« intellectuels » ne le sont plus que parce qu’ils ne voient rien et ont vraiment besoin de référents et de postures.
Ils ne sont plus que bons élèves, y compris des idées qu’ils abhorent (*), tout en les pillant.
(*) Sans doute se croient-ils très fins dans leurs méprises, réécritures et mensonges indéfinis, du haut de leur cynisme béat.
Nouvel article depuis le site littéraire Plume de Poète - Aurore - Guillaume Riether
Le sol est en train de tomber par terre
La basse chaloupée résonne dans mon corps comme jamais et mes membres s’arquent dans l’air enfumé. Sur le faux marbre craquelé, mes baskets blanches glissent tandis que mes hanches font des loopings depuis longtemps oubliés. Mon t-shirt s’amollit dans la moiteur de mon être qui s’échauffe et je savoure les regards masculins prudents qui, dans la pénombre stroboscopique, coulent sur moi. Dehors, c’est l’artère pédestre la plus animée du monde; dedans, c’est le club le plus surfait de la terre, et seule-s l’irrésistible musique commerciale et le respect inédit des mâles prédateurs en font la sortie de l’année. On occupe un coin oublié de la salle à colonnes et au plafond à voûte; le serveur de sa personne bien fait sait se faire délicieusement discret; l’escalier infrarouge t’emmène dans l’enfer du papier peint fleuri derrière l’obus d’extincteur. On hurle, on se travaille au corps, on salue nos fans, puis on reprend la rue avant de tomber dans l’antre des coincés du branchement – la musique y est assourdissante et minimalistement animale et l’audience en transe du rien du trop savoir mieux que tout le vrai monde qui parcourt encore les rues alentour. Du marbre blanc que je frôlais suggestivement au béton noir que je martèle inesthétiquement, je retrouve le plaisir de la vibration du son dans ma chair et la liberté d’être mon bi-moi en terre (re-)connue.
En bas, les vagues frappent la corniche bien fréquentée, couleuvre paresseuse sous le soleil de novembre déjà annoncé. Les chaises pliantes fleurissent sur l’herbe à peine humide et les rayons obliques nous nourrissent d’une joie ronde qui remplit la perspective du quartier bien rangé. Au détour des tours soignées, des surprises naturelles et des possibilités de marquer à nouveau la communion à soi, un nouveau poinçon avant de jeter l’ancien dans l’eau compacte et agitée. Exister bel et bien, parler de sa seule voix et dire sa vérité, aussi concise ou détaillée soit-elle, quoique la première soit souvent plus juste que la seconde; apprendre à être à deux toute seule et puis rire à trois, dans la lumière laiton du soleil couchant, enveloppées du sel de l’air qui sent, bercées au son de l’oud qui parle à ses compagnons.
Il y a des applications pour tout, surtout celles que l’on s’amuse encore à inventer et celles que l’on doit encore apprendre à maîtriser. On est toujours trop jeunes ou trop vieilles, c’est selon. On joue tout ce que l’on est pas, voix de contrebasse contrite et hâchée, et on se repaît du succès des autres, en espérant tomber aussi haut qu’elleux, perché-e-s sur une des collines qui domine les mondes qui se rencontrent et auxquels on accède par le pont élevé de nos privilèges actés. Le ciel céruléen nous embrasse alors que l’eau scintille entre les silhouettes des bouts de terre qui se saluent, d’un continent à l’autre. En suspension, nous créons les points de liaison, les virgules de nos vies déliées et en établissons le vrai sens en déconstruisant les attentes indues, les espaces familiers, les habitats exoticisés. C’est la lutte des classes civilisée, le combat des équipes de quartiers, le bras de fer du baklava internationalisé. On se comprend virtuellement: l’écran nous donne les mots, les gestes les intentions. D’un côté à l’autre, le sens circule et la communion s’opère à nouveau. Je danse dans mon coin avec toi; on danse dans ce coin avec eux; elle danse dans le lit sans moi; il danse derrière toi avec toi. A chaque seconde, nos pieds menacent de s’envoler mais la terre les rattrape de justesse. Lève-toi, c’est réservé. On rit à n’en plus finir la tête en bas.
retour: Philippe Parreno #immersion #retournement #redbar #balisage #berlin #projectedspace #areashape #installation #contemporaryart (hier: Martin-Gropius-Bau)
retour: Philippe Parreno #immersion #retournement #balisage #berlin #projectedspace #areashape #installation #contemporaryart (hier: Martin-Gropius-Bau)
retour: Eight Staked Beams, Carel Visser (1964) #retournement #carelvisser #iron #balance #gravity #areashape #projectedspace #sculpture
retournement: Blue bar + Studio Drift. #studiodrift #bluebar #projectedspace #performance #retournement #bluebar #sculpture (hier: Stedelijk Museum)