Ingrid Caven, Jean-Jacques Schuhl
Plutôt aimé le point d’ancrage — Fassbinder, Rassam, Warhol, Saint-Laurent et toute cette clique de la fin des années 70, l’auteur étant le second mari du personnage nodal — à défaut de tout le reste : les tentatives très appuyées de « petite musique » sont terriblement raides et la construction kaléidoscopique avec, en bout de spectre, une chanson de Noël interprétée devant Hitler comme souvenir traumatique prête globalement à rire. Tout est toujours saisi de loin, entre guillemets, avec une emphase de groupie qui paraît plus démonstrative et/ou phatique que fonction du roman. C’est difficile à exprimer clairement mais j’en garde le souvenir d’un livre à prix — il a reçu le Goncourt — juste assez « littéraire » pour que ses lecteurs se sentent briller à travers son vernis et pas trop « difficile » pour qu’ils s’abstiennent d’efforts trop fatigants.











