Trisha Romance

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Trisha Romance
Brainiac above!
Russia's neighbor's, including Finland, biggest fantasy is that they can defeat Russia in a miltary conflict. Never happen. Ever!
Even with NATO, but NATO will not get involved in such a conflict as the United States will not risk World War with nuclear weapons.
Sanna Marin had talent and the potential for a level of greatness, but when she focused her attention on Ukraine and fringe issues like gay and trans rights and other matters that do not concern the majority of the population she lost her edge, her appeal and the country turned right. Marin turned her back on those people that build Finland into the country it is to focus on those small minorities that only matter to the liberal media.
Now she is a highly paid shrill for Tony Blair's joke of an advocacy group trying to get Moldova into NATO. It is people like Blair and Marin that are making a mess of the balance of the World.
They certainly do not care.
cool character design ideas for my tma ocs:
mars can motion blur without actually moving
when rachel hasn't fed on fear for a while, she actually starts looking more healthy, because her default look is starvation
when samis pulls down their face mask, a seemingly endless fog seems to roll out from their mouth
Can I see a Sammy ( Human ) and Boris fusion, please and thank you!
I gotcha!
-Samis
-he/him
-slightly stable fusion
Samis would be very dramatic. He could be dramatic about how hungry he is, how mad he is, how scared he is, on and on. His expressions would be exaggerated profusely. But they wouldn’t really get along in the fusion, being that Sammy isn’t at all lazy compared to Boris, and thus would be tense and annoyed. If they had a good relationship together, those dripping ears on their head would be full-formed. But Samis does like music, the thing that both Boris and Sammy could get behind!
Samis loves being alone, playing music, and eating food!
Les femmes en Arctique
Le magazine américain Us News&world report publie chaque année un classement des pays où il fait bon vivre pour les femmes. En cherchant sur google j’ai trouvé celui de 2017 dans lequel figure, sur un total de 10 pays classés, cinq de l’Arctique. On y trouve le Canada, la Finlande, la Norvège, la Suède et en première place, le Danemark. Ne connaissant que de loin la réputation progressistes des pays nordiques, comme l’Islande par exemple où une femme a été nommée évêque, je me suis intéressée de plus près à ces champions du monde de l’égalité. (Bon en fait j’ai eu une kholle dessus donc j’y étais obligée mais je m’y suis intéressée, c’est pas le sujet.) J’ai commencé par apprendre que les Nations Unies qualifient la Norvège de « havre de paix et de la parité », que, depuis 2005, le Danemark possède un parti politique féministe (Feministiskt Initiativ), qu’au Canada, Justin Trudeau se déclare ouvertement féministe. Mon coeur de féministe naïve a chaviré. J’ai alors continué mes recherches, prête à faire mes bagages pour Reykjavik, quand je suis tombée sur un article du Monde (L’Islande est-elle vraiment le paradis des femmes?). Il y figurait des propos d’Irma Erlingsdottir, directrice du centre de recherche sur les femmes et sur le genre, qui évoquait des politiques pseudo féministes comme « l’arbre qui cache la forêt ». C’est avec un pesant sentiment de trahison que je découvre que twitter et buzzfeed m’ont menti, que l’Islande ferme les yeux sur la plupart des plaintes pour agressions sexuelles ou même que seulement 19% des femmes occupent les hauts postes. Un deuxième élément me met la puce à l’oreille, sur tous les articles que j’ai épluché, aucun n’évoque les femmes autochtones. Elles représentent pourtant une part non négligeable de la population polaire. Alors, je décide de laisser tomber la géo dans cette kholle pour me transformer en super sociologue de comptoir. Mon questionnement a été de découvrir la nature de cette « forêt » cachée derrière l’arbre de la carte postale féministe exotique.
Les pays Scandinaves, un exemple en matière d’égalité?
En Islande, la prise de conscience sociale a pris après la crise économique de 2008. Le pays, pour remonter la pente, a choisi de changer totalement le gouvernement. En démantelant les élites, majoritairement masculines, considérées comme obsolètes pour régler les problématiques de la crise, les femmes ont pu, peu à peu intégrer cette sphère et faire valoir une nouvelle façon d’envisager la société. Halldora Traustadottir, présidente de l’Association de défense des droits des femmes pendant 10 ans, déclare à ce propos « cela a été prouvé qu’une société qui compte beaucoup de femmes dans son conseil d’administration obtient de meilleurs résultats économiques. On peut adapter le raisonnement à la sphère publique. ». Ainsi, en 2010, une loi est passée pour obliger les administrations a compter au moins 40% de femmes et le 24 juin 2015, l'Eglise islandaise, qui compte 70 femmes parmi ses 160 révérends, a pour la première fois porté une femme au rang d'évêque en la personne d'Agnes Sigurðardóttir.
Dans les pays voisins, les chiffres et les faits apparaissent aussi comme des exemples. En Norvège, dès 1977, 24% des députés sont des femmes et la première femme présidente a été élue en Finlande, Tarja Halonen a gouverné de 2000 à 2012.
Il est donc évident, sur le papier, que les femmes du Nord ont une place importante dans les sociétés et semblent bien plus estimées que chez nous, où le pourcentage de femmes à l’assemblée n’a dépassé 10% qu’en 1997.
Documentation photographique MONDES ARCTIQUES, Eric Canobbio
Pour ce qui est des sociétés autochtones, la femme semble aussi être respectée. La cosmogonie (mythe de création du monde) Inuit, par exemple, ne tourne pas autour d’hommes mais bien d’une femme. Une femme qui demande à Kaïla, dieu du ciel, de peupler la terre, c’est elle qui sort alors de la glace le caribou pour nourrir son peuple puis le loup, pour réguler la population de caribous. L’importance d’un mythe fondateur dans une société est cruciale pour envisager son fonctionnement, avoir une femme au centre de celui-ci place donc la femme dans une position respectable.
Chez les samis, pour rester dans l’univers de la mythologie, on peut évoquer l’organisation régionale de femmes Sarahka, dont le nom est emprunté à la fille de l’ancienne mère des peuples. L’existence de cette association, comme d’autres (par exemple le forum Nisson, tourné vers les questions d’égalité des sexes et les questions de politique autochtone), permettent de constater l’investissement des femmes dans la vie politique. Inka Saara Artijeff, conseillère du président du conseil Sami, considère que « les hommes et les femmes ont toujours étés sur un pied d’égalité ».
Rien à dire pour le moment, tout paraît sain et équilibré au vu de ces éléments. On en rêverait. Jd road trip et Kristina Noth l’avait prévu.
Jd road trip, un blog de voyage 100% feminin, te propose la Laponie au féminin, pour 7 jours à 2000€, tu peux profiter de ce paradis de la femme, entre femmes, et faire du laser game dans la neige.
Kristina Noth, business woman americano germanique, te propose aussi une semaine de détente aux abords d’Helsinki, à 4600$, en non mixité pour dire aux femmes « eh concentrez vous sur vous-mêmes, ne laissez pas vos hormones prendre le contrôle. ». Le soucis est que les femmes sont triées sur le volet, si tu n’es pas une riche influenceuse américaine, tu peux faire une croix sur les cours de yoga et de cuisine.
À une heure et demie de ces lieux de vacances, une femme sur quatre tente de se suicider au Groenland. Alors, quel est le soucis dans le paradis blanc?
L’arbre qui cache la forêt
Pour commencer avec le plus soft, si je puis dire, il convient de casser l’image du système économique égalitaire des pays nordiques. Saviez-vous que l’Islande paye toujours les femmes, en moyenne, 16,3% de moins que les hommes, à compétences égales?
Le second sujet de controverse concerne l’hypersexualisation des femmes de l’Arctique et, pour citer Amnesty International, « l’impunité generalisée ». En 2010, le chef de la division des crimes sexuels d’Helsinki déclare que les femmes ont leur part de responsabilité dans les viols. Il ne quittera pas ses fonctions après ces propos. Au Danemark, en Finlande, en Suède et en Norvege, 30% des femmes sont victimes d’abus, contre 22% en Europe.
En Sibérie, la réalité est sombre aussi. Durant le XIXe siècle, la Sibérie se peuple de russes envoyés au bagne et aussi de citoyens qui espère trouver une vie meilleure. Yadrintsev, archéologue et explorateur, écrit à ce propos « ce n’est pas le meilleur lot qui est réservé aux femmes en Sibérie. Elle est arrivée dans cette nouvelle terre comme si elle voulait devenir une victime encore plus grande qu’elle ne l’était déjà. ». En effet, avec le phénomène de migration dues à l’exil, les femmes sont peu nombreuses à leur arrivée, en moyenne 1 femme pour 6 hommes, dans les villes. La femme subit le patriarcat avec force. « Ce genre de femme humiliée frappait les yeux des européens qui visitaient la Sibérie » (toujours Yadrintsev). Elle est aussi réifiée par les voyageurs de passage. Tchekov écrit ses notes de voyages à Sakhaline « La femme en Sibérie est aussi ennuyeuse que la nature sibérienne (…). Elle est dure au toucher. ». Malheureusement, aujourd’hui encore les sibériennes doivent compter sur leur physique pour survivre au climat de cette société délaissée depuis la dislocation de l’URSS. Pour s’en sortir, les familles poussent leurs filles à s’orienter vers le mannequinat. L’événement « belles de Sibérie » permet, par exemple, de présenter des jeunes filles, pratiquement toutes mineures, à des Beauty Scouts, venus du monde entier, pour qu’elles puissent ensuite partir vers l’Asie, l’Europe ou les Etats Unis et espérer des meilleurs conditions de vie.
Donc, au delà d’une façade d’hyper tolérance, les femmes de l’Arctique souffrent d’un climat patriarcal.
Qu’en est-il des femmes au sein des sociétés autochtones?
Les oubliées des oubliées
En Norvège, dans le village Sami de Tysfiord, où l’on compte 2000 habitants, 150 agressions dont 43 viols ont étés déclarés aux autorités. La police s’est alors prononcée, 50 ans après les faits, pour qualifier ceux-ci de « mécanismes inhérents à certains milieux ». Par cette déclaration, il est évident que les femmes autochtones, au croisement du racisme et du sexisme, souffrent de l’indifférence generale. Les Samis sont stigmatisés depuis la colonisation, rien que par l’appellation « lapons » qui signifie « porteurs de haillons ».
Selon l’Institut National de Santé Publique du Canada, 10% des femmes autochtones (inuits et métis) déclare avoir subi de la violence conjugale, contre 3% de femmes allochtones. Micheline Matte, professeure de français à Port Neuf (Quebec), observe régulièrement des marques de violence sur ses étudiantes. « Les pères, les frères, les cousins commencent à abuser des petites filles autour de 4 ou 5 ans. Elles grandissent en pensant que la violence est normale et qu’elle fait partie de la vie. La loi du silence est beaucoup plus lourde dans la Grand Nord. ». Au Canada, les femmes autochtones sont 16 fois plus susceptibles de disparaitre que les blanches. De plus, elles sont enfermées dans leur situation car elles croient, d’un côté, qu’elles ne peuvent pas s’en échapper, qu’elles sont condamnées à tomber sur des hommes violents quoi qu’il arrive, et de l’autre, elles ne sont pas prises au sérieux par les autorités canadiennes qui considèrent, comme les norvegiennes, que la violence est un mécanisme inhérent à leur culture.
En réalité, les sociétés inuits sont, pour citer Barbara Northrup, travailleuse sociale dans un centre de santé, « à la phase de violence latérale, typique d’un peuple qui reproduit la violence envers les siens après l’avoir subie de l’extérieur. Et les femmes s’avèrent le sous groupe le plus affecté. » . Cette violence extérieure, les allochtones en sont les responsables. La colonisation et les pensionnats de desindianisation, où l’on pouvait faire prendre des douches de javel aux enfants pour blanchir leur peau après les avoir retirés de leur famille, ont étés des traumatismes forts et récents puisque le dernier pensionnat a fermé ses portes en 1996. Aussi, les occidentaux ont amené alcool et drogues dans leur quotidien ce qui a conduit à l’augmentation de violence.
La colonisation a fait des sociétés autochtones, pourtant plus égalitaires à l’origine, un enfer pour les femmes, minorité parmi la minorité. L’augmentation de la différence de salaire, depuis 10 ans, entre les genres en est une preuve.
Ainsi, l’arctique est un territoire avec une dynamique double quant à la situation de la femme. D’une part, la femme occidentale, malgré encore des inégalités subsistantes, connait un climat de plus en plus progressiste et féministe. Mais cette occidentalisation des sociétés n’a pas permis une féminisation des valeurs de façon uniforme. Bien au contraire, celle ci s’est faite par le biais de la colonisation et au détriment des populations autochtones. Sous couvert de conscience féministe, les blancs en Arctique ont fait reculer les valeurs, pourtant égalitaires originellement, des populations autochtones en insérant dans leur société, l’alcool, la drogue, la violence, la précarité, dont les femmes finissent par être les premières victimes. Les femmes allochtones subissent aussi du sexisme, tout autant que dans nos sociétés, la vitrine « égalitaire » apparait donc bien plus comme produit marchand que réel.
Cependant, le domaine de la recherche scientifique s’ouvre progressivement aux femmes et attend d’elles une nouvelle approche des questionnements climatiques, les femmes pourraient donc étendre leur sphère d’influence pour pouvoir trouver une forme d’émancipation.
Sitographie et approfondissements ^^:
- https://www.lemonde.fr/europe/article/2012/07/04/l-islande-est-elle-vraiment-le-paradis-des-femmes_1728455_3214.html
- http://www.slate.fr/story/178647/canada-rapport-genocide-femmes-autochtones-assassinats-disparitions
- https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/1103755/sommet-perennite-arctique-montreal-compte-rendu
- Film Sami, une jeunesse en Laponie
-http://www.slate.fr/grand-format/femmes-vieillesse-siberie-167660
170501 YUNHO SELFIE AT SAMIS BROTHERS SUIT SHOP CR: https://www.instagram.com/p/BTh-bdegjfW/?taken-by=samis_brothers_park_sam
Ellis Island Immigrants: Laplander ca. 1905–14 Photographer: Augustus F. Sherman (American; 1865–1925)
Identified as “Sami woman from Finland” in Peter Mesenhöller, Augustus F. Sherman: Ellis Island Portraits, 1905–1920 (New York: Aperture, 2005)