Je n'ai pas encore oubliĂ© ce blog un peu dĂ©sert, juste eu pas mal de choses ces derniers temps, dont des petites vacances. J'ai envie d'Ă©crire plein de choses, trop, justement, et ça se bouscule, mais je n'ai pas le temps. Je n'ai jamais le temps, en fait, puisque j'ai toujours des choses Ă faire et que je suis toujours en retard. LĂ je bloque parce que j'ai Ă©cris le mot "choses" 3 fois en trois phrases (maintenant quatre), et que je ne trouve pas comment formuler mes phrases autrement, sans avoir Ă tout changer. Donc je bloque. Alors on va dire tant pis, et continuer, ok ? J'avais prĂ©venu j'Ă©cris comme je parle, et l'Ă©criture n'est pas forcĂ©ment un point fort chez moi. Bref, j'alourdis encore plus mon texte je le sais, mais... bon je vais jamais arriver oĂč je voulais en venir au dĂ©part.
Oui donc, plein de choses, pas le temps, tout ça. Avant de partir en vacances c'Ă©tait la course dĂ©jĂ , car j'avais ma fameuse deadline. Et les vacances elles-mĂȘmes Ă prĂ©parer. J'ai pris mes billets d'avion, location etc. au dernier moment Ă©videmment, donc sĂ»rement au plus cher... j'ai stressĂ© pas mal, beaucoup mĂȘme, surtout le jour du dĂ©part. Mon dernier dĂ©part en train, pour un taff, j'ai... loupĂ© le train. Pour un taff ouais. Faut le faire hein ? Alors lĂ l'avion ça me faisait peur. Je ne partais pas que pour des vacances, mais aussi pour une formation de trois jours qui me tenait Ă©normĂ©ment Ă cĆur. Louper l'avion aurait voulu dire louper au moins un jour (sur seulement trois) de formation, et perdre beaucoup d'argent.
Mais encore une fois, ce n'est pas lĂ oĂč je voulais en venir.
Avant de partir, j'Ă©tais donc trĂšs occupĂ©e (enfin comme on peut l'ĂȘtre quand on procrastine beaucoup), c'est Ă dire que vu de l'extĂ©rieur on n'a pas l'air si occupĂ© que ça, mais qu'en vrai on ne s'autorise pas grand chose (sauf des conneries sans importance) car on n'a pas le temps. Bref. J'avais quand mĂȘme commencĂ© Ă Ă©crire un peu ici, et puis j'ai gardĂ© le texte en brouillon. Alors que je m'Ă©tais autorisĂ©e Ă tout publier, mĂȘme si pas fini, nul, etc. donc je sais plus trop pourquoi...
Bizarrement ça commence de façon de positive, mais rapidement ça part en c...
Bon, voilĂ ce que j'avais Ă©crit, je ne sais plus la date mais ce devait ĂȘtre pendant la premiĂšre semaine du mois de juillet...
La limite approche, et pourtant, le stress a fait place Ă l'excitation ! AprĂšs plusieurs semaines Ă me lamenter sur la qualitĂ© de mon travail, en approchant de la fin je dois dire que je suis plutĂŽt contente et j'ai hĂąte de voir le rĂ©sultat final. C'est plutĂŽt sympa mĂȘme si ça ne me fait pas aller plus vite pour autant. Mon perfectionnisme me fait me rajouter plein de petites tĂąches supplĂ©mentaires, comme si ce n'Ă©tait pas suffisamment difficile. Mais je n'envisage pas de faire autrement. Ne pas me rajouter tout ça, ne pas aller jusqu'au bout, ce serait comme si tout ça n'avait servi Ă rien. Et j'ai tendance Ă me dire que c'est d'autant plus parce qu'ils ont dĂ©jĂ pas mal attendu, qu'il faut que ce soit parfait. J'ai peur qu'aprĂšs toute cette attente (mĂȘme si je les avais prĂ©venus), ils soient déçus. Je me dis que pour la perfection (carrĂ©ment!), ils ne sont pas Ă quelques jours prĂšs non plus... Mais non, je sais qu'ils ne verront pas les choses comme ça, eux. Surtout pendant l'attente. Et quand ils verront le rĂ©sultat, mĂȘme s'ils seront sĂ»rement contents, ils ne se rendront pas forcĂ©ment compte que c'est grĂące Ă tous ces petits dĂ©tails que j'ai peaufinĂ© jusqu'au dernier moment...
Du coup c'est bizarre de relire ça aprĂšs coup, car au final... j'ai terminĂ© Ă peu prĂšs dans les temps, et les clients Ă©taient contents. TrĂšs contents de ce que je leur avais prĂ©parĂ©, et reconnaissants. Ils ont bien compris que ça m'avait pris du temps et ont Ă©tĂ© touchĂ©s. Donc ouais, j'avoue que lĂ je voyais les choses de façon un peu noire quand j'ai Ă©crit ça. Y avait du positif, au dĂ©but, et j'ai rĂ©ussi Ă le saboter. C'est peut-ĂȘtre pour ça que je ne l'avais pas publiĂ© d'ailleurs, trop noir encore, marre du pessimisme... mais du coup je trouve ça intĂ©ressant, justement parce que je m'Ă©tais trompĂ©e. Et ça faisait partie de mes pensĂ©es, aussi pathĂ©tiques qu'elles soient, donc ça a sa place ici. Peut-ĂȘtre qu'une prochaine fois j'y repenserai, et si les pensĂ©es positives arrivent, je les laisserai venir. Je pense quand mĂȘme que si je suis venue Ă©crire ici Ă ce moment-lĂ , c'est que cette excitation devait m'apporter aussi une certaine angoisse. Je crois que j'ai peur d'ĂȘtre contente de moi. La plupart du temps alors que je ne le suis pas, je rĂȘve de l'ĂȘtre, mais quand j'en approche, alors j'ai peur ? Peut-ĂȘtre parce que j'ai peur de me tromper. On peut ĂȘtre content de soi et pourtant ne pas faire assez bien pour autant, on n'a pas toujours le recul. Alors en plus le dire, l'Ă©crire, si c'est pour se rendre compte plus tard qu'en fait on n'avait pas du tout Ă ĂȘtre content de soi, que c'Ă©tait mauvais... et si d'autres s'en rendent compte, la honte ! Je sais que câest bĂȘte, et je suis mĂȘme pas sĂ»re que ce soit ça, j'essaie de comprendre en mĂȘme temps que j'Ă©cris, lĂ .
Je devrais peut-ĂȘtre me dire, que c'est plutĂŽt bon signe en fait, de se trouver mauvais en regardant en arriĂšre, c'est signe qu'on avance. Donc tant mieux si c'est le cas. Avec un peu de chance on s'amĂ©liore constamment, on Ă©volue constamment, alors tant pis ou mĂȘme tant mieux, s'il y a des ratĂ©s. Il parait d'ailleurs que c'est comme ça qu'on avance.
A peine trois semaines aprĂšs avoir rendu mon travail d'ailleurs, et mĂȘme si j'en Ă©tais plutĂŽt fiĂšre (du travail en lui-mĂȘme et aussi du bonheur que ça a pu apporter Ă mes clients), aujourd'hui je vois encore plus les dĂ©fauts, les choses qui ne me plaisent pas. J'en apprĂ©cie encore le plus gros, mais... peut-ĂȘtre qu'un jour, je ne pourrai mĂȘme plus le regarder.
Il faut peut-ĂȘtre juste l'accepter. Ce sera bon signe.
Ma psy prĂ©cĂ©dente, avait tentĂ© de m'emmener sur la piste de l'orgueil, et il y a sĂ»rement un peu de ça. Car une partie de moi voudrait ĂȘtre gĂ©niale, super douĂ©e, parfaite, tout de suite, maintenant. Ce n'est pas possible. Il faut que j'apprenne Ă apprĂ©cier ce qui est bon pour maintenant, et ce que j'ai fait de mieux dĂ©jĂ , par rapport Ă mon travail prĂ©cĂ©dent. Car non, tout n'est pas Ă jeter. Oui, il y a des bonnes choses. Pas facile. J'ai du mal Ă l'Ă©crire, mĂȘme. Oui, il y a des bonnes choses dans ton travail. Oh, je me parle de façon positive pour une fois ! Mais en fait je mets de la distance encore, en Ă©crivant comme ça. Dans mon travail, y a des bonnes choses dans mon travail. Ahah. C'est dur ! Je crois que j'ai peur du ridicule, encore...
Je sais pas comment il fait, JP. JP, c'est le mec qui menait la formation que j'ai Ă©tĂ© faire pendant trois jours dans un autre pays. C'est une des personnes qui m'inspirent le plus dans mon travail. C'est un mec super douĂ©. Je reviendrai sur la formation, peut-ĂȘtre, mais ouais je sais pas comment car il dit lui-mĂȘme... hmm... j'ai oubliĂ© les mots exacts en fait, mais en gros il est content de son travail... mais il sait qu'il peut toujours faire mieux... Il sait que c'est pas parfait, mais il arrive Ă se dire que son travail est ce qu'il est Ă ce moment. et que c'est pas si mal. Je dois rĂ©ussir Ă me dire ça. Pour le moment, c'est ce que c'est. Et apparemment ça plait, en plus, alors pourquoi je me prends la tĂȘte, hein ?