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This is what I’m smelling right now. It’s an animalic jasmine not-quite-soliflore by the incomparable Serge, one of his Paris exclusives that only come in the bell jar. I got my bell jar on a day trip to Paris from London some years ago, and I’ve been using the purple juice sparingly ever since. Mine will be the jar on the left. The one on the right is the super special and super rare (they only ever produced 30), and super expensive (850€ each, when they were available) bottle. (And honestly, I don’t usually go for perfume bottles in a big way, but if that one ever dropped into my lap, even without the perfume inside, I would not object.)
God, I love this perfume. I don’t like many florals, and the ones I do like are almost all white soliflores. This is my favourite white floral, even though it has a few additional notes to it that make it not quite a soliflore, and my favourite floral perfume in general. It’s not a big, dark, skanky jasmine, but I certainly wouldn’t call it clean or sweet, either. I don’t find it super indolic, but of course ymmv. It starts with a bang and some sharpness but then it just gets smoother and smoother as the hours pass. It’s, well... Sarrasins.
I don’t let myself wear it all that often, and never in the winter, but now the weather is warming up again, out comes the bell jar.
If you get your hands on it, I’ll just make one little recommendation: make sure you’re not wearing a white shirt when you put it on.
There’s only one other perfume I love more than Sarrasins, and that would be Chergui, also by Serge - yes, even the re-formulated version.
But that’s another story.
Sarrasins, parfum de Serge Lutens, 2007
Sarrasin
Yesterday I treated myself to a bouquet of lilies and now my room smells like heaven.
It makes me want to write! But I'm too lazy...
I may dab some Sarrasins or A la Nuit on to make everything even better...
La Bataille de Poitiers (25 octobre 732) - Tableau de Charles Steuben (1837).
Au Moyen âge, on désignait sous le nom de Sarrasins les peuples musulmans des bords de la Méditerranée, composés principalement d'Arabes et de Berbères, et à l'origine pendant près de trois siècles d'incursions, qui, avec celles des Vikings et des Magyars, constituent ce qu'on appelle ordinairement invasions du Moyen âge.
Lorsque les Arabes eurent conquis l'Espagne sur les Wisigoths (711), ils passèrent les Pyrénées et envahirent la Septimanie (Languedoc), qui appartenait aux vaincus. Moussa s'empara de Narbonne, de Carcassonne; mais il n'osa pas pénétrer plus avant dans la Grande terre. En 718, les Arabes envahirent le Languedoc, prirent Nîmes, et emmenèrent en Espagne un nombre immense de captifs. Le Midi de la France eût été conquis en entier par les musulmans, sans la résistance qui leur fut opposée. Les Francs possédaient seulement le nord et l'est des Gaules; l'Aquitaine était libre; la Septimanie et la Provence, jadis aux rois goths, étaient abandonnées à elles-mêmes. Mais les Arabes étaient divisés et usaient leurs forces dans leurs luttes intestines. De leur côté, les chrétiens des Asturies et de la Cantabrie commençaient une lutte terrible contre les musulmans (La Reconquista), et, occupant toute leur activité, sauvaient ainsi le midi de la Gaule d'une conquête trop facile. Mais en 721, Alsamah, habile politique, après avoir rétabli l'ordre en Espagne, vint assiéger Narbonne, la prit et en tua les habitants; puis des hordes d'Arabes vinrent, suivies de leurs femmes et de leurs enfants, s'établir dans le Languedoc, avec l'intention d'occuper le pays.
Narbonne devint dès lors la place d'armes des musulmans en France. Son port assurait leurs communications avec la mer, et sa forte position pouvait les rendre maîtres du pays. Alsamah se porta sur Toulouse; mais Eudes, duc d'Aquitaine, sauva sa capitale par une victoire où Alsamah fut tué. En vain les habitants du Languedoc essayèrent de reprendre Narbonne; une guerre à mort s'engagea, et elle durait encore, sans avoir amené de résultat, lorsque Ambissa, successeur d'AIsamah, franchit les Pyrénées en 724. Carcassonne, Nîmes, tombèrent en son pouvoir, et « le vent de l'islam, dit un auteur arabe, commença dès lors à souffler de tous les côtés contre les chrétiens. »
Toute la Septimanie, l'Albigeois, le Rouergue, le Gévaudan, le Velay, l'Auvergne méridionale, furent dévastés, incendiés, dépeuplés; puis de là les Sarrasins fondirent sur Lyon, qu'ils pillèrent en 732. Mâcon, Châlons, Beaune, Autun, la Franche-Comté, le Dauphiné, furent ravagés à leur tour, sans que Eudes, accablé, ou Charles Martel, en guerre avec la Germanie, opposassent la moindre résistance. Il fallait l'arrivée d'Abdérame (Abd-er-Rahman) au gouvernement de l'Espagne, et son projet de conquérir la Gaule tout entière, pour que la situation change.
Abdérame avait rassemblé une armée (732); il prit sa route à travers l'Aragon et la Navarre, entra en France par les vallées de Bigorre et de Béarn, brûlant Oloron, Aire, Bazas, Bordeaux, Libourne, Poitiers. Il s'avançait sur Tours, attiré par les richesses de l'abbaye de Saint-Martin, lorsqu'il apprit l'arrivée de Charles Martel, accouru pour s'opposer « à cette tempête qui renversait tout, à ce glaive pour qui rien n'était sacré. »
C'est entre Tours et Poitiers que se livra la bataille que l'historiographie officielle monta en épingle. Les Francs remportèrent la victoire et firent de cette victoire, qui n'avait rien de décisif - la poursuite des incursions sarrasines dans le Midi de la france pendant encore des siècle suffit à le prouver amplement -, un outil de propagande pour la monarchie franque. Quoi qu'il en soit, Abdérame avait été tué, et les Arabes s'étaient sauvés vers le Sud. Charles, satisfait de les avoir empêchés de traverser la Loire, rentra dans ses États, et joignit à son nom cette terrible épithète de Marteau, parce que « comme li martiaus débrise et froisse le fer et l'acier, et tous les autres métaux, aussi froissoit-il et brisoit-il par la bataille tous ses ennemis et toutes autres nations. »
Mais en fuyant, les Sarrasins dévastèrent la Marche, le Limousin, et revinrent à Narbonne. Abdel-Malek, successeur d'Abdérame, résolut de reprendre l'offensive : « Tel qui fut vaincu hier, disait-il aux Arabes consternés, triomphe aujourd'hui. »
Il attaqua les chrétiens du nord de l'Espagne, puis il rétablit la domination des Arabes dans la Septimanie et la Provence; secondé par quelques comtes goths avides de pouvoir, il prit Arles, Avignon; et, s'il n'eût éprouvé une défaite dans la Cantabrie, les Sarrasins seraient redevenus aussi redoutables qu'avant leur désastre de 732. Cependant ils prirent Valence, Vienne, Lyon, et attaquèrent la Bourgogne et le Piémont. Enfin, en 735, Charles Martel, allié avec Luitprand, roi des Lombards, envoya une armée contre eux. Childebrand son frère, qui la commandait, battit les Arabes, les chassa devant lui, et prit Avignon. Luitprand et Charles Martel s'avancèrent chacun à la tête, d'une armée. Charles marcha contre Narbonne, battit les Arabes sur les bords de la Berre; mais ne pouvant prendre Narbonne, il résolut de détruire les fortifications de toutes les villes de la Septimanie, afin de ne laisser aux Sarrasins d'autre place que Narbonne. Ce fut alors qu'on brûla les arènes de Nîmes.