Philippe, de la banque à l'ébénisterie
Philippe est venu nous voir avec son projet de reconversion dans l'ébénisterie.
Il nous parle de ses objectifs, de son parcours en immersion et de sa découverte du métier avec Luc Blivet-Haag, ébéniste-restaurateur de meubles.
Pourquoi t’es-tu intéressé à Startisanat ?
Je travaille en banque dans l'achat et la vente de contrat de leasing.
Ma société vient de fermer son antenne en France. J'ai 45 ans, souvent l'âge où on fait un point sur sa vie personnelle et professionnelle. Sur le plan professionnel, j’ai le sentiment qu’est venu pour moi le temps de prendre des décisions.
Avec quel projet en tête ?
Je suis passionné par le travail du bois. J'ai toujours rénové des meubles.
Je suis très attiré par le métier d'ébéniste mais je ne le connais pas de l'intérieur. Ma situation professionnelle actuelle présente donc une opportunité mais ouvre un questionnement. Je n'ai pas envie d’aller dans le mur.
Pourquoi vouloir tester le métier d'ébéniste ? Quels étaient tes objectifs en venant trouver Startisanat ?
Premièrement j'avais besoin de me faire accompagner et d'avoir un regard extérieur sur mon projet.
Ensuite mon principal objectif était de tester ma capacité à exercer le métier d'ébéniste.
J'avais besoin de toucher à ce métier, complètement différent de mon premier métier. Une activité manuelle ne demande pas le même effort physique et mental. J'avais besoin d'expérimenter pour mesurer si j'en étais capable. Capable de le faire et de l'exercer pratiquement et physiquement.
Qu'as-tu découvert ? Qu'est-ce qui t'as le plus étonné ?
J'ai découvert un métier qui était pour moi un hobby.
J'ai été agréablement surpris de rencontrer quelqu'un (NDLR : Luc Blivet Haag, ébéniste-restaurateur de meubles) ayant une telle envie et un tel plaisir à transmettre son savoir.
Luc m'a incroyablement bien accueilli, m'a fait confiance. Dès la première matinée, il m'a confié des choses à faire.
Qu'as-tu trouvé de plus positif ?
En 3 jours on a fait des trucs super. J'ai abordé les 3 jours comme si j'étais déjà dans le métier.
On a fait un bon tour d’horizon du métier. On a vu l'approvisionnement, on a pris le temps d'aller voir les fournisseurs, j'ai appris des techniques de restauration, on a parlé chiffres, etc. On a même parlé comptabilité analytique !
L'accompagnement et la relation humaine ont été très importants également.
Quels sont les points que tu aurais améliorés ?
En 3 jours on a le temps d’étudier des aspects mais pas tous, forcément. Il en est que nous n'avons pas eu le temps de voir. Par exemple, nous n’avons pas eu le temps de nous pencher sur l'établissement d'un devis.
La technicité du métier m'a marqué.
Je retiens surtout le plaisir que j'ai pris à rénover ces meubles pendant les 3 jours.
J'ai envie d’apprendre et j’ai constaté que lorsque l’on a une telle envie, on apprend vite.
Où en es-tu aujourd'hui de ta réflexion ?
Je vais continuer mon parcours avec Startisanat pour découvrir un autre aspect du métier, le côté conception et création de meubles. J'aurai fait 3 jours de restauration de meubles et 2 jours en conception/fabrication.
J'aurai une bonne idée des possibilités. Cela m'aide à me projeter et à faire des calculs. Je sais qu'en me lançant dans cette voie je n'aurai pas le même niveau de vie qu'à l'heure actuelle. Cependant, je prendrai des décisions en connaissance de cause.
Un mot sur l'accompagnement de Startisanat ?
On a tendance à se focaliser sur nos certitudes. Cela fait du bien de prendre du recul, d'exposer son projet et de réfléchir avec l’aide de personnes extérieures. En l'occurrence, Startisanat d'un côté et le le professionnel de l'autre.
J'avais besoin de passer par ce parcours en immersion pour me conforter dans ce que je suis capable de faire.
Un dernier de conclusion ?
Je suis convaincu qu'avec de la volonté on peut réussir, mais il faut ouvrir des portes et ce n'est pas toujours simple de les ouvrir soi-même.
Aujourd'hui, beaucoup de gens sont capables de se lancer, de changer, mais ils n'ont pas forcément les bons outils. Startisanat est un bon outil.